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samedi 29 juin 2019

Le foot féminin en France, du machisme à la reconnaissance !



Les Bleues sélectionnées pour la coupe du monde (photo Eurosport)

Organisée pour la première fois en France, la Coupe du monde féminine se tient depuis le 7 juin et ce jusqu'au 7 juillet prochain. Cette coupe du monde s'impose comme une belle vitrine pour les féminines du monte entier.
A cette occasion, retour sur la longue marche du football féminin français.
Dans l’histoire, les premières traces écrites de la pratique du football par des femmes en France datent de 1910.
D'après Chloé Ronchin - CNews 24/05/2019
UNE LENTE RECONNAISSANCE

Longtemps dépendante de l’histoire sociale et culturelle, l’évolution du football féminin a connu une progression lente et difficile. Tandis que les femmes s’aventurent dans la pratique du football dès la fin du XIXème siècle en Angleterre, cette expérience s’est développée plus tardivement en France.

C’est en Ecosse plus précisément que s’est déroulé le premier match de football féminin, le 7 mai 1881. En France, le Femina Sport, club pionnier du football féminin, voit le jour plus de 30 ans plus tard en 1912. Il faut encore 5 ans pour que la France organise le tout premier match de football féminin entre deux équipes du Femina Sport, le 30 septembre 1917, en pleine guerre. Le rôle décisionnel important joué par les femmes dans la vie quotidienne pendant que les hommes étaient au front, n'y est pas pour rien. 

La dynamique se poursuit après la première guerre mondiale. La Fédération des sociétés féminines sportives de France organise le premier championnat de France de football féminin (FSSFS) en 1919. A l’époque, cet événement a fait la Une du «Petit Journal».

UN SPORT DE TRADITION MASCULINE

A partir de là, des associations féminines s'implantent alors dans tout l’Hexagone, principalement dans les villes du nord, à Rouen, Quevilly ou Reims, et, à un degré moindre, dans le sud, notamment à Nice ou Toulouse. Mais le football reste un territoire sexué peu féminisé.

En France, le football féminin a connu une première période favorable à son essor durant l’entre-deux-guerres. A cette époque, il se légitime petit à petit et se fait connaître dans la région parisienne, principalement au sein des milieux populaires. Cependant, cette discipline fait l’objet de réticences de la part des journalistes et des joueurs dès 1920.
Les joueuses  de l'équipe du Femina Sport, 1920. Wikicommons

Le Championnat de France féminin s’arrête même en 1933. Alors que le régime de Vichy était plutôt favorable au sport féminin, il «interdit vigoureusement» la pratique du foot féminin en 1941, jugée «nocive pour les femmes». Après la 2ème guerre mondiale, le foot féminin stagne.

UN TOURNANT DANS LES ANNÉES 1960

Il a fallu attendre les années 1960 pour que le football féminin connaisse un premier développement, en corrélation avec le contexte culturel et social de la condition féminine à l’époque. Comme toute pratique sociale, le football féminin accompagne les transformations des rapports hommes/femmes dans la société.

C’est à ce moment-là que la femme devient l’égal juridique de l’homme dans le couple, que la contraception est légalisée en France, et aussi que les événements de mai-juin 1968 bouleversent le pays.

Avec cette crise, les femmes de mai 1968 rompent cette image de mères et gardiennes de foyers, et revendiquent le droit de disposer librement de leur corps. Cette période a marqué une rupture avec les codes sexuées de la société, tout en encourageant la pratique du foot féminin.

SUR LE TERRAIN DE LA RECONNAISSANCE

En 1965, une équipe de footballeuses se forme à Humbécourt, dans la Haute-Marne pour affronter l’équipe des pompiers du village. Le match se rejouera chaque année.
A l’issue du premier match, les femmes l’emportent et c'est ainsi que la région Champagne-Ardenne est devenue le berceau de la renaissance du football féminin.

C’est en 1968 que le Football Club féminin de Reims voit le jour suite à une annonce dans le quotidien «L’Union» : «Recherche des candidates footballeuses motivées», mentionnait-il. Les nouvelles recrues s’imposent devant plus de 6000 spectateurs, et remettent ça dès le lendemain lors de la kermesse de «L’Union», avec encore une victoire à la clé.
photo AFP F. Nascembi

Pendant 10 ans, l’équipe de Reims va faire le tour du monde, en Asie, aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique pour promouvoir ce sport.

LE SOUTIEN DES INSTITUTIONS

Le dynamisme affiché par le football féminin au tournant des années 1960 et 1970  attire l'attention des institutions et les encourage à réagir.

La Fédération Française de Football (FFF) intègre le football féminin et reconnait cette discipline le 28 mars 1970, tout comme l'Union of European Football Associations (UEFA) un an après, le 20 mars 1971.

Dès lors, le foot féminin se dote peu à peu des mêmes règlements et des mêmes compétitions que les hommes, comme la Coupe du monde. 
La première édition officielle de la Coupe du monde féminine s’est déroulée en 1991 en Chine, soit plus de vingt ans après la reconnaissance du football féminin.

UNE NOUVELLE PAGE À ÉCRIRE LORS DE LA COUPE DU MONDE 2019

Si leurs homologues masculins ont ajouté une deuxième étoile à leur maillot, la sélection féminine n’a pas encore ouvert son compteur au niveau international. 

Leur meilleur performance remonte à 2011. Cette année-là, la France se qualifie pour les demi-finales en éliminant l'Angleterre 4 tirs au but à 3 (1-1 a.p.) en quarts de finale.
En demi-finale, les Bleues sont éliminées par les États-Unis qui s'imposent 3 buts à 1 avant de subir une nouvelle défaite lors de la petite finale en s'inclinant 2 buts à 1 contre la Suède.

Emmenée par l’ancien entraîneur du Paris Saint-Germain Philippe Bergeroo, la sélection tricolore est allée jusqu’en quart de finale contre l’Allemagne en 2015. Une contre-performance qui est venue s’ajouter à d’autres quarts de finale perdus : Euro 2009, 2013 et 2017.

Cette année, incarnées par l’Olympique Lyonnais (Sarah Bouhaddi, Amandine Henry, Eugénie Le Sommer, Wendie Renard, …) - qui collectionne les trophées - les Bleues, entraînées par Jean-Luc Vasseur, ont une nouvelle fois atteint les quarts de finale contre les Etats-Unis (1-2).
Elles ont lancé leur campagne le 7 juin au Parc des Princes (Paris) contre la Corée du Sud avant d'enchaîner par deux rencontres face à la Norvège et au Nigeria, puis le  Brésil. Mais vous connaissez tout cela par cœur... La belle aventure du Mondial 2019 s'arrête le 28 juin pour les Bleues, mais grâce à elles le foot féminin français va connaître un bel essor.

Nul doute que l'USOL Foot comptera bientôt des équipes de filles...




jeudi 17 août 2017

2024 : l’embrouille olympique


d'après http://grozeille.co/2024-lembrouille-olympique/
Paris 2024, c’est dans la poche. L’accord entre le CIO et Los Angeles pour les Jeux de 2028, offre quasiment la victoire à la capitale française. Paris seule en course, Paris seule en tête. Reste que l’événement le plus notable du bazar olympique, c’est la raréfaction des candidats. Au point que le CIO a dû inventer un stratagème des plus capilotractés pour conserver les deux candidatures de Los Angeles et de Paris. Le principe : la ville qui n’obtiendra pas l’édition 2024 héritera de 2028. On pourra faire autant d’esbroufe que l’on veut, si Paris est sélectionnée, c’est que personne d’autre ne veut des Jeux Olympiques.

Tour à tour,Toronto, Hambourg, Rome, Boston et Budapest se sont toutes retirées de la course. Défiance des populations ? Défaillance de l’idéal sportif ? Il semble bien qu’il y ait une couille dans le potage olympique. Alors, Paris serait-elle le dindon de la farce ?


Depuis une trentaine d’années, les JO sont devenus de véritables pompes à fric. L’argument n’est certes pas nouveau. Dans les rangs des partisans de Paris 2024, on a d’ailleurs essayé d’y répondre tant bien que mal par toutes sortes d’élucubrations abracadabrantes. Le comité de candidature produit du projet chiffré à tour de bras, les modèles économiques fonctionnent à plein régime pour trouver les ajustements optimaux, Le Monde ressort dans une vidéo différents exemples d’infrastructures olympiques qui ne sont pas tombées en friches. Toutefois, l’expérience est formelle : tous les JO des trente dernières années ont explosé leur budget initial. À Pékin, on est même passé de 2,6 milliards prévus à 32 milliards de dollars effectivement dépensés. La situation n’est pour sûr pas la même à Paris qu’à Rio ou à Pékin. Mais à Londres aussi, les coûts initiaux ont été multipliés par trois. Il y a au moins de quoi douter des prévisions apologétiques du comité organisateur.

Ce n’est pas donc étonnant que les populations de nombreux pays aient décidé de rejeter l’organisation des JO. Hambourg a d’abord retiré sa candidature en Novembre, à la suite d’un référendum. Puis c’était au tour de Budapest, sous la pression d’un mouvement citoyen. 

Si consensus il y a en France, ce n’est pas par adhésion véritable mais par camouflage du dissensus. On soulèvera les arguments et les statistiques que l’on voudra, mais il n’y a véritablement eut lieu aucun débat d’envergure autour des JO, contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne et en Hongrie.


Afin de couper à la racine toute contestation, le comité de candidature français a multiplié les annonces rassurantes. Paris 2024 comptera sur un budget raisonné et parfaitement équilibré. Les olympiades parisiennes seront sociales et vertes. Le montant total du projet est estimé à 6,6 milliards d’euros, la moitié pour les infrastructures, l’autre pour les charges opérationnelles. Si on en croit l’exemple londonien et qu’on multiplie modestement les dépenses par trois, on atteint quand même la coquette somme de 20 milliards d’euros. Certes, mais cette fois, assure-t-on chez Paris 2024, les dépenses seront maîtrisées.

On ne lésine pas sur les promesses pour faire passer la pilule. La ville de la Tour Eiffel a décidé de jouer la carte du développement durable et elle n’y va pas par quatre chemins : « 100 % de matériaux biosourcés » pour les constructions, « 100 % d’énergie verte » pour alimenter l’événement, « 100 % d’alimentation durable et certifiée » pour les repas des athlètes, 100 % des déplacements effectués en « transports propres ». Le comité de candidature de la ville de Paris pour les JO 2024 se donne à « 100 % » pour convaincre que les jeux olympiques et paralympiques qu’il organisera seront durables. « On veut les Jeux les plus verts qui n’aient jamais été faits », résume Isabelle Autissier, présidente de WWF-France et partenaire de la candidature parisienne.

On le sait, les JO sont propices à des exercices de voltige virtuose. Anne Hidalgo, la maire de Paris, nous a prouvé qu’elle maîtrisait le « retournement de veste » à la perfection. Car il fut un temps où elle estimait - et elle n'était pas la seule- qu’il n’était ni raisonnable ni acceptable de s’engager dans une « course [olympique] au toujours plus qui a laissé des éléphants blancs et des situations d’endettement dans des villes. Les Parisiens attendent de moi du logement, des équipements, de la justice, de la facilité économique ». A-t-on besoin de plus de preuves que des motivations politiciennes déteignent sur les considérations environnementales et sociales dans la candidature parisienne ?


Sans aller jusqu’à parler de corruption ou de conflit d’intérêts, il faut remarquer que ceux qui soutiennent Paris 2024 se concentrent sur des objectifs de court-terme et ne voient les implications des Jeux Olympiques que par le petit bout de la lorgnette (tendue par les multinationales et leur cortège d’économistes). C’est à croire qu’à force de fixer la flamme olympique, les élus se sont aveuglés sur les besoins réels des Parisiens. Les JO seront-ils réellement un « accélérateur de progrès » parce qu’ils permettront aux Franciliens de se baigner dans la Seine ? Ne pourrait-on pas commencer par s’attaquer à d’autres problèmes de salubrité publique plus consternants ? Comme dans le quartier de Château-Rouge qui est entrain de se transformer en dépotoir à ciel ouvert. Dans ce quartier le tribunal administratif a condamné la mairie et la préfecture de police de Paris à une amende de 5.000 euros au titre de « préjudice psychologique » du fait de l’insalubrité.

De la même manière, le projet de lignes de transport du Grand Paris Express accéléré par la candidature aux JO ne sera pas forcément profitable aux Franciliens, mais plutôt aux grandes infrastructures comme EuropaCity, ce projet monstrueux de parc de loisir géant au nord de Paris. C’est une raison de plus pour classer « Paris 2024 » au rang des Grands Projets Inutiles (GPI). Encore une preuve que la candidature de Paris aux JO s’inscrit dans un modèle de développement à bout de souffle, qui privilégie des intérêts et un agenda politique à court terme au détriment des habitants et des écosystèmes.

Pour en rajouter un peu et rendre la situation plus mordante. Voici la liste non exhaustive des divers sponsors déjà déclarés et tous irréprochables écologiquement : Air France, Aéroports de Paris, Bouygues construction, BNP Paribas ou Suez. Mais ce n’est pas fini. En plus de ces « humanistes » français adeptes de licenciements boursiers, on devrait bientôt voir débarquer d’autres grands défenseurs de l’environnement. Mais pas d’inquiétude, au comité de candidature on l’affirme : « on forcera Coca-Cola à changer un peu son modèle. » Niveau circonlocution, le comité obtient la palme d’or. Ou alors les JO alimentent les tendances à croire au père Noël.

Dans une période de grave crise économique et sociale, les discours mystificateurs sur la joie olympique devraient être balancés par des études précises sur les coûts financier, économique et écologique des JO. L’objectif des opposants à la candidature parisienne n’est pas de tuer dans l’œuf tout projet de grande manifestation culturelle ou sportive à même de rassembler les gens. L’objectif, c’est plutôt de nous entendre collectivement sur ce que nous entendons par sport et culture, sur ce autour de quoi nous voulons véritablement nous réunir. En discuter plutôt que se faire enfumer par l’insistante propagande des grands médias, du gouvernement et autres multinationales.

Alors qu’est-ce que signifient réellement les JO à Paris ? Qu’est-ce qui se cache sous les propos rose bonbon des promoteurs de la candidature parisienne ?

L’inflammation du dispositif sécuritaire. Regardez Londres : la Grande-Bretagne, déjà championne du monde de la vidéosurveillance, en a rajouté une couche orwellienne avec les Jeux de 2012. Les JO, parce qu’ils concentrent les médias du monde entier, sont une cible potentielle privilégiée pour une organisation terroriste. On peut alors choisir de prendre le risque ou non. Soit. Mais quand on choisit concomitamment de miser tapis sur les JO et de proroger les dispositions anticonstitutionnelles de l’état d’urgence, la situation devient rocambolesque. Il faudrait savoir ce qu’on veut, la « prévention » à tout prix, vraiment ? Si l’on place la menace terroriste au dessus de tout, au point de détricoter des droits fondamentaux garantis en temps normal par la Constitution, une cohérence minimale imposerait de repousser la perspective des JO au nom de « l’impératif sécuritaire ». On est en droit de questionner la légitimité de la « stratégie antiterroriste ». D’autant qu’on devrait voir dans quelques années « l’amour des Jeux » se transformer en injonction normative généralisée. Et ce grâce à la labilité du concept de terroriste. Attention, surtout pas de manifestations qui pourraient « nuire à l’image de la France » ! Prenez garde militants écologistes et altermondialistes, la paix olympique sera imposée, de gré ou de force.

La concentration des dépenses publiques sur des infrastructures sportives pas vraiment prioritaires. Alors certes, les dépenses seront maîtrisées et les infrastructures recyclées. C’est assuré. Mais alors que l’histoire nous invite à douter de la sincérité du premier argument, la plus naïve bonne foi nous pousse à nous méfier du second. Il faut concéder au comité chargé de la candidature le monopole des bonnes intentions. Mais encore une fois, ses membres voient-ils plus loin que le bout de leur nez ? N’y a-t-il vraiment pas plus optimal qu’une piscine olympique en bord de Seine (même réutilisable) pour aider les chômeurs, les mal-logés et les mal-payés ? Et à qui les performances sportives profitent-elles ? Aux marchands de stades, de drogues anabolisantes, de boissons énergisantes. Combien de stades de banlieue, de foyers communautaires, d’écoles ou de centres aérés pourraient être construits avec cette manne déversée sur une toute petite minorité ?

Et la « fierté nationale » ? Et la fête entre les nations ? Les JO serviront le « sentiment national », si on appelle « sentiment national » l’exacerbation d’un chauvinisme primaire qui accompagne les performances de « nos » athlète. C’est que « l’esprit sportif » a perdu de sa superbe et que le ou la plus inconnu.e de « nos » gymnastes sert de prétexte au déploiement d’une « fierté nationale » bien étriquée. Rappelez-vous à ce sujet les propos assez discutables des commentateurs des chaînes de télévision publique France Télévision lors des Jeux de Rio. Partout dans le monde le chauvinisme devient licite lorsqu’il s’agit de parler des médailles.

De la même manière, on dit que les JO serviraient la « grandeur française ». Et ce selon des modalités qui vont de la croissance économique à la reconnaissance internationale, en passant par l’attractivité touristique, la compétitivité de « nos » entreprises et autres indicateurs du même acabit. Tout se passe en fait comme si le chauvinisme qui se donne libre cours sur les chaînes de la télévision publique participait d’un plus vaste système qui s’entretenait de lui-même. En effet, à quoi reconnaît-on les « bénéfices » de l’organisation des JO ? A une triste et superficielle compétition entre les nations pour la tête des classements de Challenges ou du Times ? Mais qu’en est-il des bénéfices environnementaux des JO ? Ou des apports en terme de justice sociale ? Donnez-nous plus d’égalité et moins d’oppression, nous nous contrefoutons d’avoir le plus grand nombre de médaille ou d’être en tête du Dow Jones. Les JO, comme de nombreuses institutions qui semblent si importantes aux yeux de nos gouvernants, placent la compétition au centre des valeurs, là où la solidarité et la coopération seraient les bienvenues. « L’esprit sportif » ­représente en fait un parfait alibi pour légitimer l’ordre inique du monde avec lequel le mouvement olympique a toujours pactisé.

Dès 1913, on pouvait lire dans la presse sportive allemande : « L’idée olympique de l’ère moderne symbolise une guerre mondiale qui ne montre pas son caractère militaire ouvertement, mais qui donne à ceux qui savent lire les statistiques sportives un aperçu suffisant de la hiérarchie des nations ». Dans les stades olympiques se réverbèrent à l’état larvé les lignes conflictuelles qui traversent notre monde. Autrefois le fascisme contre les démocraties libérales, l’Est contre l’Ouest, aujourd’hui l’OTAN contre le Tiers-Monde. Dans les stades olympiques, il n’y a pas d’élan d’amour désintéressé, pas de solidarité internationale. Mais les instincts grégaires ont libre cours, c’est la fibre nationaliste qui doit vibrer quand « nos » athlètes écrasent l’étranger.

Les Jeux, parfois symbole de l’amitié entre les nations et de l’amour entre les peuples, ont pris aussi des faces bien plus menaçantes. La transmission du flambeau olympique à Paris fera-t-elle oublier que les Jeux de Pékin, en 2008, auront eu pour fonction de légitimer la Chine, un Etat autoritaire, champion du monde des exécutions capitales ? Fera-t-elle oublier que le drapeau olympique a souvent ­— Berlin 1936, Mexico 1968, Munich 1972, Moscou 1980 ­— été maculé de sang ?

Reconnaissons-le:  comme le voulaient les anciens Grecs, le sport est une guerre ritualisée, sans armes, sans versement de sang et sans mort. Il ne s’agit pas d’être caricatural, le sport peut aussi être une éducation à la paix.

C’est le sport spectaculaire qui contribue à la production de ce gigantisme militarisé de l’amusement qui nous dérange. Certes, le sport a toujours été un spectacle. Mais il est advenu un changement qualitatif depuis quelques décennies. Les Jeux Olympiques semblent aujourd’hui partager plus avec les combats de gladiateurs qu’avec les olympiades antiques. Qu’est-ce que le sport aujourd’hui sinon des sommes exubérantes mises en jeu pour quelques stars surentraînées et entourées d’une ribambelle d’agents et de directeurs de communication ? C’est que la société spectaculaire ne prend même plus la peine de dissimuler les inégalités. C’est la course à la performance, sans souci des athlètes qui se sont transformés en machines branchées à des cathéters d’anabolisants.

Loin de répondre aux besoins sociaux et culturels d’un pays ravagé par le chômage, la pauvreté et l’exclusion, les Jeux sont devenus un indécent étalage de promesses démagogiques, de vœux pieux et de dépenses somptuaires. Le CIO s’est de plus en plus métamorphosé en comité politique atlantiste partisan du capitalisme mondialisé. Les Jeux n’ouvrent plus à la découverte de l’autre mais servent seulement d’enceinte au matraquage publicitaire des grandes multinationales. Plutôt que d’y rencontrer nos semblables d’à travers le globe, on y découvre seulement les nouvelles versions du Big Mac. « Nos » athlètes ne ressemblent en rien à des ambassadeurs à même de partager notre culture et nos idéaux. Ils sont au contraire le plus souvent les premiers aliénés par les mécanismes du sport spectaculaire. Aveuglés et oublieux, passifs et dépouillés, ils ne sont souvent que des épouvantails en lesquels miroitent la face la plus dégoûtante de notre société. Ils sont l’image de l’élite mondialisée acquise à la consommation effrénée.

Ce qui est le plus saisissant c’est que la compétition olympique est devenue non pas seulement la norme des relations entre nations, mais la norme des relations entre individus. Tout est jaugé par la compétition. Chaque existence est orientée par la performance. C’est cours ou crève !

Le sport spectaculaire a changé d’idéal. Fini l’idéal aristocratique et ascétique. Les vieux lords anglais qui jouaient au cricket en amateur pour garder la santé, c’est terminé. Entre temps, l’esprit du monde a changé et les vents du capitalisme libéral et de son idéal méritocratique ont eu le temps de souffler. Aujourd’hui on fantasme une gloire éphémère, un buzz médiatique. On est obsédé par la réussite. En d’autres termes, l’alliance du sport, du libéralisme et du spectacle est consacrée.



Les JO signent l’alliance paroxystique du spectacle, du sport et de la télévision. Qu’est-ce que cela signifie ? Que les JO participent à l’aliénation des individus dans la société spectaculaire. Plus prosaïquement, on dépense son attention et son temps à regarder le 100 mètre plutôt qu’à penser en terme politique. Plus poétiquement, on s’amuse à en mourir. Apogée du sport-spectacle, les Jeux Olympiques : on voit les citoyens de chaque pays s’intéresser à des disciplines dont les résultats les indiffèrent d’ordinaire, pourvu que leurs représentants détiennent quelques chances de médailles ou accèdent à l’espace de célébration du podium.

Le spectacle, c’est l’image inversée de la réalité vécue. C’est la projection de la réalité sur un ciel intouchable. Mais comme nous avons trop souvent la tête dans les nuages, nous croyons qu’il est réel. Et puisque nous le croyons collectivement, il devient effectivement la réalité. Lors des Jeux Olympiques, la réalité spectaculaire prend véritablement corps. La relégation sociale dans les banlieues est dissoute dans l’admiration pour « nos » sportifs issus des minorités et soudain promus gloires nationales. La méritocratie et le libéralisme fonctionnent, c’est prouvé ! L’idéologie de la compétition généralisée, si chère à nos dirigeants et penseurs néolibéraux, fait une percée extraordinaire durant les JO : même les critiques se rallient à l’idéal de la compétition non faussée. Le sport et son armada de relais médiatiques réussissent à tuer dans la ouate toute velléité de révolte.

Pourtant, cela ne fonctionne que si tout le monde reste béat, le regard captivé par les étoiles (nos si chères stars !). Bref, cela marche jusqu’à ce que l’on trébuche. Et alors, on peut douter qu’aucun d’entre nous entende vraiment trouver son bonheur dans quelques dixièmes de secondes grappillées à coup de produits chimiques. Nous ne pensons pas que quiconque, s’il y réfléchissait à fond, prenne réellement son pied en écrasant autrui, surtout s’il ou elle est de nationalité différente. Les JO nous renvoient une image hideuse de notre société mais la laideur est rendue socialement acceptable par la magie médiatico-sportive.

Le discours pro-JO fonctionne le plus souvent comme un monologue teinté de la seule couleur de l’idéologie, sans recours aux arguments. En effet, il s’agit de cacher les conflits d’intérêts avec l’agence Keneo, de nier les études des économistes indépendants qui contestent les retombées financières mirobolantes prévues par le Centre de droit et d’économie du sport de Limoges (CDES) associé à l’agence Keneo, de dissimuler les nombreuses procédures judiciaires (délit de favoritisme, marchés truqués, etc.) dont font l’objet plusieurs partenariats public-privé noués lors des grands chantiers sportifs.

On peut se poser la question, qu’est-ce qui se passerait si on grattait le vernis, qu’on organisait un débat et un choix démocratiques (et pas un maigre sondage d’opinion) ? Pourquoi est-ce que les français ne suivraient pas les cloches d’Hambourg ou de Budapest ?

Il est vrai que malgré ses dérives, l’olympisme continue toujours à véhiculer une « magie » qui devrait être préservée. Mais à quel prix devrons-nous acheter cette bribe d’espérance ? En nous résignant à trop de concessions, nous en viendrons assurément à l’éteindre, cette dernière étincelle de magie que les Jeux allument encore.

samedi 12 août 2017

Bien préparer son sac à dos

Après les chaussures, le sac à dos est l’accessoire indispensable du randonneur. Choisir, ranger, peser : sa préparation minutieuse permet de randonner en toute sécurité sans sacrifier le confort. Voici nos conseils pour vous équiper (vêtements, trousse de secours, chaussures, bâtons, etc.) tout en évitant que votre sac devienne une charge d’angoisse.
 Pour que la randonnée reste un plaisir, il est important de surveiller le poids de son sac. Au moment de préparer son sac, il est conseillé de classer son matériel en trois catégories : l’indispensable (sécurité, orientation, vêtements chauds, abri), le confort (vêtements de rechange) et le superflu (ce que l’on emporte pour le plaisir, comme un livre ou du chocolat).


1. LES VÊTEMENTS

Adoptez les trois couches

Lors de la marche, il est conseillé d’adopter une stratégie en trois couches. D’abord, un T-shirt respirant, puis une polaire et un coupe-vent imperméable et respirant (bannir le K-way, qui garde l’humidité). Le coton est à éviter, car il conserve l’humidité de la ­transpiration. Les vêtements en mérinos ont l’avantage d’être anti-­odeurs et d’offrir une meilleure thermorégulation que ceux en synthétiques. En revanche, ils sont plus lents à sécher, plus chers et plus fragiles que les ­synthétiques. Les fabricants proposent donc aujourd’hui des produits hybrides, 80 % mérinos et 20 % synthétiques. Quelle que soit la durée de la randonnée, quelques heures ou plusieurs jours, un coupe-vent imperméable doit être présent dans le sac. 

La météo est imprévisible !

2. LES BÂTONS

Apprenez à vous en servir

Les bâtons de randonnée permettent de soulager le dos d’une partie du poids du sac et sont donc d’autant plus nécessaires que le sac est lourd. Encore faut-il bien les utiliser : en cas de doute, demandez conseil à un vendeur. Ils ne doivent pas être employés comme un déambulateur, mais suivre le balancier du corps. Préférez des bâtons télescopiques, qui pourront être rangés lors des passages difficiles et ne pas vous entraver.

3. LE SAC À DOS

Optez pour une taille adaptée au parcours

Un sac trop gros est une incitation à le remplir inutilement et un sac trop petit ne pourra pas forcément contenir l’indispensable. Le volume du sac doit donc s’adapter à la randonnée : une bonne idée est de faire son choix après avoir réuni l’ensemble de son matériel et d’avoir mesuré son volume à l’aide d’un sac-poubelle. Si le volume nécessaire dépend de plusieurs critères (météo, type d’hébergement, ­polyvalence souhaitée…), on estime qu’un sac de 10 à 35 litres suffit pour une journée de marche. Pour une randonnée itinérante, de 35 (2 ou 3 jours avec nuits en gîtes) à 65 l (7 jours en autonomie complète) sont recommandés.

Poids du sac : Gare à l’excès !

Le poids du sac d’un marcheur doit être inférieur à 20 % de son propre poids. Un randonneur de 65 kg ne portera donc pas plus de 13 kg, un autre de 80 kg évitera d’avoir plus de 16 kg sur le dos. Ce poids maximal recommandé est trop souvent dépassé par les randonneurs itinérants. Or, au-delà de l’inconfort qu’il suscite, un sac lourd augmente le risque d’accident (chute, entorse…), use les cartilages et peut causer des tendinites ou des tassements de vertèbres. Chez l’enfant, le sac doit avoir un caractère plus symbolique et ne pas dépasser 10 % de son poids. Le centre de gravité ne doit pas être négligé et les équipements lourds seront placés près du dos, en milieu de sac.

4. L’INDISPENSABLE

Faites face à tout incident

Les randonneurs l’appellent le « fond de sac », puisqu’il ne doit pas le quitter. Il s’agit du matériel qui permet de faire face à un incident. La trousse de secours en est le premier élément. Elle contient vos médicaments, de quoi faire de la contention, des pansements, de quoi désinfecter et du petit matériel (ciseaux, tire-tiques, etc.). S’y ajoutent un sifflet (pour se signaler auprès des secours sans s’époumoner), une couverture de survie, une casquette, un briquet, des lunettes de soleil, etc. Le matériel d’orientation est aussi indispensable : cartes ou topoguide et boussole. N’oubliez pas d’apprendre à vous en servir ! Ce n’est qu’une fois cet « indispensable » au fond du sac que vous pourrez réfléchir au superflu : appareil photopaire de jumelles, etc.

5. LES CHAUSSURES ET LES CHAUSSETTES

Choisissez-les avec beaucoup de soin

Premier accessoire du randonneur, les chaussures sont à choisir avec le plus grand soin : elles doivent être adaptées au pied et au type de randonnée auquel on s’adonne. Côté chaussettes, le synthétique tient mieux au pied et évacue mieux l’humidité que la laine. Attention, des chaussettes non prévues pour la randonnée peuvent favoriser l’apparition de frottements ou d’ampoules. Astuce : avoir des paires variées, car si votre pied est victime d’un frottement avec un modèle particulier, le problème risque de se répéter avec une paire identique.

6.  L’EAU ET LA NOURRITURE

N’en manquez jamais

Gourde, poche à eau ou simple bouteille en plastique : en randonnée, il est primordial de s’hydrater régulièrement, avec 1,5 à 3 litres d’eau par jour. Si vous craignez de manquer de quoi boire, des pastilles de décontamination d’eau vous permettront de vous ravitailler en toute sécurité. Même pour une courte sortie, mieux vaut prévoir un peu de nourriture, en cas de coup de fatigue ou de problème nécessitant une immobilisation.

d'après Morgan Bourven 

dimanche 12 juin 2016

J'préfère te prévenir! J'veux pas qu'on instrumentalise le foot!

(d'après Agnès Michel wordpress.com) 

Avec l'Euro 2016, c'est une grande fête qui a commencé le 10 juin. Malgré la mercantilisation excessive de cet événement d'abord sportif, des millions de fans attendent avec impatience le début de la compétition, et en feront un moment festif et populaire. Mais dans le contexte actuel, l'Euro a bon dos.
 Certains responsables politiques détournent l'Euro et l'utilisent à des fins politiciennes dans des débats qui n'ont pourtant rien à voir : ils appellent à cesser grèves et manifestations pour ne pas nuire à « l'image de la France », pour être « au rendez-vous » de ce grand événement, et brandissent même la menace terroriste comme argument d'autorité.
L'image de notre pays lors d'une compétition sportive est-elle donc la seule préoccupation qui vaille ? Qu'en est-il de l'avenir de millions de salariés touchés par les modifications du code du travail : leur avenir professionnel mérite-t-il d'être sacrifié pour quelques semaines de compétition ?
 Le football ne peut pas servir de paravent aux débats de société, ni au débat politique. 
Depuis plusieurs années, déjà, le monde du foot, et particulièrement, l'Équipe de France masculine, est un miroir déformant dans lequel la société transfère les questions qui l'agitent : réussite sociale, rapport à l'argent, autorité et éducation, place des "minorités visibles"... 

La responsabilité du politique, c'est de ramener le débat sur le bon terrain : celui des idées. 
L'Équipe de France n'a pas à porter le poids du malaise d'une société tiraillée et profondément divisée, elle n'est pas garante du contrat social. Par contre, les dirigeants de notre pays devraient l'être.
Ils devraient dire que pour lutter contre le racisme et toutes les discriminations, il faut éduquer à la mixité, plutôt que de compter sur la composition ethnique de l'équipe de France.
Ils devraient dire qu'il ne sert à rien d'opposer manifestations contre la loi travail et l'Euro 2016, car celui-ci ne changera rien aux conditions de travail et à la fragilisation de l'emploi en France.
Ils devraient apporter des réponses politiques aux questions qui agitent la France en ce moment, et face auxquelles, il faut, plus que jamais « être au rendez-vous » : la montée des inégalités sociales et environnementales, la peur du chômage et de la précarisation, la peur de l'autre, et le délitement du lien social.

jeudi 9 juin 2016

Lyon : un stade « 100 % privé », vraiment ?

- Parc Olympique Lyonnais
- 59 000 places
- Construction : 410 M€
- Propriétaire : Olympique Lyonnais
- Gestionnaire : Olympique Lyonnais
« C’est un stade qui ne coûtera pas un sou au contribuable ! » Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique Lyonnais (OL), n’a cessé de le répéter, son projet est« inédit » en France : un stade neuf, construit entièrement sur fonds privés. La belle histoire n’a qu’un défaut, elle n’est qu’à moitié vraie. 
Si 410 millions d’euros pour la construction de ce stade de près de 60 000 places sont bien sortis des proches de l’OL, de ses actionnaires et des emprunts bancaires, « sans l’intervention publique, le stade n’aurait pas pu voir le jour », explique un important investisseur qui a choisi de s’implanter sur le site du stade. D’abord, parce que l’OL a eu besoin d’une loi en 2009 pour que le stade, bien que privé, soit déclaré d’intérêt général, débloquant les recours juridiques déposés depuis des années par les associations d’opposants. Ensuite, parce qu’un stade a besoin d’infrastructures pour acheminer les spectateurs. Le Grand Lyon estime avoir ainsi investi 200 millions d’euros dans ce but.
Les opposants avancent plutôt le chiffre de 450 millions d’euros, accusant la métropole de masquer certains coûts. « Tout dépend du périmètre retenu », arbitre Michel Forissier, sénateur-maire de Meyzieu, voisine du stade. « Il est normal que le public finance l’accès à des équipements privés. Mais une part de ces investissements n’a été pensée que pour le stade et pas pour le développement global de l’est lyonnais », regrette-t-il. 
Si tous les acteurs reconnaissent que le montage lyonnais est préférable à un partenariat public-privé, les opposants rappellent que le conseil général du Rhône a permis le bouclage du projet en se portant garant à hauteur de 40 millions d’euros« Si Jean-Michel Aulas n’arrive pas à tout rembourser, le conseil général prendra le reste à sa charge, fulmine Étienne Tête, opposant historique (EELV) au projet. C’est ça, le 100 % privé ? »
d'après www.bastamag.net (J.Saint-Marc, V.Grimault 6 juin 2016)

lundi 6 juin 2016

Mais que va-t-il rester aux politiques cet été ?

Tennis : Roland Garros : 16 mai au 6 juin
Football : Euro 2016 : 10 juin au 10 juillet
Cyclisme : Tour de France : 2 au 24 juillet
Jeux olympiques : Rio de Janeiro : 5 au 21 août
 
Fenêtres possibles pour les interventions politiques et gouvernementales :
Du 7 au 9 juin (trop court, on ne peut pas répondre)
Du 25 juillet au 5 août (mince, ils sont tous à la plage !)
Et à partir du 21 août jusqu'à? 
Mais là ça recommence...
(d'après https://blogs.mediapart.fr/ficanas/blog)

samedi 24 octobre 2015

... OU COMMENT SE FÉLICITER DE PRESQUE 10 ANS DE RETARD !

Sur le bulletin communal de ce mois d'octobre (p.12), on prend connaissance d'une bonne nouvelle concernant l'achat d'électricité: Vaugneray va acheter de l'électricité 100% renouvelable pour fournir le stade foot durant les 3 prochaines années avec une baisse des coûts! Nous en sommes très content, Union Pour l'Avenir a beaucoup insisté pour prendre en compte l'origine de l'électricité produite dans le choix du fournisseur, ce qui a été fait.




Oui mais : Pourquoi seulement le stade ? Philippe Large, Adjoint à la gestion des contrats et dont ce n'est pas le premier mandat, nous apprend que les autres contrats dits "tarifs bleus" à moins de 36 kVA « restent réglementés » et qu'il « manque de concurrence » pour l'instant...

FAUX ! La concurrence existe sur les tarifs bleus depuis 2007. Pour preuve d'une concurrence acharnée, les nombreuses publicités (affiches, TV, radio, ...) et démarches commerciales directes ou par téléphones auxquelles vous avez pu être confrontés. Trouver des offres de marché concurrentielles pour des tarifs bleus se fait aujourd'hui en quelques clics sur internet.

Le stade de foot est à Vaugneray le plus gros compteur électrique (jaune >42kVA). Mais il ne représente qu'une partie réduite de la consommation totale d'électricité de la commune. Le reste (90%) c'est l'éclairage public, et les autres bâtiments avec de multiples petits compteurs. 90% du job n'a donc pas été fait.

Le stade de foot est en fait le seul point de consommation pour lequel il y a une obligation réglementaire de souscrire à une offre de marché au 31/12/2015. Il en a été de même pour le gaz en fin d'année dernière. 

On est donc en droit de se poser les deux questions suivantes : 
- L'amélioration qu'on nous présente pour le stade foot n'est-elle pas plutôt le signe que les contrats d'énergie n'ont jamais été suivis?
- Les 90 % restant devront-ils également attendre une obligation réglementaire pour être traités ? « En temps utile » c'est avec combien d'années de retard sur le marché ? et quelles conséquences sur les finances publiques?




vendredi 10 juillet 2015

CCVL: des vestiges gaulois à Messimy !

La dernière réunion plénière des délégués des huit communes a eu lieu jeudi 9 juillet avant la trêve de l'été.
Au programme, présentation de Solidarité Emploi, plusieurs délibérations sur le thème de la voirie, rapport annuel sur la gestion des déchets...


Solidarité Emploi, "bras emploi de la CCVL": avec ses 40  bénévoles et ses deux salariés, l'association arrive à satisfaire les demandes des entreprises locales dans un tiers des cas. C'est remarquable compte tenu de l'inadéquation qui existe entre les profils des demandeurs d'emploi du territoire (peu d'ouvriers qualifiés) et les offres des entreprises (besoin de beaucoup d'ouvriers qualifiés). Des permanences sont assurées dans toutes les communes de la CCVL. Le club de demandeurs d'emplois Solid'Emplois et l'accompagnement Tremplin Pour l'Emploi complètent le dispositif.
Pour se professionnaliser sans cesse, l'association a besoin de disposer de nouveaux locaux, de renouveler son matériel informatique, d'améliorer encore ses relations avec les entreprises locales. Tout cela est en cours.
Le nombre des demandeurs d'emploi du secteur a progressé de 58% entre 2011 et 2015! On note l'augmentation des niveaux de qualification, l'augmentation du nombre des demandeurs masculins et l'augmentation du nombre des seniors. Ne pas oublier: pour une entreprise, ce qui compte le plus au moment du recrutement c'est la MOTIVATION qu'elle perçoit chez le demandeur, cela compte souvent plus que les compétences!



On n'a pas parlé pendant cette séance plénière à la CCVL du Plan Local d'Urbanisme de Pollionnay, qui était pourtant à l'ordre du jour. Une erreur matérielle ayant fait qu'une personne publique associée n'a pas été consultée, le délai pour rendre les avis est prolongé de 3 mois. A revoir à la rentrée!


Les travaux pour la construction d'une annexe à la crèche La Colombe à Grézieu vont pouvoir se réaliser dans les délais, tous les marchés sont maintenant attribués, le dernier en date étant le lot menuiseries intérieures (entreprise Chardon).
Les études pour l'agrandissement des locaux de la CCVL sont confiées à HESPUL pour la définition du projet et la sélection de l'équipe de maîtrise d'oeuvre, moyennant une subvention de 1 100€

Voirie:
  • Grézieu-la-Varenne participera à hauteur de 45 241€ à la création d'un parking de 20 places place des Anciens Combattants (montant total des travaux 117 085€ HT)
  • le marché à bons de commande pour les travaux divers de voirie a été remporté par l'entreprise Eiffage pour 596 889€ HT par an, renouvelable 3 fois
  • les travaux de mise en sécurité sur le secteur St Irénée à Brindas ont été attribués à l'entreprise De Gasperis mandataire commun, pour 292 497 € HT
  • Parc d'Activités Economiques Le Chazeau à Messimy: des vestiges gaulois et romains sont très fortement suspectés sur le périmètre des travaux, vestiges gaulois sur les terrains CCVL, vestiges romains sur les terrains Boiron. Les fouilles archéologiques seront confiées à un prestataire spécialisé. Pour ne pas perdre de temps sur la réalisation du chantier, le président de la CCVL a reçu délégation pour mener la consultation et attribuer le marché des fouilles pendant l'été. 
Yzeron n'a pas de transports en commun. La suppression du transport à la demande est très pénalisante, en particulier pour le foyer de vie pour adultes handicapés "Résidence l'Yzeron". Par 2 voix contre et 6 abstentions, une subvention de 3 600€ a été attribuée à l'association gestionnaire du foyer, considérant qu'il était plus simple d'accorder une subvention que de doter la CCVL de la compétence transport à la demande...

Déplacement du skate park de Vaugneray à proximité du CLSH sur un terrain appartenant à la CCVL: la convention nécessaire a été votée mais plusieurs abstentions ont mis en lumière le fait que: 
- l'équipement sera en fait intercommunal et payé par une seule commune
- les jeunes enfants de Vaugneray qui utilisaient cet équipement s'en verront privés du fait de l'éloignement du centre village et de la dangerosité du chemin du Michon pour s'y rendre à pied (travaux de voirie à demander à la CCVL)
- la fréquentation pas toujours recommandable (fumette en tout genre) demandera des mesures de prévention adéquates.



Gestion des déchets: 

-le marché d'incinération avec la Métropole est revu à la baisse du fait de la suppression d'une taxe mineure
-le rapport annuel 2014 sur la gestion des déchets a été approuvé et sera présenté aux communes prochainement. En bref, chaque habitant de la CCVL a produit en 2014 469 kg de déchets (dont 204 kg d'ordures ménagères et 265 kg à la déchetterie). Il a trié 48 kg d'emballages et de papiers et 32 kg de verre. Il a mis à tort dans le bac jaune 5 kg de déchets non recyclables. Il s'est rendu entre 2 et 3 fois à la déchetterie.

Prochaine réunion plénière en septembre!

samedi 27 juin 2015

Des images en avant-première de la salle de bloc de Pollionay

Nouvel équipement sur la territoire la salle de bloc de Pollionay sera bientôt achevée.

D'après un article de la FFME

Le projet initié et principalement financé par la Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais permettra la pratique de l’escalade pour les scolaires et les clubs. Un espace hors-sac extérieur est également prévu qui constituera un point de départ pour toutes les randonnées pédestres, VTT et équestres de la région de Pollionnay. 

La mise en service se fera en septembre, pour la rentrée de la prochaine saison sportive pour les adhérents du club VALROC de Vaugneray. Des compétitions sont déjà prévus pour la prochaine saison notamment le championnat du Rhône de bloc.

Le bâtiment a été conçue par la société d’ingénierie Maïqual et l’architecte Michaël Drevet avec les conseils et l’expertise de la Fédération Française de Montage et d'Escalade (FFME) du Rhône pour la partie sportive.
Le projet architectural à la fois moderne et technique, s’intégre dans le panorama boisé du site sans générer d’impact fort dans le paysage. Pour cela le choix a été fait d’utiliser un maximum de bois à l’intérieur et à l’extérieur pour créer un confort visuel et une impression de convivialité importante. D’autre part l’espace hors sac a été imaginé sous une toile tendue architecturale afin de créer un lieu de partage entre les sports de randonnée et l’escalade sous un élément visuel fort et dynamique. Un travail sur les couleurs des murs d’escalade et des différents locaux du bâtiment a été réalisé pour rendre l’ensemble harmonieux et attractif pour les futurs utilisateurs.
Enfin, au niveau technique le bâtiment allie qualité et confort pour les futurs utilisateurs tout en réduisant l’impact économique et environnemental. Pour cela le bâtiment est par exemple équipé d’une chaudière à granulés de bois, dont les granulés, issus de filières bois locales de l’ouest lyonnais, sont stockés dans un silo textile.
Le club Valroc, la FFME (CD69), la CCVL, Maïqual et Mike Architecture sont donc fiers de vous présenter les toutes premières images photo et vidéo vidéo de la salle de bloc de Pollionnay niché au cœur des paysages de l’ouest lyonnais !




mercredi 6 mai 2015

Pour les jeunes sportifs de juillet

Les stages omnisports de l'USOL pour les 8-16 ans!


Deux stages d'une semaine, du 6 au 10 juillet et du 13 au 17 juillet 2015
Stages ouverts à tous les jeunes nés entre 1999 et 2007.

Encadrement professionnel: 
  • Du 6 au 10 juillet Julien Perrier Brevet d’état judo 
Benjamin Plasse brevet d’état gymnastique et 
Thomas Peycelon BAFA stagiaire BPJEPS basket
  • Du 13 au 17 juillet Benjamin Plasse et Thomas Peycelon. 

Activités proposés et lieu : 
Initiation sport de combat / jeux plein air / sports collectifs / badminton / ping pong / natation /swing golf /initiation escalade/sports acrobatiques/ accrosport gym / ultimate/king-ball. 

Stade de Vaugneray et de Brindas, Gymnase de Brindas et de Vaugneray, Piscine de Vaugneray. 

Sorties exceptionnelle du Vendredi 
Départ et retour Vaugneray : 
  • Au programme semaine n° 1 le vendredi 10 juillet sur le site de Thoissey (01) Tcoukball et kayak 
  • Au programme semaine n° 2 le vendredi 17 juillet descente rafting et descente du Pilat en trottinette sherpa. 
Horaires et tarifs : 
Accueil de 8h30 à 17h30 les enfants seront déposés et récupérés directement sur les sites où les activités seront proposées, pique nique apporté par les enfants. 

  • Semaine n° 1 : La semaine de cinq jours du lundi 6 au vendredi 10 juillet stage omnisport. Prix adhérents USOL : 200,00 € Non adhérents : 210,00€ (Assurance)  
  • Semaine n°2: La semaine de quatre jours du lundi 13 au vendredi 17 juillet stage omnisport (pas d’activités le 14 juillet) Prix adhérents USOL : 170,00€ Non adhérents : 180.00€ (Assurance) 
Possibilité de régler en trois fois, retrait en mai, juin et juillet. Chèques vacances acceptés. Possibilité de délivrer des attestations pour les CE 

Condition d’ouverture des Stages : 
Minimum requis : 20 enfants, maximum 24 enfants. 

Inscriptions:
Réservations Prioritaires aux adhérents de l’USOL du mercredi 6 mai au vendredi 22 mai 2015. A partir du mardi 26 mai inscriptions ouvertes à tous. 
Tous les renseignements sur http//www.usol.fr. 
Les inscriptions se feront soit par tél : 06 62 86 99 33 de 9h à 12h mardi jeudi vendredi.

Soit par mail : thierrypardin@yahoo.fr