UNION POUR L'AVENIR DE VAUGNERAY

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mercredi 30 mai 2018

Les arbres « remarquables » sont des monuments d’Histoire

Les arbres « remarquables » par leur ancienneté ou comme témoins de notre mémoire collective doivent être protégés à la manière des monuments historiques.
Ci-dessous, les trois magnifiques tilleuls  de Châteauvieux (Yzeron) plantés sous Sully il y a plus de quatre siècles, tellement imposants que les hautes branches sont étayées par de grosses sangles.


Les arbres ne bénéficient aujourd’hui d’aucune protection équivalente aux monuments historiques.

Et pourtant, quand un arbre a une taille ou une esthétique exceptionnelle, qu’il a une vie qui nous rappelle des grands moments de notre Histoire ou qu’il est d’une essence rare… ne peut-on considérer qu’il fait partie de notre patrimoine au même titre que le sont certains bâtiments classés ?
Objection maintes fois avancée : on ne peut pas classer au patrimoine des « monuments vivants » car ils sont mortels !
Les monuments bâtis sont-ils immortels ?
À y regarder de plus près, des arbres peuvent être plus vieux que bien des bâtiments classés. Le robinier du square Viviani, à Paris, planté en 1601 sous Henri IV, issu du premier acacia rapporté des Amériques, est contemporain de la place des Vosges. L’olivier de Roquebrune-Cap-Martin a connu la chute de Rome. Et l’arbre le plus vieux du monde, un pin californien, a démarré sa vie en même temps que la pyramide de Kheops !
Ce sont aussi des témoins de notre mémoire collective. Le chêne d’Oradour-sur-Glane, témoin silencieux de l’horreur, constitue un lieu de mémoire important pour les générations passées et à venir.
Le chêne d’Oradour-sur-Glane (Centre de la Mémoire d'Oradour-sur-Glane).

Malgré cela, nous ne nous sommes jamais intéressés à la protection des arbres comme élément de notre patrimoine. Si les plans locaux d’urbanisme (PLU) permettent depuis 1993 de classer des arbres localement, ils restent à la merci des projets de construction et rien n’empêche vraiment leur abattage et encore moins leur élagage.

Replanter des jeunes arbres ne permet jamais de compenser la valeur historique ou esthétique qui disparaît 

Il ne s’agit bien évidemment pas d’empêcher toutes les coupes, car tous les arbres ne se valent pas. Mais arracher des arbres centenaires, comme ceux de la place de la Nation à Paris ( ou du programme immobilier de la Baviodière à Vaugneray!) ne doit plus être un acte anodin. Penser l’urbanisme en y intégrant l’impératif de conserver les arbres les plus remarquables et classés comme tels, doit devenir la règle. 
Car replanter des jeunes arbres ne permet jamais de compenser la valeur historique ou esthétique qui disparaît. Sans parler des bénéfices de rafraîchissement de l’air qu’offre une grande ramure de feuillages en comparaison d’un arbre de petite ou moyenne taille : dans les années futures de réchauffement climatique et de canicule dans les villes et villages, la destruction des grands arbres s’avérera une lourde erreur urbanistique.
Aujourd’hui, celles et ceux qui se battent pour protéger les arbres remarquables sont démunis et ne disposent d’aucun outil réglementaire fort. Cette protection repose sur le militantisme d’associations ou d’élus locaux sensibles à cette question.
Comme le patrimoine historique, le patrimoine vivant des arbres remarquables doit être inventorié, entretenu et protégé.
Une occasion de réparer cette anomalie s’offre à nous : l’examen du projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Élan), qui doit réformer notre droit de l’urbanisme!
Le projet de loi Élan sera discuté en séance publique à l'Assemblée Nationale à la fin du mois de mai. C’est l’occasion d’intégrer enfin, dans le droit, la protection véritable des arbres remarquables.

D'après Yann Wehrling, Reporterrre.net, 18 mai 2018


Lire aussi : Les arbres, des « humains du règne végétal »


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Libellés : arbres, Environnement, Urbanisme

vendredi 30 mars 2018

Comment on a interdit aux enfants de marcher

d'après terraeco.net 25.09.2014


Les jeunes enfants ne se déplacent presque plus à pied. Une tendance inquiétante qui en dit long sur la tristesse de nos rues.

Choisissez, au hasard, un film qui montre une sortie d’école primaire. Si l’extrait est tourné dans les années 1950 ou 1960 – faites le test avec Mon Oncle ou la Guerre des boutons – alors vous verrez la majorité des enfants quitter l’école à pied.


Mais plus le film est récent, plus la probabilité que l’écolier reparte en voiture est grande. Si vous n’avez pas envie de fouiller votre cinémathèque, jetez donc un œil dans la rue : la quasi-totalité des écoliers ne sont plus piétons mais passagers.
Les – trop rares – études consacrées au sujet confirment que les enfants marchent de moins en moins. Une enquête menée en Languedoc-Roussillon en 2008 et publiée par le CGDD (Commissariat général au développement durable) estimait que « 70% de tous les déplacements des enfants de 6 à 14 ans sont effectués en voiture ». Une autre enquête publiée par le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) en 2007 sur les trajets vers l’école primaire à Lille et à Lyon montrait que, même dans les grandes métropoles, les enfants vont de plus en plus souvent et majoritairement à l’école en voiture-passager.

De plus en plus d’obstacles
Pourquoi marchent-ils si peu ? Parce qu’on leur interdit ! 
Le médecin britannique William Bird l’a montré en suivant une famille, la famille Thomas, qui vit et marche depuis quatre générations dans la même ville de Sheffield, dans le nord de l’Angleterre. En 2007, il a publié une carte sur laquelle on peut voir le rayon des déplacements autorisés à l’âge de 8 ans se réduire au fil des quatre générations.
En 2007, le jeune Ed Thomas avait le droit, à huit ans, d’aller seul au bout de sa rue à moins de 300 mètres de sa maison, sa mère Vicky avait, en 1979, le droit d’aller seule à la piscine à 800 mètres de chez elle, son grand-père Jack pouvait, en 1950, aller au bois à plus d’1,5 km de chez lui et enfin son arrière-grand-père George en 1919 était autorisé à aller pêcher à près de 10 km de chez lui.
« Les jeunes enfants n’ont bien sûr pas l’interdiction de marcher, mais ils font face à beaucoup d’interdictions dans la rue. Ils ont tous des limites spatiales à ne pas franchir autour de leur logement. Ça peut être un arbre ou une maison qui a été désignée par les parents. C’est souvent très restreint. En général, avant le CM2, les enfants n’ont pas le droit de traverser leur rue », décrypte l’anthropologue et urbaniste Pascale Legué qui a mené plusieurs enquêtes sur ce sujet en France depuis le début des années 1990, notamment en accompagnant les jeunes enfants dans leurs déplacements.
La faute à la voiture
Depuis quand ces interdits se sont-ils multipliés ? 
La chercheuse cite les travaux de l’historien Philippe Ariès, qui montrent que l’enfant a commencé peu à peu à perdre son rôle social dans la ville au XIXe siècle. Mais, précise-t-elle, c’est au milieu du XXe siècle que démarre « l’abandon de la rue par les enfants ». « L’enfant qui court ou qui joue dans les rues a disparu de nos imaginaires sur la ville, sa place est maintenant dans des espaces réservés, les parcs, les aires de jeux ou au bas des immeubles », note la chercheuse. La faute, selon elle, principalement à la voiture et aux urbanistes qui « ont conçu la ville pour les adultes motorisés ». Le jeune enfant étant moins capable d’interpréter et de réagir face à la vitesse d’une voiture, on lui a tout simplement retiré son droit de cité.
Mylène Coulais, 56 ans, dont la famille vit depuis 4 générations à Chauray, dans la grande périphérie de Niort (Deux-Sèvres), a bien voulu se pencher pour nous sur l’histoire de la marche dans sa famille. « Ma grand-mère est née en 1916. Quand elle était toute jeune enfant, elle allait au lavoir à pied à 500 mètres de chez elle, et un peu plus tard à pied dans le village d’à côté à 5 ou 6 kilomètres de là. Mes parents n’allaient pas si loin à pied mais ils allaient seuls à l’école, en rejoignant les autres enfants sur le trajet. Moi aussi j’y allais seule et je rentrais à pied le midi, ça faisait beaucoup de marche », se souvient-elle.
 2016- La ville vue par les enfants de l’école élémentaire publique Victor Schoelcher de Guer (56)
« Quand ma fille Emilie a été en âge d’aller à l’école, celle-ci avait changé de place parce que le village avait beaucoup grossi. Quand j’étais petite on était 500 habitants dans le village, maintenant on est 5000 dont beaucoup de gens qui travaillent à Niort. La municipalité a aussi mis en place un réseau de bus gratuit pour l’école donc mes enfants y sont allés en bus ou en voiture. Mais, même en dehors du trajet pour l’école, c’est vrai que les enfants ont arrêté de marcher. Avant on allait au sport à pied maintenant on les y conduit. On les laissait aller faire des courses à l’épicerie mais maintenant ça ne se ferait plus, d’ailleurs il n’y a plus d’épicerie, on va au supermarché. Par contre on a commencé à créer un réseau Pédibus pour que les parents accompagnent les enfants à l’école à pied. »
A Vaugneray,  pour l'école publique du centre  une ligne pédibus existe au départ "des Alouettes"

Quel rapport au monde pour les enfants ?

Ces changements ont des conséquences importantes pour les enfants. 
Déjà, on constate qu’ils sont moins endurants qu’il y a 30 ans : leurs capacités physiques ont régressé de 2% par décennie. Or les spécialistes en conviennent : une pratique prolongée et quotidienne de la marche pourrait suffire à enrayer ce déclin.
L’architecte Sabine Chardonnet-Darmaillacq s’inquiète également : « Quelle est la représentation de ce que c’est qu’être dehors et de ce qu’est la rue quand on a nous a interdit d’y marcher toute notre enfance ? C’est le rapport au monde des enfants qui est transformé. » Pour leur rendre le droit de marcher, l’urbaniste Thierry Paquot propose d’interdire la circulation des voitures autour des écoles 15 minutes avant et après l’entrée et la sortie des élèves.
Quels remèdes ?
Vaugneray, école maternelle publique du centre
Vaugneray, rue des Ecoles
L’urbaniste Pascale Legué propose également de repenser le devant des écoles : ces endroits où « on a mis des barrières pour éloigner les enfants de l’endroit prévu pour se garer ou circuler». 
Elle cite, sans la nommer, l’exemple d’une commune de Vendée qui a envisagé un temps de transformer la large avenue devant ses deux écoles mitoyennes en un espace totalement piéton. 
Cette commune y a renoncé, face à l’opposition parentale. 
« L’espace devant les écoles pourrait devenir un espace d’échange et de jeu, on pourrait aussi implanter des jardins et en faire un lieu de vie pour toutes les générations. Au lieu de ça on pense tout pour la voiture et on cantonne ensuite chacun dans ses espaces réservés », déplore-t-elle. 
Les pas perdus des jeunes enfants sont décidément un très beau miroir de nos villes...

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Libellés : Circulation, écoles, Urbanisme

jeudi 15 février 2018

Conseil municipal du 12 février: Salle des Fêtes, vogue la galère!


Un seul point à l'ordre du jour pour cette réunion extraordinaire du Conseil municipal: permettre au plus vite le démarrage des travaux pour la rénovation-extension de la salle des fêtes Armand Haour. Mais quels travaux!
Voyez plutôt.

Le Conseil municipal a donc dû délibérer pour désigner les entreprises retenues pour cette réhabilitation. 15 lots sur 17 sont pourvus. Restent à pourvoir deux lots, menuiseries extérieures et serrurerie déclarés infructueux et relancés, mais qui n'ont pas d'incidence sur le démarrage des travaux.

L'estimation était de 1 263 000 € HT, le résultat de la consultation est évalué à 1 238 000 HT, sous réserve que les deux lots non encore pourvus entrent dans les clous de l'estimation. A noter le coût du désamiantage, 54 289 € HT à lui tout seul...

Nous n'avons aucune réserve sur le déroulement de la consultation et le sérieux du maître d'oeuvre. 
Notre opposition porte sur le fait que:

- on conserve au centre du village un équipement bruyant, source de nuisances pour les riverains, qui aurait pu être délocalisé utilement. C'était le moment ou jamais.

- on aurait pu à la place réfléchir à la meilleure mise en valeur de cet endroit dans une étude globale du centre village. 
Pourquoi pas une vaste halle couverte, abritant une partie du marché, les manifestations de nos associations comme (entre autres) le boudin à la chaudière du Sou des écoles, l'auberge espagnole d'Art'scène, les huîtres de l'école de St Laurent de Vaux... ? Nous ne saurons jamais ce qui pouvait être envisagé, puisque cela n'a jamais été discuté.

- les contraintes dues au bâtiment lui-même, ainsi qu'à son insertion dans l'urbanisme du quartier n'aboutissent en fait qu'à une extension réelle de 85 m². La Maison des Jeunes gagne 65 m². 
Nous rappelons que la place pour une grande Maison des Jeunes, ainsi que pour l'extension de la médiathèque, se trouve sans difficulté dans l'îlot Perrachon. Il n'y a pas de projet actuellement pour ces bâtiments en centre village, qui tombent en ruine...

- on réhabilite à grand frais un établissement des années soixante, conçu selon les normes de l'époque, imbibé d'amiante. 
1,2 million d'euros HT ( 1, 44 million d'euros TTC) pour 150 m², cela fait 8000 € HT (9600 € TTC) le m² ! 
Quel particulier ou quelle entreprise accepterait ce coût sans avoir fait une étude approfondie du projet, et sans avoir consulté ceux à qui ils devront rendre compte? Or, la population, qui paie des impôts et qui paiera l'emprunt, n'a jamais été consultée sur ce projet de réhabilitation de la salle des fêtes...

- par comparaison, nous signalons que la salle de spectacles toute neuve qui sera construite par la CCVL au-dessus des locaux du Centre aéré Ebulisphère, est estimée à 2,5 millions d'euros TTC pour 900 m² et 1200 spectateurs assis (2780 € TTC le m²) ... La salle des fêtes rénovée, elle, ne pourra accueillir au mieux que 400 personnes assises...

Vous comprendrez sans peine pourquoi nous n'avons pas voté l'approbation de ces marchés. Aux 5 voix d'Union Pour l'Avenir s'est d'ailleurs ajoutée la voix d'un autre élu municipal.

Et cela dit, GARDEZ LE  SOURIRE!


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Libellés : Démocratie, salle des fêtes, Urbanisme

mercredi 19 juillet 2017

Conseil municipal du 17 juillet: "Qui peut me faire une soustraction? "

Le Conseil municipal a commencé par un bain de jouvence en accueillant une partie des jeunes Valnégriens qui viennent de passer une semaine en Roumanie à Dabuleni, dans le cadre des échanges avec notre commune jumelle. 7 jeunes participants sur 12 étaient présents et ont fait part de leurs impressions, TRÈS positives. Ils ont été enthousiasmés par la gentillesse de l'accueil, les balades, les activités, les échanges, et sont dans l'attente de recevoir les jeunes Roumains en avril prochain à Vaugneray.



Et puis, en abordant l'ordre du jour, nous avons constaté une nouvelle fois que la préparation des délibérations est souvent approximative.... 

Au menu du Conseil municipal, l'approbation des marchés pour le réaménagement de la maison du parc Vialatoux. Quelques conseillers municipaux ont fait remarquer que le total HT présenté était visiblement faux. A l'examen, il s'est avéré que le lot plomberie-sanitaires avait été compté deux fois, une fois sans option et une fois avec option... Différence 26 630 euros quand même! D'où appel à l'aide du maire "Qui peut me faire une soustraction?" 
Soustraction faite, on s'est aperçu que le total HT présenté était encore faux, de quelques dizaines d'euros cette fois... Fataliste, le maire a alors demandé au Conseil: "Vous permettez qu'on corrige plus tard quelques écarts d'euros?" De guerre lasse, et parce qu'il faut bien que les travaux puissent démarrer, la délibération a été votée. Les marchés pour le réaménagement de la maison du parc Vialatoux ont donc été approuvés pour 340 145 euros environ...

Même flou artistique pour la mise à jour de deux tarifs communaux: aucun problème pour le restaurant scolaire, l'augmentation de 10 centimes à la rentrée (3.80 euros) est raisonnable. Nous avons appris à cette occasion que le tarif repas adultes n'a plus d'intérêt car "depuis que les adultes -les enseignants- ne sont plus servis sur un plateau dans un local annexe, et doivent prendre leur repas avec les enfants, ils ne s'inscrivent plus"...
Discussion plus difficile pour le tarif publicitaire d'un nouveau support de communication: le guide pratique. Ce guide paraîtra au moins tous les deux ans et au plus tous les ans. Le projet de délibération exprimait exactement le contraire! Il a fallu se mettre d'accord sur la correction. Est-ce bien le rôle du Conseil municipal? Quelle confiance pouvons-nous avoir dans la rédaction des textes que nous votons? Quelle est la rigueur du travail effectué en amont? 
Concernant le guide pratique, nous avons voté à l'unanimité une réduction de 25% des tarifs publicitaires pour les acheteurs ayant déjà acheté un encart dans le bulletin communal.

Deux demandes de subvention au Département:
- l'une de 220 000 euros pour le réaménagement de la salle des fêtes: celle-ci a été votée avec 6 abstentions, l'un des conseillers de St Laurent-de-Vaux estimant le montant de l'opération élevé (1 100 000€ HT au minimum) pour le peu d'utilisation qui sera faite de l'agrandissement proprement dit,  et les cinq conseillers d'Union Pour l'Avenir estimant que tout projet de cette envergure doit s'inscrire dans une étude d'ensemble du développement du village, étude qui n'a pas été faite.
-l'autre de 77 000 euros pour le réaménagement de la maison du parc Vialatoux: votée à l'unanimité, avec mission à l'architecte et au maçon de veiller à la conservation et remise en état du mur en pierre jouxtant le parking. A noter que le permis de construire a été demandé pour une parcelle non constructible, ce qui nécessite une révision partielle du PLU, révision qui n'a pas encore abouti actuellement... Il faudra peut-être attendre un peu pour le démarrage des travaux...
Ces demandes de subvention sont peut-être un peu ambitieuses, vu l'état des finances du Département, mais qui ne risque rien n'a rien! 

Enfin 3 délibérations "techniques" votées à l'unanimité complétaient l'ordre du jour:
- fixation d'une clé de répartition pour répartir les dépenses entre le projet logements et le projet parkings pour les terrains récemment acquis à la Maison Blanche: répartition selon le prix des terrains ( et non selon la surface comme indiqué dans la délibération... encore une erreur/approximation?)
- modification du règlement intérieur du Conseil municipal pour inclure les commissions générales, oubliées dans la première version, et pour répondre à une remarque de la Chambre régionale des comptes...
- remodelage du régime indemnitaire pour le personnel communal, en espérant que l'on ira vers une harmonisation de ce régime pour toutes les communes de la CCVL.

Nous avons posé en fin de Conseil municipal deux questions importantes, concernant l'une la navette communale, l'autre l'éclairage public.



Navette communale: nous avons constaté par nous-mêmes des dysfonctionnements importants, principalement le vendredi à 14h au départ du village ou le samedi à 19h dans le sens retour. Le maire, conscient de ces problèmes, mettra en oeuvre deux améliorations à la rentrée: faire circuler deux navettes de 8 places qui se suivront, au lieu d'une seule, et demander un service supplémentaire aux cars Venet... On ajoute des rustines aux rustines! Comment va-t-on pouvoir calculer la rentabilité de cette usine à gaz? (photo: Vendredi 23 juin 14h02, arrêt des Fontanières. La navette communale de 8 places déjà pleine, n'a pu prendre personne. Les refusés attendent à l'ombre le prochain passage...)


Eclairage public: De très nombreuses communes réduisent l'éclairage public entre minuit et 5h du matin, voire le suppriment. Messimy vient de faire un bilan prometteur de son expérience, et Yzeron s'est lancée. Union Pour l'Avenir a donc reposé la question pour Vaugneray. 
A notre grande satisfaction, il semble que les esprits aient favorablement évolué sur cette possibilité, bonne pour les budgets communaux et pour les économies d'énergie, et sans conséquence notable sur la sécurité. La réflexion se poursuivra donc, probablement en commission générale. On avance! 
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Libellés : Conseil Municipal, éclairage public, Transports, Urbanisme

mercredi 22 mars 2017

Conseil municipal du 20 mars: des chiffres, des toitures, et des parrainages!

Longue soirée que celle où l'on vote le budget! 
2017 n'a pas failli à la tradition...
Pour faire court et aller à l'essentiel:
- la commune est bien gérée, en "bon père de famille" comme dit le Code civil. Le résultat des comptes 2016, positif pour 636 000 euros, est supérieur à celui des années précédentes, mais ne crions pas victoire trop vite! Cette hausse est surtout due à l'apport de la trésorerie de l'association du restaurant scolaire suite au passage de la restauration scolaire en régie municipale, mais aussi, il faut le dire, à des économies d'énergie.
- les taux d'imposition 2017 n'ont pas besoin d'augmenter cette année encore.
- les prévisions budgétaires pour 2017 s'équilibrent à 7 051 000 euros en dépenses et en recettes, dont 2 533 000 consacrés à l'investissement: principalement le début des études pour l'extension de la salle des fêtes, la réhabilitation de la maison du parc Vialatoux, l'aménagement des vestiaires au stade, la poursuite du projet de salle d'exposition  au Clos des Visitandines.
Les élus d'Union Pour l'Avenir ont apporté leurs voix à toutes ces délibérations budgétaires, sauf pour le vote du budget 2017 lui-même (4 abstentions). Le choix des investissements qui s'apparente à du bricolage, ne correspond pas à notre vision de ce qu'on pourrait faire de cohérent pour la commune.

Nous avons voté lors de cette séance la seconde partie de la subvention annuelle au théâtre du Griffon: 26 442 euros. Il est réconfortant de constater que le Griffon fait de plus en plus l'unanimité au sein du Conseil municipal: 2 abstentions seulement cette fois-ci, alors qu'il y a quelques années, plusieurs conseillers municipaux votaient contre ce soutien au théâtre...

Et l'on a parlé toitures...
Il fallait décider avant le 27 mars dernier délai ,si oui ou non la commune de Vaugneray voulait s'engager dans une démarche de Plan Local d'Urbanisme Intercommunal. 
Ce transfert de compétences, incité par la loi ALUR de 2014, nécessitait que 25% des communes de la CCVL représentant 20% de la population ne soient pas opposées à cette démarche. Or, Ste Consorce, Pollionnay, et Grézieu ont déjà voté contre. La cause étant entendue, Vaugneray n'a eu aucun mal à leur emboiter le pas... 
Il n'y aura donc pas pour l'instant de PLUi, même si d'autres communes, comme Thurins, défendent farouchement ce progrès de l'intercommunalité, pour plus de cohérence dans la gestion de notre territoire. 
Les élus Valnégriens par 25 voix pour, ont eu le sentiment que le passage en PLUi nous interdirait d'avoir les toitures, les tuiles et les façades que nous aimons, et que notre territoire courrait le risque d'être couvert de toits terrasse... Quant à la cohérence en matière d'habitat, d'économie, de transports, d'équipement, de protection de l'environnement (gestion des remblais entre autres...), il n'en a pas été question ou si peu. 
Les élus d'Union Pour l'Avenir, eux, ont voté CONTRE cette décision frileuse, qui  veut se parer des atours de la sagesse. Le président de la CCVL, premier adjoint de Vaugneray, n'a eu que le recours de s'abstenir, lui qui a défendu le passage en PLUi devant la CCVL et les commissions générales des communes...

Toitures encore... Le Conseil municipal a autorisé CEVIVAL (la Centrale Villageoise des Vallons du Lyonnais) à équiper certains toits communaux de panneaux photovoltaïques. Sont concernés pour l'instant les toitures de l'école maternelle, des logements rue du Moulin à Vent, de la salle des associations rue de la Déserte. Les toits retenus doivent permettre d'implanter 50 m² de panneaux au minimum et être bien orientés. CEVIVAL recherche encore des toits sur toutes les communes de la CCVL. Sa démarche de développement de l'énergie solaire est fortement fédératrice.

Diverses délibérations purement administratives nous ont occupé quelques instants: 
- convention avec l'EPORA, établissement public facilitateur de la maîtrise du foncier pour les collectivités locales; 
- permis de construire pour les vestiaires du stade et l'aménagement de la maison du parc Vialatoux; 
- servitude de tréfonds pour une minuscule parcelle communale rue du Moulin à Vent (la servitude de tréfonds permet aux propriétaires respectifs de terrains situés à côté les uns des autres de bénéficier du passage des canalisations alimentant leurs maisons sous les terrains voisins).
- demande de subvention à la Région pour la requalification de la place de la mairie

Depuis janvier 2017 où nous avions déjà conclu une convention avec la SPA pour la stérilisation de chats errants, il apparait que cette convention n'est pas suffisante: le printemps est là et les matous vont s'adonner de plus belle au ChamaSutra! C'est donc la fondation 30 millions d'amis qui apportera son soutien financier à cette noble lutte, par convention avec la commune, et nous l'en remercions.



Une motion de dernière minute a été adoptée à l'unanimité pour alerter sur un nouveau mode de calcul d'une indemnité concernant les agriculteurs,l'indemnité compensatrice de handicap naturel (ICHN): il semble que les agriculteurs situés dans des communes non classées en totalité en zone de montagne (c'est le cas de Vaugneray) ne pourront plus bénéficier de cette indemnité et risquent d'être fortement lésés. 

Le meilleur pour la fin, les parrainages!
Intervention d'UPA: C’est avec surprise que les conseillers municipaux et la population ont découvert dans la presse que le Maire de Vaugneray, le Maire Délégué pour St Laurent de Vaux et le Président de la CCVL, tous trois membres du Conseil municipal de Vaugneray, ont unanimement parrainé, sans se concerter semble-t-il, le même candidat à l’élection présidentielle : Mr Nicolas Dupont-Aignan.  
Monsieur le maire a apporté son point de vue: " J'ai parrainé deux fois le Parti des Travailleurs, je parraine le premier qui vient me voir, on ne porte pas le parrainage comme un étendard..."
Monsieur le Maire délégué pour St Laurent de Vaux a indiqué qu'il n'avait " concerté personne", et que "parrainer ne veut pas dire soutenir".
Le Président de la CCVL a le plus développé son argumentaire, indiquant qu'il avait été séduit par des thèmes concernant la CCVL, comme le thème du logement, et qu'il s'agissait de permettre démocratiquement à de petits candidats de pouvoir s'exprimer. 
Certes, le choix de parrainage est un acte personnel, mais il n’est pas moins vrai que c’est la position de responsable d’exécutif local qui ouvre cette possibilité de parrainage. En démocratie représentative, les élus représentent les électeurs. 
Or ces parrainages n’ont pas été  débattus, sinon en conseil municipal, tout du moins en commission générale, comme cela se fait dans de nombreuses communes, voire avec la population-même comme cela se fait ici ou là… 
La question de savoir ce que l'on représente quand on fait acte de parrainage: son Conseil municipal ou Comité syndical, son parti, son avis personnel...n'est décidément pas tranchée!



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Libellés : Conseil Municipal, Urbanisme

jeudi 6 octobre 2016

Téléchargez "Remblais à Gogo" sur votre smartphone!

Un nouveau jeu vidéo vient de faire son apparition à Vaugneray, et il risque fort de supplanter le désormais célèbre jeu "Pokemon Go".

Ce jeu, très simple en apparence, consiste, à l'aide d’indices, à trouver le maximum de remblais disséminés dans la commune de Vaugneray. 




















Pour jouer, il suffit de télécharger l'application "Remblais à Gogo à Vaugneray" sur son smartphone ou sa tablette (disponible pour iphone ou androïd). Le jeu est gratuit.


Si vous croisez quelqu'un les yeux rivés sur son smartphone ou sa tablette sur les routes et les chemins de Vaugneray, c'est que cette personne ne cherche pas un pokemon, mais un remblai.
Si certains remblais sont faciles à trouver, d'autres sont très bien dissimulés.
Quelques indices au hasard: cherchez  du côté de Montferrat lieu-dit Les Côtes, ou entre le Martin et le Michon ou à la Girardière...


Le vainqueur sera celui (ou celle) qui aura réussi l'exploit de trouver tous les remblais. Il sera invité à l'inauguration du prochain remblai (ce qui ne saurait tarder), en présence de M le Maire, revêtu de son écharpe tricolore, de ses adjoints et conseillers.


Les élus d'Union Pour l'Avenir ne participeront pas à cette cérémonie, car ils se battent depuis plusieurs mois pour que cessent de manière définitive, les dépôts sauvages de remblais sur la commune.


Pour télécharger l'application
une seule  adresse: unionpourlavenir@gmail.com
 ;-)  
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Libellés : Environnement, Remblais, Urbanisme

mercredi 28 septembre 2016

Remblai sauvage à la Girardière: les dessous de l'affaire!

Encore une fois de la terre de remblai a été déposée sur un terrain sans autorisation.
La mairie "attend" que le propriétaire régularise la situation... Explications. (
Photo Thomas Brugnot, Le Progrès)











Souvenez-vous, il y a quelques mois, les habitants de Pollionnay se dressaient contre un projet de remblais monstrueux qui allait détruire l'un de leurs plus beaux paysages. Le maire de Pollionnay leur a donné raison et fait ce qu'il fallait pour interdire cette décharge.
Les entrepreneurs ne se sont pas découragés, ils ont trouvé un autre terrain... à Vaugneray, en limite de Pollionnay! Pour y accéder et faire passer leurs engins, ils devaient élargir un chemin se situant sur Pollionnay. Le maire de Pollionnay a refusé l'autorisation de transformation du chemin, l'élargissement s'est alors fait de manière illégale dans une zone boisée, et les dépôts de terre ont commencé à Vaugneray... sans autorisation non plus de la mairie de Vaugneray!
Ci-dessous l'article du Progrès de ce jour, 28 septembre 2016, qui fait référence au Conseil municipal du 19 septembre à Vaugneray:
 
"Les randonneurs qui empruntent le chemin reliant Saint-Bonnet-le-Froid au hameau de Montferrat tombent sur un imposant remblai de terre. Le sujet a été évoqué par deux élus, Paul Andreys (liste de Saint-Laurent-de-Vaux) et Olivier Beau (liste Union pour l’Avenir), lors du dernier conseil municipal.

La colère du maire de Pollionnay

Le dépôt du remblai, qui proviendrait d’un chantier de Sainte-Foy-lès-Lyon, a été effectué par un entrepreneur sur le terrain d’un propriétaire privé. « Ce n’est pas la première fois que cela se produit avec cette personne, il a un autre chantier de remblai sur la commune », déplore Olivier Beau au sujet de l’entrepreneur. « Je ne comprends pas pourquoi la municipalité n’arrête pas un chantier comme ça car le terrain est situé en secteur ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique) », ajoute-t-il.

Interrogé le maire de Vaugneray, Daniel Jullien, indique que le propriétaire s’est engagé à étaler la terre et à enlever les cailloux. Il précise que ses services se sont assurés du contenu du remblai auprès de l’entreprise de transport. « Ce genre de cas revient périodiquement, commente-t-il. Une fois que le terrain est revenu en prairie, cela ne pose plus de problème mais il est vrai que c’est choquant ».

Le maire indique aussi qu’il a sommé le propriétaire de régulariser la situation. 

Le terrain est situé en limite communale. L’acheminement de la terre de remblai a été effectué par le chemin de la Pépinière, situé sur la commune de Pollionnay, qui a été élargi pour permettre le passage de camions. Jean-Pierre Marquier, maire de Pollionnay, est très remonté: «Le propriétaire et l’entrepreneur ont déposé une demande que j’ai refusée en avril dernier. Ils ont fait des travaux sur le domaine public sans autorisation, dans une zone boisée, pendant l’été. La gendarmerie est venue constater les dégâts et j’ai intenté une action contre le propriétaire en saisissant les services juridiques de la Direction départementale des territoires. »

De notre correspondant local Thomas Brugnot"

Le journaliste souligne avec raison "la colère du maire de Pollionnay" qui a fait appel à la gendarmerie pour constater le délit, mais on ne peut malheureusement pas en dire autant du maire de Vaugneray. 

En effet, le maire de Vaugneray indique que le propriétaire s'est "engagé à étaler la terre et enlever les cailloux". Même si c'est vrai, on ne voit pas pratiquement comment une telle opération est possible avec des dépôts de 10 m de haut sur une telle surface! Plusieurs conseillers municipaux ont confirmé cette impossibilité et donné raison à Olivier Beau, à UPA, et à Paul Andreys. Pourtant le maire est convaincu que ce dépotoir deviendra une belle prairie, et l'a affirmé haut et fort dans ce Conseil municipal de septembre. Pas d'interdiction de dépôt, pas d'arrêt du chantier, mais une simple proposition à l'entrepreneur de régulariser sa situation en déposant une demande d'urbanisme... 
Cela signifie-t-il que le maire connait par avance la position de la commission d'urbanisme? Celle-ci ne s'est pas encore penchée sur la demande de régularisation. Pourrait-elle la refuser? Oui en théorie, mais c'est sans compter sur l'influence du maire.

Plusieurs conclusions: 

  • Ce remblai sauvage n'est pas une simple incivilité, c'est un délit. Il relève du Code de l'urbanisme, du Code de l'environnement et du Code pénal!
  • Ce qui a été déclaré inadmissible à Pollionnay au nom de la loi, est admis, régularisable, et bien accueilli à Vaugneray! Faites-le savoir...
  • Selon la tête du client, et à fortiori si le client est une "forte tête", toute demande illégale auprès du maire a ses chances d'être entendue, admise, et régularisée à Vaugneray!

Notre maire pouvait déjà s'attribuer le titre de Monsieur Transports en Commun, on pourra désormais l'appeler aussi Monsieur Remblais!

Pour plus de renseignements, ou pour envisager des actions possibles, contactez-nous! 


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Libellés : Environnement, Remblais, Urbanisme

mardi 10 mai 2016

Et la ville la plus dangereuse de France est ...


36 cartes pour recenser les risques "près de chez vous": L'association Robin des bois a récemment publié un "Atlas de la France toxique". Une base de données qui recèle des surprises et dresse un état des lieux assez alarmant.

> Lyon où le nombre de sites sensibles est le plus important

C'est à Lyon que le nombre de sites sensibles ou contaminés est le plus important selon le décompte de l'association. On en dénombre 68, dont trois sont classés Seveso, autrement dit présentant des risques d'accidents majeurs. La capitale des Gaules et de la pétrochimie, avec son laboratoire P4 Jean Mérieux qui étudie les virus mortels, surclasse Marseille, avec 50 sites pollués dont deux classés Seveso. Paris, n'héberge aucun site considéré comme dangereux, selon Robin des bois.

> L'air moins respirable à Marseille

La concentration de particules fines est en revanche la plus importante à Marseille (31,8 µg/m3), devant Lyon (29,5 µ/m3) et Paris (27 µ/m3), contrairement à ce qu'on pourrait croire. La cité phocéenne pâtit notamment des deux autoroutes qui desservent le centre-ville et de la présence de nombreux bateaux de croisière. D'autant que, comme le précise France 3, trois voitures sur quatre roulent au diesel à Marseille. Les trois principales villes de l'hexagone dépassent les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé.

> Les déchets radioactifs de Paris

Les déchets radioactifs eux, sont plus présents à Paris, bien qu'aucune centrale nucléaire ne soit installée à proximité de la capitale. Ces déchets sont stockés dans 36 sites: hôpitaux, centres de recherches, ou industries... Lyon et Marseille comptent chacune 14 sites, précise l'"Atlas de la France toxique".
Comme le précise l'association dans Le Parisien, les villes ne sont pas les seuls lieux pollués de France. Sites industriels ou Seveso, amiante, pesticides, les pollutions sont multiples et réparties sur tout le territoire.
D'après BFM TV -A.D. 3 mai 2016
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Libellés : Environnement, Urbanisme, vie quotidienne

mardi 19 avril 2016

Conseil municipal du 18 avril: Où vont les déchets de la Métropole?

Ce Conseil municipal de printemps promettait d'être léger, vu l'ordre du jour. Dans ce cas-là c'est l'occasion  d'aller plus avant dans les dossiers (logement social, fourniture d'électricité...) et d'aborder des sujets divers (séjour des jeunes roumains, remblais, sécurité routière...). C'est ce qui s'est passé, à la satisfaction de tous.
Un Conseil synthétisé en trois points: Délibérations - Communications et questions diverses - et... Le meilleur pour la fin, sur le problème des remblais!
Bonne lecture! Et n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires ;-)

Ce remblai est sur Vaugneray. Trouverez-vous où il se situe?
Délibérations:

Impôts locaux - Rectification du taux de la taxe sur le foncier non bâti: Lors du vote des taux d'imposition en mars, la commune n'avait pas connaissance de toutes les subtilités fiscales liées à la fusion avec St Laurent de Vaux. Celles-ci nous imposent une légère diminution du taux voté en mars (41,04% au lieu de 41,26%). Pas de quoi fouetter un chat! Unanimité du vote.

Logements sociaux: Le constat de carence dressé par l'Etat sur le nombre de constructions de logements sociaux à Vaugneray pendant la période 2011-2013 a deux conséquences:
-le paiement d'une pénalité importante (prévue au budget) et 
-l'obligation de passer contrat avec l'Etat et avec la CCVL(qui porte le programme local de l'habitat) sur des engagements de construction pour 2014-2016 et 2017-2019.
Pour 2014-2016, l'objectif est de 44 logements sociaux, dont 30% minimum de logements à loyers bas pour les personnes les plus en difficulté (financés par des PLAi) et 30% maximum de logements à loyers plus élevé (financés par des PLS), le logement social classique (financé par des PLUS) devant s'intégrer dans ce schéma.
Pour cette période, le nombre de 44 logements sociaux est déjà atteint, mais il n'y a que 14 % de logements en PLAi (très sociaux), alors que les PLS sont à plus de 25%...
Pour 2017-2019, l'objectif est de 45 logements sociaux, mais les opérations programmées sont également déficitaires en PLAi. Il est clair que les promoteurs se font "tirer l'oreille" pour réaliser des logements sociaux accessibles aux catégories les plus modestes. 
Par ailleurs, périodes de référence légale et programmations des promoteurs ne sont pas en phase: une opération importante peut très bien ne pas être prise en compte, ou prise en compte au mauvais moment, car achevée trop tôt ou trop tard, ce qui pénalise automatiquement la commune...
Ces difficultés ont été rappelées par Union Pour l'Avenir. Le maire en est bien conscient mais souligne le manque de leviers dont dispose la commune pour influencer les promoteurs. Le contrat de mixité sociale passé avec l'Etat et la CCVL doit permettre quelques avancées: information en amont sur les demandes de conventionnement, Comité de suivi... Il a été approuvé à l'unanimité par le Conseil municipal moins une abstention.

Régularisation du tracé du chemin du Pigeonnier au Cumet: "Le chemin s'est déplacé parce qu'il y a trop de pente" a dit le maire! Deux propriétaires privés sont concernés et voient leur surface cadastrale amputée de 61m², alors que la commune récupérera 109 m², à charge pour elle de réaliser des places de stationnement supplémentaires. Unanimité du vote.

Théâtre du Griffon, modification des représentants du Conseil municipal au sein du Comité de pilotage: Ghislaine Fromm et Jean-Jacques Moreau (UPA) remplaceront Joëlle Chamarie et Olivier Beau (UPA). Une façon de faire tourner notre présence dans les lieux qu'on aime! Unanimité des votants.

Les remblais de Vaugneray (suite): où voit-on celui-ci?


Communications et questions diverses:

Contrat avec ENGIE pour la fourniture d'électricité des bâtiments communaux: 29 bâtiments sont concernés, 7 fournisseurs ont été consultés et le dossier a été examiné au Comité consultatif développement durable. Engie a fourni la meilleure offre: 7% d'économie sur le montant TTC de la dépense annuelle, soit environ 4 100 €, pour une énergie garantie 100% renouvelable. Le tarif est garanti sur 2 ans. Pour ce qui concerne l'éclairage public, changer de fournisseur n'est pas intéressant, car toute amélioration supposerait le remplacement des compteurs ce qui reviendrait trop cher par rapport aux économies possibles.

De fil en aiguille, et à l'opportune initiative d'une ancienne adjointe au maire, la discussion s'est portée sur la mise en place des compteurs Linky pour remplacer les compteurs d'électricité actuels.
Une partie de l'auditoire, dont UPA, a souligné que ce changement se fait surtout dans l'optique d'un gain de productivité pour l'entreprise, l'intérêt du particulier semblant moins évident, surtout celui des personnes électrosensibles... Les anciens compteurs ne sont pas recyclables, de même que... les agents, dont le métier de releveur va disparaître. Quant aux créations d'emplois, elles ne seront que temporaires, le temps de la mise en place du dispositif. L'aspect développement durable et social semble donc discutable. Le principe de précaution dans ce dispositif est abordé avec une certaine légèreté,  ce qui a amené certains pays (Canada, Allemagne) ou communes à en refuser la mise en place. A noter: les particuliers ont eux aussi le droit de refuser les compteurs Linky même si votre fournisseur préféré vous affirme le contraire!
Le maire ayant refusé catégoriquement que la commune puisse délibérer sur la mise en place de ces nouveaux compteurs, le choix relèvera donc de chacun d'entre nous. 
Voir entre autres sites:  http://refus.linky.gazpar.free.fr/quelles-consequences.htm
Pour l'eau également: le maire a indiqué que les compteurs dits "intelligents" se positionnent aussi pour remplacer les compteurs d'eau. Le nouveau contrat d'affermage qui doit intervenir au 1er janvier 2018 fera en effet, une bonne place au télé-relais. Nous reparlerons donc de cette question.

Le KIJ (Kiosque Infos Jeunes) a été officiellement lancé. Vous trouverez tous les détails dans le bulletin communal. On peut le questionner en mairie les lundis, mardis et samedis (matin), mercredis, jeudis et vendredis (après-midi), ainsi qu'à la MJC les mercredis et samedis (après-midi), et à la médiathèque les lundis et jeudis de 16H30 à 18H30.

Coopération Vaugneray-Dabuleni: Le séjour des jeunes roumains début avril, dans lequel certains conseillers d'UPA se sont d'ailleurs investis, devrait être suivi d'un séjour d'adultes en Roumanie en juillet 2016, puis d'un nouvel échange de jeunes en juillet 2017 et avril 2018. Intéressant: des échanges de stagiaires ou d'élèves en formation universitaire ou professionnelle peuvent être étudiés, c'est une piste à développer!

Restaurant scolaire: l'association de gestion, qui procède à la vente des tickets, se heurte à l'interdiction légale de manier de l'argent public. Il faudra donc avant la rentrée de septembre, entériner la création d'un véritable restaurant municipal, qui fonctionnera en régie. L'association continuera à s'impliquer dans le cadre d'un Comité de pilotage, comprenant des parents et des conseillers municipaux.

Sécurité routière: Les récents accidents graves voire mortels route de Bordeaux mettent en évidence la dangerosité de la portion Maison Blanche - Quatre Chemins. L'absence de piste cyclable est patente (s'il y en avait une, encore faudrait-il l'entretenir régulièrement), les rond-points promis se font attendre... question de moyens et de priorités pour le département. Pour l'instant, statut quo!

Le meilleur pour la fin:

Les remblais de Vaugneray (suite): le plus célèbre!


Remblais: UPA a soulevé une nouvelle fois le problème des remblais à Vaugneray, rebondissant sur le combat des habitants de Pollionnay qui ont stoppé la mise en place d'une décharge de 25 000 m3 sur leur commune, au lieu-dit Ponce. 
Où ces remblais de Pollionnay vont-ils trouver preneur, où vont les déchets de la Métropole? 
A Vaugneray, UPA a recensé 7 chantiers en cours, faisant ou non l'objet d'une déclaration et d'une autorisation de la mairie, ou totalement illégaux, ou simplement "à surveiller car laissant pressentir une évolution": au Cumet, aux Roches, vers Montferrat, la Combe, le Martin, Pierre Blanche... 
Que se passe-t-il quand la route est dégradée, quand le chantier excède l'autorisation municipale, quand il n'y a pas d'autorisation du tout? 
Comment sont contrôlés les contenus des remblais (on a pris en photo des machines à laver, des radiateurs, des pneus...)?
Il nous semble qu'à Vaugneray, on se base surtout sur le Code de l'urbanisme et moins sur le Code de l'environnement. Question de culture municipale, d'histoire locale... 
Des progrès ont été faits quant aux déclarations et autorisations, quant au suivi des avis de la commission d'urbanisme, et UPA y est pour quelque chose. Mais en premier lieu, c'est du ressort de chacun d'entre nous de se sentir responsable de l'environnement.
Pour cette raison, UPA, qui a intégré dans ses statuts la protection de l'environnement, veut initier un vaste travail qui devrait intéresser nombre d'entre vous, sur le thème : "Où vont les déchets de la Métropole?" 
Nous souhaitons relever suffisamment d'informations, en lien notamment avec la FRAPNA, pour intéresser les médias (presse écrite, radios, TV) à cette question, qui dépasse largement le cadre de Vaugneray. Contactez-nous pour participer à ce travail!

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