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jeudi 3 novembre 2016

Les douloureuses conséquences des écrans chez les enfants

Les écrans font désormais partie de la vie de nos enfants. Méfiance toutefois s’ils en abusent : les conséquences peuvent être très lourdes.

(d'après consoglobe.com S. de la Rocque,  27 oct 2016)
Les enfants d’aujourd’hui grandissent dans un monde entouré d’écrans, et ces objets du quotidien affectent considérablement, dans un sens comme dans l’autre, leur développement. 
Une étude menée par l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) s’est penchée sur ce délicat sujet en partant de plusieurs constats : les enfants de moins de 8 ans passent moins de temps devant la télévision, mais davantage devant d’autres plateformes de vidéos telles que Netflix ou Youtube. 75 % des adolescents ont un smartphone et autant utilisent un ou plusieurs réseaux sociaux.

Obésité, troubles du sommeil, dépression et échec scolaire

Or l’exposition prolongée aux écrans est reconnue pour favoriser de nombreux maux et troubles tels que l’obésité. « L’augmentation des calories assimilées lors de snacks devant la télévision a été pointée comme un risque important d’obésité », note ainsi cette étude(1) qui révèle qu’« avoir une télé dans sa chambre continue d’être associé à un risque d’obésité ».

La dépression est également liée à cette exposition prolongée aux écrans. Elle est particulièrement relevée chez les adolescents qui utilisent les réseaux sociaux de manière passive, sans poster de photos ni d’informations personnelles, simplement en se faisant observateur de la vie des autres. 

Les scientifiques notent également un risque accru de troubles du sommeil. « L’exposition à la lumière (en particulier la lumière bleue) et l’activité sur écrans avant de dormir affectent les niveaux de mélatonine et peuvent retarder ou perturber le sommeil », affirme ainsi l’étude.

La réussite scolaire des enfants pâtirait également de ces mauvaises habitudes. L’enquête a en effet montré que de nombreux enfants et adolescents font leurs devoirs pendant qu’ils se divertissent devant un écran.

Les parents passent également trop de temps devant leurs écrans

Mais, les écrans ne sont pas les seuls responsables directs, et l’étude pointe également du doigt le rôle des parents qui, de la même manière, passent beaucoup de temps les yeux rivés sur leur téléphone, alors même que leur enfant est face à eux : un réflexe qui nuirait au développement émotionnel et social des enfants.

vendredi 30 octobre 2015

Pas de tablette avant 6 ans!

Dans une longue tribune signée par plusieurs médecins et pédiatres, la psychologue pour enfants Sabine Duflo met les parents en garde: les tablettes nuisent au développement cognitif des enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle". 






Sabine Duflo, psychologue, est à l’origine d’une tribune publiée dans Le Monde intitulée "Les tablettes, à éloigner des enfants", signée par plusieurs médecins et pédiatres. Leur verdict est sans appel: les tablettes nuisent au développement cognitif des jeunes enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle, c’est-à-dire cinq/six ans", précise-t-elle.



Cette psychologue qui exerce en centre médico-psychologique pour enfants a constaté des "retards de langage, des troubles de l’attention ou une impulsivité" chez les petits "essentiellement stimulés" par des écrans, "la télévision, ou le plus souvent la tablette ou le portable". 


"Des enfants en difficulté en primaire"

Comment Sabine Duflo a-t-elle fait un lien entre leurs troubles et l’utilisation de ces outils?
"Lorsque je vois que l’enfant est exposé, par exemple six/sept heures par jour, et que je propose aux parents une diminution, voire un arrêt total de cet outil, (…) deux à trois semaines plus tard, on observe des redémarrages", indique-t-elle sur RMC.

Son objectif? Sensibiliser les parents, avec son expérience de médecin de terrain, et alerter les autorités sanitaires.
"Je pense que réellement c’est un enjeu de santé publique", s’alarme-t-elle. "Parce que les prémices de la communication, du langage, du rapport à l’autre, se mettent en place très tôt. S’il on met l’enfant face à un outil qui nuit à des émergences essentielles à son développement, on se retrouve avec des enfants en difficulté en primaire".


La méthode "des quatre 'pas'"

L’objectif n’est pas de contraindre les parents à bannir les écrans de la vie de leurs enfants, mais de les inciter à se montrer raisonnable. Selon Sophie Duflo, le parents peuvent utiliser une méthode très simple:
"J’intitule cela les quatre 'pas'", résume-t-elle. "Il va y avoir des moments dans la journée où il n’y aura pas d’écran - je ne parle pas que des tablettes: jamais le matin, jamais pendant les repas familiaux, jamais le soir avant de s’endormir et jamais dans la chambre de l’enfant, où les tentations sont grandes. Avec ces quatre 'pas' là, on dégage énormément de temps".

Consciente de ne pas "faire le poids" face aux gros constructeurs de tablettes, Sabine Duflo demande au gouvernement de se saisir de cet "enjeu de santé publique" .

D'après C. P . http://rmc.bfmtv.com/ le 16.9.2015