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lundi 5 juin 2017

A propos du Ramadan

(d'après l'internaute.com)

Ramadan 2017


"Le premier jour du mois de ramadan 1438 de l'Hégire débutera en France le samedi 27 mai 2017", a indiqué sur Twitter Hafiz Chems-eddine, vice-président du CFMC et membre de la commission de la nuit du doute, peu avant 19 heures le jeudi 26 mai. Le Ramadan 2017 s'achèvera le samedi 24 juin.


Le ramadan a donc lieu cet année à la fin du printemps, période durant laquelle la durée du jour est très longue. Certains pays ont décidé d'améliorer le confort des citoyens à travers des mesures concernant l'ensemble de la population. Le problème est particulièrement sensible pour les populations musulmanes installées en Europe du nord, comme en Norvège. Si certains pointaient les difficultés posées par la très courte durée des nuits (de l'ordre de 3 heures à Stockholm), la plupart des musulmans se sont malgré tout plié au rituel. Autre facteur de difficulté : la chaleur. Il est conseillé de boire en grande quantité tant que c'est possible. Une alimentation saine est également à privilégier lors des ruptures de jeûne. Globalement, faire la sieste, éviter de s'exposer au soleil et limiter ses efforts physiques font aussi partie des pratiques à respecter pour rester en bonne santé.

Ramadan en France

Selon une étude datant de 2011, effectuée par l'Ifop pour le journal La Croix, 70 % des Français se déclarant de religion musulmane assuraient respecter le jeûne pendant les 29 ou 30 jours de la période. Un chiffre en constante augmentation depuis les années 1960. "Le ramadan est une pratique autant culturelle que religieuse, respectée par l'ensemble de la communauté, même par ceux qui ne croient pas ou ne pratiquent plus", décryptait il y a 5 ans le chercheur Franck Frégosi. Il faut dire par ailleurs que le ramadan étant l'un des cinq piliers de l'islam, il est une obligation morale du Coran et censé être pratiqué par tous les croyants.

Origine du ramadan


Le jeûne du ramadan est historiquement un héritage des religions monothéistes européennes. L'ascèse du corps se retrouve - depuis bien avant les injonctions du Coran - dans le christianisme et le judaïsme, avec respectivement le Carême et Yom Kippour. Pour autant, ce rite trouve une singularité fondamentale dans la religion musulmane, puisqu'il est lié à un événement consubstantiel au Coran. Selon le livre de l'islam, Dieu proclame que le jeûne est une obligation pour les musulmans, comme il l'est pour les religions plus anciennes : "Ô vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit comme il l'a été à ceux qui vous ont précédé. Ainsi atteindrez-vous la piété" (Coran 2 Al-Baqarah, verset 183). Selon la tradition, le prophète Mahomet (Muhammad) aurait reçu la révélation du Coran par l'ange Gabriel en l'an 610 du calendrier grégorien. Le marchand effectuait une retraite spirituelle dans la grotte de Hira, dans le désert d'Arabie lorsqu'il aurait vu apparaître l'archange la 27e nuit du mois de ramadan (lors de la Nuit du Destin). Mahomet aurait alors commencé à retranscrire les versets révélés par Allah et dictés par Gabriel. C'est l'origine du Coran, le livre sacré de l'Islam, mais le jeûne a été instauré durant ce moi-ci à partir de 624, en référence à cet événement.

Règles du ramadan


Les interdits du mois du ramadan sont assez strictes. Manger, boire, fumer ou avoir des relations sexuelles de manière délibérée durant la journée rend "invalide" son jeûne. Puisque l'oubli ne peut être puni, en revanche, boire ou manger quelque chose par inadvertance ne rend pas le jeûne caduc. Avoir des relations sexuelles délibérément durant la journée du ramadan est considéré comme un "grand péché". Il est tout à fait autorisé d'avaler sa salive, et bien entendu, de se laver les dents. Le seul réel interdit est d'ingurgiter autre chose que sa propre salive. Il est en revanche interdit de porter du maquillage, même si cela peut être parfois toléré dans des pays musulmans. Il est également interdit de tenir des propos obscènes, de proférer des injures, de faire de faux témoignages et même de se livrer à un comportement "stupide".

Fin du ramadan

Lorsque le jeûne s'achève, les musulmans célèbrent la fin du ramadan : l'Aïd el Fitr (fête de la rupture). Selon les années, et une nouvelle fois en fonction de l'observation de la lune, elle a lieu 29 ou 30 jours après le début du ramadan, soit cette année le 25 juin. Mais l'Aïd el-Fitr n'est pas que l'occasion de faire la fête. La célébration rassemble les familles et amis qui se présentent vœux de bonheur et de santé en ce jour de fraternité. Dans le monde entier, les musulmans la célèbrent en préparant un repas riche avant de se livrer à des prières. Il est également du devoir des fidèles de garder une partie de la nourriture pour les plus pauvres. Des attentions spéciales à la famille sont également d'usage, telles que des cadeaux ou un coup de fil. C'est aussi un jour d'auto-évaluation et de réflexion où chaque musulman peut faire le point sur le mois de jeûne écoulé. De nombreux rituels complètent le programme, du bain rituel d'avant la prière du matin à la consommation de dattes en nombre impair avant de sortir de chez soi, en passant par l'acte du "takbir". Ce dernier consiste à chanter sur le chemin de son lieu de prière, à la gloire d'Allah.

dimanche 30 avril 2017

Prêts pour la nuit du 30 avril?

La tradition de "chanter le Mai" existait dans tous les villages, mais a souvent disparue. Elle est encore vivace à Vaugneray! Elle consiste à chanter dans la nuit du 30 avril au 1er mai "les chants de mai" sous les fenêtres de tous les habitants
Plusieurs classes d'âge se partagent des zones bien précises afin de couvrir toute la commune, de la tombée de la nuit aux premières lueurs de l'aube.

Autrefois les gens ne donnaient que des oeufs. Aujourd'hui, ils donnent des œufs ou de l'argent. Certains se lèvent et offrent un coup à boire. D'autres laissent devant la porte un sac ou un panier, les chanteurs se servent et continuent leur tournée. Il y a ceux qui n'ont rien laissé et qui n'ouvrent pas, ils entendront chanter longtemps sous leurs fenêtres...



L'association des Classes en 8 a repris le flambeau cette année, et aura le plaisir de venir chanter devant chez vous à un moment ou à un autre de la nuit. Nous savons que vous lui réserverez un accueil chaleureux.

Vive le Mai !

Prêts pour chanter avec eux? Voici une vidéo pour répéter :

et les paroles de ce chant traditionnel:


A la rosée du joli mois de Mai


De bon matin, je me lèverai
A la rosée du joli mois de Mai
De bon matin, je me lèverai
A la rosée, à la rosée.
Dans mon jardin, je m'en irai
A la rosée du joli mois de Mai
Dans mon jardin, je m'en irai
A la rosée, à la rosée.
Un beau bouquet, je cueillerai
A la rosée du joli mois de Mai
Un beau bouquet, je cueillerai
A la rosée, à la rosée.
A mon amie, je l'offrirai
A la rosée du joli mois de Mai
A mon amie, je l'offrirai
A la rosée, à la rosée.
A son corsage, je l'épinglerai
A la rosée du joli mois de Mai
A son corsage, je l'épinglerai
A la rosée, à la rosée.
Un doux baiser, je lui donnerai
A la rosée du joli mois de Mai
Un doux baiser, je lui donnerai
A la rosée, à la rosée.
Et puis enfin, je m'en irai
A la rosée du joli mois de Mai
Et puis enfin, je m'en irai
A la rosée, à la rosée...

vendredi 8 janvier 2016

L'histoire de la galette des rois

(d'après lexpress.fr 06:01:2016)


On la dévore dès les premiers jours de janvier. La galette des rois est attendue par tous les gourmands. Mais quelle est son origine? Que représente la fève? 

Qu'on préfère la galette à la frangipane ou la couronne briochée aux fruits confits, janvier est le mois de la galette des rois.  Nadine Cretin, historienne des fêtes spécialisée en anthropologie religieuse (et auteure de nombreux livres), nous aide à découvrir ce qui se cache derrière la pâtisserie. 

Son origine: les fêtes païennes du solstice d'hiver

"Le partage de la galette n'a rien à voir avec la religion. Cela faisait partie des célébrations autour du solstice d'hiver, propice aux divinations. Les chrétiens la mangent lors de l'Epiphanie et la célébration des rois mages. Cependant luthériens, calvinistes et certains catholiques se sont opposés à cette coutume païenne, comme le prouve les discours du chanoine de Senlis en 1664, qui n'approuvait pas le côté festif de la galette." 

"Il est difficile de ne pas faire le lien avec les Saturnales de l'époque romaine: un roi était élu et donnait des gages. Aucun côté orgiaque à cela, mais plutôt domestique. Durant ces fêtes, au moment du solstice d'hiver, maîtres et esclaves étaient sur un pied d'égalité et tout le monde mangeait à la même table. 

"L'élection d'un roi ou d'un gagnant remonte au moins aux Saturnales romaines. La coutume du 'roi boit' a été attestée dès le XIVe siècle. Et 'tirer un roi' était commun dès le Moyen-Age, le 5 janvier. Normalement, celui qui trouvait la fève devait payer sa tournée à la tablée. Certains prétendent que les plus avares avalaient la fève afin de ne pas payer. C'est ainsi que serait née la fève en porcelaine, pour que le 'roi' craigne de l'avaler." 

La fève, symbole de fécondité

"La fève fait partie des symboles du solstice d'hiver. C'est le premier légume qui pousse au printemps. Surtout, ce légume, comme l’œuf, contient un embryon. En 'vieillissant', il donne la vie. 

"La taille compte aussi. La fève-légume est plate et ni trop grande -elle peut être dissimulée- ni trop petite -car elle ne doit pas être avalée. En plus, tout le monde en avait chez soi." 

"En 1875 apparaissent les fèves en porcelaine de Saxe. En 1913, celles des ateliers de Limoges. Au début, il s'agissait de poupées, puis de baigneurs puis de bébés emmaillotés, signe de fécondité. Ont suivi des symboles de chance et des animaux. Au début du XXe siècle, un Monsieur Lion lance une fève en forme de lune avec au dos le nom et l'adresse de son commerce. C'est donc la première fève publicitaire. En 1960, les premières fèves en plastique apparaissent. Moins chères, elles prennent le pas sur la porcelaine. Bien sûr, il y a eu des santons, qui permettaient de recréer une crèche. De nos jours, il n'y a plus aucun lien avec la crèche!" 

Des gâteaux variés

"On ne sait pas comment on en est arrivés au gâteau. Mais la coutume du partage est ancienne. La pâtisserie change en fonction de la région et du pays. Ainsi au Danemark, une amande est cachée dans du riz bouilli. En France, chaque région à son gâteau: 'gâteau des rois' en Provence, en Aquitaine et en Languedoc, 'pogne' ou 'épogne' dans le Dauphiné, 'garfou' ou 'galfou' en Gascogne et Béarn, 'galette des rois' en Ile-de-France, Dreykönigskuchen en Alsace... Certains sont fourrés à la frangipane, mais d'autres sont briochés, à la fleur d'oranger, aux fruits secs..." 

Le 1er dimanche ou le 6 janvier?

"Jusque dans les années 1960, l'Epiphanie était un jour férié qui tombait le 6 janvier. Le partage du gâteau était souvent célébré le 5 au soir. Mais le Vatican II (1962-1965) a décidé que l'Epiphanie serait célébrée le premier dimanche suivant le 1er janvier. De nombreux pays cependant ont conservé la date originelle du 6 janvier, comme la Pologne. En fait, c'est le partage du gâteau qui est traditionnel. Et il se fait plusieurs fois dans le mois!" 


vendredi 25 décembre 2015

Bûche, sapin, cadeaux… d’où viennent ces traditions de Noël ?

D'après Bénédicte Lutaud http://quoi.info







D'un pays à l'autre, ces coutumes perdurent depuis des millénaires...



Les cadeaux, la bûche, le sapin et ses boules, les chaussettes accrochées à la cheminée… d’où viennent ces traditions de Noël qui perdurent dans plusieurs pays du monde ?

1. Les cadeaux

Contrairement à une idée reçue, la tradition des cadeaux n’a rien à voir avec le récit, dans la Bible, de l’arrivée des Rois mages venus apporter de l’or, de l’encens et de la myrrhe au petit Jésus. Cet événement, correspond à la fête chrétienne de l’Épiphanie et ne se fête d’ailleurs que le 6 janvier. Or, aujourd’hui, c’est plutôt le 24 ou le 25 décembre qu’on s’échange les cadeaux de Noël !

Chez les Romains, les fêtes des Saturnales (autour de la date du solstice d’hiver -20 au 22 décembre-) puis des sigillaires (à la fin du mois de décembre) étaient l’occasion de s’échanger de petits présents, notamment des figurines en terre cuite ou en cire.

À partir du XIIe siècle, est apparue la tradition de saint Nicolas, cet évêque qui, dans la nuit du 5 au 6 décembre, vient apporter des friandises aux enfants sages : fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats, pain d’épice…
Au 19e siècle, les enfants recevaient une orange, signe, à l’époque, de prospérité : l’orange était encore un fruit rare, donc cher.

Ce n’est qu’au XXe siècle avec l’arrivée de la société de consommation que les simples friandises se transformeront en jouets. Vers 1950, les Grands Magasins parisiens, suivant le modèle américain, vont inciter, dans leurs vitrines et via des promotions, à acheter des jouets aux enfants pour le 25 décembre.

2. Le sapin

Il est difficile de dater avec précision à quand remonte la tradition du sapin de Noël, mais une chose est sûre : le sapin n’a pas pour origine une fête religieuse mais un rite païen. Avant que Noël existe, un rituel pour célébrer le solstice d’hiver consistait à décorer un arbre, symbole de la vie et du renouveau. On retrouve donc ce symbole de l’arbre dans le monde antique et médiéval, avant qu’il ait été assimilé par le christianisme.

En France, la première référence à un sapin de Noël dans les registres municipaux date de 1521, dans un village d’Alsace. Après la guerre de 1870, la tradition s’est généralisée dans tout le pays grâce aux immigrés d’Alsace-Lorraine.

3. La bûche

La bûche est aussi associée aux rituels païens pour célébrer le solstice d’hiver. À cette période, des bûches étaient brûlées afin de célébrer la renaissance du soleil.

Au Moyen Âge, la tradition voulait que les familles se réunissent lors de la veillée de Noël autour de l’âtre, où une grosse bûche préalablement bénie devait se consumer le plus longtemps possible. La bûche devait provenir, de préférence, d’un tronc d’arbre fruitier, censé garantir une bonne récolte pour l’année suivante.

Les cendres étaient conservées pour protéger le foyer. Elles avaient, dit-on, la propriété de protéger la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable.

La bûche est devenue le célèbre dessert que bien plus tard, vraisemblablement à la fin du XIXe siècle, grâce à l’œuvre de pâtissiers français.

4. Les boules du sapin

Jusqu’au XIXe siècle, le sapin de Noël était décoré de fruits de saison en guise d’offrandes aux dieux puis de pommes rouges, afin de symboliser l’arbre du paradis.

En 1847, un souffleur de verre de Lauscha (centre de l’Allemagne) eu l’idée d’imiter ces pommes en créant des boules de verre.

Un peu plus tard, en 1858, après une grande sécheresse qui affecta les récoltes, un artisan verrier de Moselle, fabriqua à son tour des boules en verre pour remplacer les fruits.

La coutume s’est peu à peu répandue dans le monde à travers les 19e et 20e siècles.

5. Les chaussettes accrochées à la cheminée

Cette tradition vient de la légende de saint Nicolas. Il est raconté aux enfants que le saint, touché par la misère de trois sœurs, fit glisser des pièces d’or par la cheminée de leur maison. Les pièces seraient tombées dans les chaussettes des jeunes filles qui séchaient près du feu ! Depuis, les enfants perpétuent cette coutume, mais les pièces d’or sont remplacées par des cadeaux…


JOYEUX NOEL !