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jeudi 11 janvier 2018

Electricité verte = arnaque? Probablement, sauf un opérateur peut-être...

Chaque opérateur propose désormais des offres « vertes », censées vous permettre de ne consommer que de l’électricité d’origine renouvelable. Que cachent réellement ces propositions aux apparences écolos ?

C'est devenu systématique : chaque fournisseur de courant propose à ses clients au moins une « offre verte », leur permettant de se fournir « uniquement en électricité d’origine renouvelable ». Et rien de plus facile que de changer de fournisseur, un simple mail ou appel téléphonique est suffisant.
EDF propose depuis peu une "offre verte", avec un peu de retard, alors que Engie (ex-GDF – Suez) et Direct Énergie, les deux principaux concurrents de l’opérateur historique, s’étaient déjà lancés dans l’aventure depuis plusieurs mois. De plus petites entreprises se sont, pour leur part, entièrement construites sur cette promesse. Dans la liste de ces fournisseurs d’électricité verte, on trouve même Total Spring, filiale du géant pétrolier, que l’on a connu moins pressé de mener la transition énergétique… Alors, comment expliquer un tel engouement ?

D’abord, assurément, parce que la demande est là. Dans un marché ouvert à la concurrence depuis désormais dix ans, plus de vingt fournisseurs proposent leurs services aux particuliers. Ils doivent donc rivaliser d’imagination pour séduire le chaland. Or, une partie importante de la population adhère à l’idée d’encourager la transition énergétique. En l’occurrence, elle le fait d’autant plus facilement que les prix du « vert » ne sont pas forcément plus élevés que les autres. Il n’y aurait donc plus qu’à attendre que chaque abonné·e souscrive à une offre de ce type pour pouvoir déclarer achevée la transition énergétique ?! Pas si simple...

LE NUCLÉAIRE VERT…


On comprend en se posant cette question que les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît. Notamment parce que le mix électrique français est ce qu’il est : environ 72,3 % de nucléaire, 12 % d’hydraulique, 6,6 % de gaz, 3,9 % d’éolien, etc. (1) Est-ce que les « offres vertes » feront évoluer ce mix vers plus de renouvelable ? Rien ne le certifie. Pire : il n’est pas impossible qu’en y souscrivant, votre argent finance… l’industrie nucléaire !

Toute électricité produite est injectée sur le réseau général. Ainsi, quelle que soit l’offre à laquelle vous avez souscrit et le fournisseur que vous avez choisi, votre habitation sera alimentée avec de l’électricité « grise », faite du mix électrique global décrit plus haut
La promesse repose donc sur le système des Garanties d’origine, comme l’explique Total Spring sur son site internet : « Les fournisseurs d’électricité verte achètent ces Garanties d’origine à hauteur de la consommation de leurs clients, garantissant ainsi que pour tout kWh consommé, l’équivalent en électricité verte est injecté dans le réseau. » 
Si Total Spring vend pour 1000 kWh d’électricité d’origine renouvelable à ses clients « écolos », il doit, en face, pouvoir aligner des certificats de Garanties d’origine équivalent à ces 1000 kWh. À qui les achète-t-il ? À n’importe quel producteur d’énergie renouvelable : un particulier, une entreprise, une collectivité qui fait fonctionner des panneaux solaires, des éoliennes, un barrage hydroélectrique…
Mais, et c’est le noeud du problème, il n’est pas obligé de lui acheter son électricité renouvelable, décorrélée des garanties d’origine qui vont avec… Concrètement, voilà ce que cela peut donner : pour livrer l’énergie à ses clients ayant souscrit à son offre verte, un fournisseur peut acheter les kWh dont il a besoin à EDF via le système de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) et, parallèlement, acheter les Garanties d’origine à un producteur d’électricité verte. Il vend ainsi de l’électricité nucléaire estampillée « renouvelable ».

QUELQUES DIZAINES DE CENTIMES


Or, des garanties d’origine, l’Europe n’en manque pas. Le marché est notamment inondé des certificats norvégiens, issus de la production hydroélectrique du pays scandinave. Certains fournisseurs jouent donc, en plus du côté « vert », sur le côté « local » de leur offre. 
Total, pour garder le même exemple, promet par exemple « une électricité verte d’origine française ». Mais là encore, il y a de la marge : l’électricité dite verte ( couplée aux Garanties d’origine) représenterait environ 5 % des volumes totaux vendus en France, alors que le renouvelable représente environ 17 % de la production du pays (2). 
Loi de l’offre et de la demande oblige, les garanties d’origine se négocient pour une bouchée de pain, parfois par des grossistes revendant ensuite au détail : quelques dizaines de centimes par Mwh, selon un professionnel du secteur, alors que la quantité d’électricité correspondante se monnaie pour sa part plus de 40 euros (42 euros en passant par l’Arenh) – le cours de l’électricité étant révisé chaque demi-heure. 
Le prix du label vert est ainsi anecdotique pour les fournisseurs d’électricité qui en font à peu de frais un argument commercial. De même, les producteurs bénéficient ainsi, éventuellement, d’un maigre complément de revenu, très insuffisant pour développer de nouveaux moyens de production d’énergies renouvelables. Aucun mécanisme, d’ailleurs, ne les oblige à réinvestir l’argent de leurs garanties d’origine dans le développement de nouveaux moyens de production d’énergie verte.

Nicolas Bérard in https://www.lagedefaire-lejournal.fr/

…………………………………………….
1 – Chiffres RTE.

La pertinence d’Enercoop –"Enercoop, l’énergie 100% verte" Enercoop est une entreprise coopérative qui n’est pas concernée par ce système biaisé des garanties d’origine. En effet, Enercoop se fournit auprès de producteurs appartenant à la coopérative d’électricité renouvelable aussi bien en électricité qu’en garanties, sans décorréler l’une des autres. De plus, ses statuts imposent qu’au moins 57 % des bénéfices soient réinvestis dans le projet de l’entreprise, à savoir encourager les économies d’énergies et promouvoir les énergies renouvelables.

mardi 1 août 2017

Pour une fois qu’on nous demande notre avis sur le nucléaire, on ne va pas bouder notre plaisir !


Un message de Green Peace que nous relayons ci-dessous:


L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lance une consultation publique concernant le projet d'avis qu'elle a publié sur les anomalies de la cuve de l'EPR de Flamanville et de son couvercle. Petit rappel : en juin dernier, l’ASN, sous pression des industriels EDF et AREVA, a donné un feu vert de principe à la cuve de l’EPR, malgré ces anomalies graves. Quant au couvercle, il devra être changé en 2024. Cela signifie que pendant six ans l’EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé…

L’ASN consulte les Français sur cette décision : nous devons répondre à ce passage en force qui marque une nouvelle étape dans la mise en danger des populations par EDF.

Répondre à cette consultation lancée en plein milieu de l’été n’est pas une mince affaire... il ne faudrait pas que ce soit trop facile ! Nous vous proposons ci-dessous un petit guide pour faire de cet exercice digne des 12 travaux d’Astérix un jeu d’enfant :

1) ETAPE 1 : Créez votre compte ! 


2) ETAPE 2 : vous avez dû recevoir un e-mail de l’ASN. Validez votre compte ! 


3) ETAPE 3 : vous pouvez ENFIN participer. Rendez-vous tout en bas de la page de consultation et laissez votre commentaire ! Nous devons rappeler à l’ASN les points suivants :

La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n'a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d'une rupture brutale !

Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence...comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !

La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n'est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !

Nous n'acceptons pas la prise de risque que constitue l'utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA. 


Ce n’est pas parce qu’on nous complique la tâche qu’on ne va pas le faire : nous avons jusqu’au 12 septembre pour faire entendre nos voix et refuser le danger que nous impose EDF avec ses centrales nucléaires et l’EPR.

Merci !

Participer à la consultation publique
Mehdi, pour l’équipe énergie de Greenpeace  

lundi 5 décembre 2016

Le scandale de l'huile de palme

Le procès à charge de l'huile de palme s'alourdit. Il n'y a pas que la forêt et les orang-outans qui sont sont victimes de cette culture. Elle fait aussi travailler les enfants...

d'après consoglobe.com Maylis Choné 01/12/2016

Travaux forcés, salaires déplorables, chantage, déscolarisation des enfants… La liste des scandales liés à l’exploitation de l’huile de palme dénoncée par Amnesty International est longue.


Les pratiques déplorables des exploitations en Indonésie

La déforestation de certaines régions du globe causée par l’exploitation d’huile de palme était déjà connue. D’autres scandales liés à ces plantations explosent depuis que l’ONG Amnesty International a publié son rapport fin novembre.
Le premier coupable est sans doute Wilmar, géant singapourien des matières premières. Mais les grandes multinationales ne sont pas en reste. L’ONG a suivi le circuit commercial de l’huile produite par Wimar et identifié neuf multinationales (Afamsa, ADM, Colgate-Palmolive, Elevance, Kellogg’s, Nestlé, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser, Unilever), qui vendent sous de multiples marques de la nourriture, des cosmétiques et autres biens courants pouvant en contenir. Selon le communiqué de l’ONG, aucun de ces géants n’a contesté les atteintes aux droits humains dans les plantations, mais aucun n’a été capable de citer de mesures prises pour éviter de telles situations. 

Les multinationales « ferment les yeux sur l’exploitation de travailleurs dans leur chaîne de fabrication », s’insurge Amnesty dans son rapport, insistant sur le fait que « ces grandes marques continuent de profiter de pratiques illicites déplorables ». Elles « assurent les consommateurs que leurs produits sont composés d‘huile de palme durable ». À savoir : respect de l’environnement et des populations locales. Et pourtant, « Il n’y a rien de durable dans l’huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés ».

Les femmes et les enfants, premières victimes de ces pratiques


Le rapport indique que les femmes sont contraintes de travailler pendant de longues heures sous la menace de réduction de salaire. Dans les pires des cas, elles sont payées le minimum, à savoir 2,30 € par jour. Ce ne sont pas les seules esclaves d’après le rapport. 
Les enfants âgés de 8 à 14 ans transportent des sacs pesant entre 12 et 25 kilos. Malgré les pesticides et produits toxiques utilisés dans ces plantations, ils travaillent sans équipements de protection. Souvent, ils ratent l’école pour venir en aide à leurs parents.
Pour son travail d’enquête, Amnesty a rencontré 120 employés de ces plantations de palmiers à huile, appartenant à deux filiales de Wilmar et trois de ses fournisseurs. Wilmar a reconnu les problèmes causés à sa main-d’oeuvre dans ses opérations. En revanche, d’autres sociétés contactées par l’ONG ont nié toute violation, selon cette dernière.

Huile de palme et Bio-Diesel font bon ménage...

Malheureusement, boycotter les marques en cause ne résoudra pas le problème! 
Selon l'ONG Transports et Environnement, les véhicules roulant au Diesel auraient utilisé 46 % de la quantité totale d’huile de palme consommée dans l’Union Européenne, soit près de 3,35 millions de tonnes sur la seule année 2015. 
Le Bio-Diesel est donc le premier consommateur d’huile de palme d’Europe et avec de la marge ! Il se révèle pire pour l'environnement et les droits humains que le diesel provenant de sources fossiles. D’autant plus que la consommation serait en augmentation de 2,6 % par rapport à 2014...

Au moins on est avertis!

mercredi 26 octobre 2016

Défi Familles à Energie Positive, nouvelle édition !


Une nouvelle édition du Défi Familles à Énergie Positive démarre à partir du 1er décembre prochain dans l’Ouest Lyonnais !
La Communauté de communes des Vallons du Lyonnais y participe et recrute ses familles pour constituer une équipe !

Le principe est simple. Des familles se regroupent en équipe et font ensemble le pari d'atteindre au moins 8% d'économies d'énergie chez elles uniquement en modifiant quelques habitudes sur le chauffage, l’eau chaude, les équipements domestiques.

Participer au Défi Familles à Énergie Positive, c’est agir de façon concrète, efficace et ludique sur ses consommations d’énergie.
Ce défi convivial et pédagogique est à la portée de tous, car quel que soit son niveau de consommation actuel, on a tous une marge de progression !

Durée du défi : du 1er décembre 2016 au 30 avril 2017.

Vous souhaitez vous inscrire ou avoir plus de renseignements ?
Rendez-vous sur : www.familles-a-energie-positive.fr
Vous pouvez aussi contacter :
• le Syndicat de l’Ouest Lyonnais
04 78 48 35 43  p.ferrez@ouestlyonnais.fr

dimanche 2 octobre 2016

Solaire citoyen: c'est parti!

Solaire citoyen des Vallons du Lyonnais
Soirée de lancement le 5 octobre

(article rédigé d'après une communication de Pauline FERREZ, Chargée de mission « Transition Energétique » à la CCVL)


Construisons ENSEMBLE un projet COLLECTIF
 de production d’ÉNERGIE SOLAIRE !



Soirée de lancement - mercredi 5 octobre à 20h30
Communauté de Communes des Vallons du Lyonnais - Salle du conseil
20 chemin du stade, Vaugneray


Particuliers, élus, associations, entreprises... Plus de 70 personnes étaient présentes à la réunion publique du 15 septembre. Suite à la visite de la Centrale Villageoise des Haies qui a eu lieu samedi 24 septembre, vous êtes toutes et tous invités à la soirée de lancement du projet solaire citoyen afin d’entrer dans le vif du sujet.

Au programme : formation accélérée “quelles toitures idéales pour les panneaux ?”, présentation du kit “j’en parle et je mobilise autour de moi”, identification des missions-clefs et des compétences à réunir, préparation de la constitution du groupe citoyen...

Un temps d’information préalable est prévu à 19h30 pour les personnes qui n’ont pas pu assister à la première réunion publique.

N'hésitez pas à faire circuler largement l'information autour de vous!


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Principales questions relatives au projet solaire


Quel est l'objectif du projet ?

Dans un contexte d’urgence face au réchauffement climatique, l’objectif est double : 
- contribuer localement à la transition énergétique, à travers le développement de la production d’énergie renouvelable, 
- participer au développement économique local et renforcer les liens sociaux sur le territoire, en s’appuyant sur un modèle décentralisé où le plus grand nombre de parties prenantes d'un territoire s'organisent pour prendre en main leur production d’énergie. 


Quels sont les intérêts de ce projet collectif et citoyen ?
Les intérêts sont multiples : 
- rendre possible l’installation de panneaux solaires sur les toitures adaptées du territoire dont les propriétaires n’ont pas le souhait ou la capacité d’investir et/ou de se lancer dans cette démarche, puis leur acquisition par ces propriétaires au bout de 20 à 25 ans ; 

- maîtriser le développement des énergies renouvelables sur le territoire, au service d'une politique de transition énergétique cohérente ; 
- permettre à chacun de se rendre utile, être informé, donner son avis et participer aux choix ; 
- permettre à chacun d’investir et de faire fructifier son épargne dans un projet économique local porteur de sens ; 
- une meilleure qualité technique et économique, en mutualisant les  compétences, les démarches de développement, et l’investissement ; 
- maximiser les retombées économiques pour le territoire, en faisant travailler lorsque c’est possible les entreprises locales, et en réinvestissant une partie des bénéfices au service de l'intérêt collectif (par exemple actions de rénovation énergétique) ; 
- Stimuler la coopération entre le plus grand nombre de parties prenantes du territoire (habitants, élus, entreprises, associations...) et créer une dynamique entrepreneuriale. 

Comment ça marche?

Le groupement de personnes, collectivités, entreprises et associations porteuses du projet constitue une société locale et prennent des parts de capital (actions). Cette société finance l'installation de toitures photovoltaïques sur le territoire. Le financement des équipements est constitué des fonds propres apportés par la société et de l'emprunt bancaire contracté en complément. Les propriétaires 
louent leur toiture. La société est propriétaire des panneaux en toiture, elle les exploite et vend l'électricité produite sur le réseau. 

Les recettes issues de la vente d'électricité génèrent des bénéfices, dont l'affectation est décidée en assemblée générale : mise en réserve, réinvestissement dans d’autres projets, distribution sous forme 
de dividendes aux actionnaires... 
La société peut ensuite initier d'autres centrales de production d'énergie suivant ce même modèle de fonctionnement. 

En tant que citoyen, comment puis-je participer au projet ?

Vous pouvez participer de plusieurs façons différentes : 
- En mettant votre toit à disposition ; 
- En prenant des parts dans la société qui financera et exploitera les installations; 
- En mettant à disposition votre énergie et/ou vos compétences au sein du groupe porteur du projet. 

En tant que collectivité, comment participer ?

Les collectivités peuvent participer de multiples façons : soutien politique, logistique, animation territoriale, accompagnement et suivi technique, prise de parts de capital dans la société projet, mise à disposition de toitures publiques, soutien financier par avance remboursable, garantie d'emprunt… 

Et quelle place pour les autres organisations (entreprises, associations, etc.) ? 

Selon son activité, toute organisation peut apporter un soutien logistique, technique, financier, prendre des parts au capital, mettre à disposition une toiture, promouvoir via ses réseaux, dans ses locaux, lors de ses événements... 

Quel est l'intérêt de louer mon toit ?

- Participer à la démarche locale, sans participer financièrement ou s’impliquer personnellement (le loueur de toit n'est pas nécessairement actionnaire, ni membre du groupe porteur) 

- Si l'on a des travaux prévus en toiture (rénovation, isolation, etc.), ce peut être l'occasion de mutualiser les travaux et de bénéficier de la dépose des tuiles, de la présence d'un échafaudage, etc. qui seront pris en charge par l'installateur. 

- Pour une collectivité, mettre à disposition les toits de son patrimoine est une preuve d'exemplarité en faveur de la transition énergétique. 

Pourrai-je utiliser de l'électricité venant des panneaux ?


D'un point de vue physique, ce qui est produit en toiture permet d'alimenter les consommations qui ont lieu simultanément à proximité. Par contre au niveau contractuel, la société vend l'électricité au réseau de son côté et le propriétaire s'approvisionne via un contrat de fourniture de l'autre côté. 

Comment savoir si mon toit pourrait convenir ?

Tous les toits ne peuvent pas forcément accueillir une installation photovoltaïque. Plusieurs critères comptent : 

- l'orientation : idéalement Sud avec une inclinaison de 30°, mais possible jusqu’à l’est ou l’ouest en cas de faible pente ; 
- les masques : peu d’arbres, bâtiments, poteaux électriques qui ombragent la toiture ; 
- l'encombrement des toits : pas trop de cheminées, velux… 
- l'état de la charpente : éviter les charpentes en mauvais état ; 
- pas de toit fibro-amianté ; 
- la surface : 40 à 60m2 pour les petites installations, 600m2 maximum pour les installations 
moyennes (au-delà installations possibles mais passage par un système d’appel d’offres). 

Comment mon toit est-il mis à disposition?

Les propriétaires de biens privés signent un bail civil avec la société. 
Les propriétaires de biens publics signent une Convention d'Occupation Temporaire avec la société. Ils touchent un loyer (modique). 
Le contrat démarre à la date de signature (avant les travaux) et s'achève à la fin du contrat d'achat, soit en tout une durée d'un peu plus de 20 ans. 

Les panneaux m'appartiennent-ils et dois-je en assurer la maintenance?

Non, la société est propriétaire des panneaux et en assure l'entretien et la maintenance à ses frais. 

Que se passe-t-il après la fin du bail ?

La société définit dans le bail les conditions en fin de période de location : 
· démontage des panneaux (à éviter, peu pertinent) 
· nouveau bail 
· récupération des panneaux par le propriétaire (90% de rendement au bout de 20 ans, durée de vie > 30 ans) 
Cependant, l'objectif des sociétés locales est généralement de continuer à louer les toitures et à exploiter les installations existantes. 

Peut-on aussi envisager des panneaux solaires au sol ou au dessus des parkings?

Des centrales solaires au sol sont envisageables sur des terrains à urbaniser, ou dégradés (exemples : sols pollués, anciennes carrières, décharges, ZAC, délaissés de chantier, etc). Des ombrières sont envisageables sur les parkings. A noter que ces deux types d’installations, d'une puissance souvent supérieure à 100 kWc, ne bénéficient pas du même tarif d'achat que les installations en toiture mais doivent être retenues via des appels d'offre pilotés par le gouvernement (procédure plus longue et investissement plus élevé). Il peut être pertinent de s’intéresser à ce type de sites dans un second temps. 

Quelle est la durée de vie des panneaux photovoltaïques?

ll n'y a pas de pièce mécanique en mouvement, les panneaux s'usent donc très progressivement et ne connaissent pas de "panne" subite. La plupart des fabricants garantissent ainsi leurs panneaux à plus de 80% de la production initiale au bout de 25 ans. 

Les onduleurs (qui transforment le courant continu en courant alternatif) par contre ont une durée de vie de l'ordre de 10 à 12 ans et constituent la principale pièce à changer au cours de l'exploitation d'une installation.

Les panneaux photovoltaïques sont-ils recyclables?

Les panneaux solaires photovoltaïques sont classifiés comme DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) depuis le 23 août 2014 et leur reprise par les fabricants est désormais obligatoire en France. L'association PVCYCLE s'est développée depuis quelques années pour organiser la collecte et le retraitement des panneaux usagés au niveau européen. Aujourd'hui le taux de recyclage dépasse les 90% pour les panneaux en silicium (la très grande majorité du marché).

Je possède déjà des panneaux à titre privé. Puis-je rentrer dans le projet ?

Oui, soit en cédant mon installation à la société d'exploitation (pour un prix à fixer en fonction du montant déjà amorti), soit en mettant à disposition le restant de toit disponible (auquel cas la centrale citoyenne côtoiera l'installation existante mais en sera distincte).

lundi 29 août 2016

ELECTRICITÉ: CHOISIR UNE OFFRE "VERTE"

Depuis 2007, le consommateur a la possibilité de choisir son fournisseur.

Sélectionner son fournisseur, un choix difficile. Vraiment...?

Vous allez donc pouvoir choisir vos fournisseurs d'énergie. Nous parlerons dans cet article uniquement de l'électricité car le gaz "vert" (biométhane) est injecté en si petite dose dans le réseau de gaz de ville qu'il est impossible de parler aujourd'hui d'offre de gaz "verte". 

Revenons-en aux faits! Faire un choix éclairé sur un fournisseur d’électricité ce n’est pas de la tarte mais c'est possible! Et puis il faut voir les choses du bon côté. Choisir son fournisseur c’est avoir un impact sur ses factures et sur l’environnement (si vous choisissez une offre qui privilégie les énergies renouvelables par exemple…).

Producteurs, gestionnaires, fournisseurs...mais qui fait quoi au juste?

Avant de rentrer dans le vif du sujet revenons rapidement sur quelques points techniques.

L’électricité est produite soit dans des centrales (nucléaires ou thermiques), soit via des sources d’énergie renouvelables (éolien, solaire, hydraulique,géothermie…) situées en France et en Europe. Elle est exploitée par des entreprises qui sont productrices d’électricité.

L’électricité produite est ensuite injectée et acheminée via des câbles électriques dans le réseau de distribution. Aujourd'hui le groupe EDF, scindé en filiales, conserve son monopole sur le transport (géré par RTE - Réseau de Transport d'Electricité) et la distribution (gérée par ERDF - Electricité Réseau Distribution France ainsi que quelques irréductibles entreprises locales). Ces entreprises sont chargées de l'entretien et du développement du réseau de distribution. 

Les fournisseurs quant à eux sont les entreprises qui se chargent d’acheter l’électricité auprès des producteurs pour la revendre aux consommateurs.

Historiquement, EDF était le seul fournisseur d'électricité en France. Depuis 2007, elle n'a plus le monopole et doit se partager le marché avec d’autres entreprises.

Une offre "verte" c'est quoi du coup?

De l'électricité "verte", c'est de l'électricité produite à partir de sources d'énergies renouvelables.

Lorsque vous souscrivez à une offre verte, votre fournisseur vous garantit que l'électricité qu'il vous vend a été produite par une source renouvelable (entièrement ou partiellement).

Soit il exploite lui-même des équipements de production et vend sa propre énergie, soit il contractualise directement avec un ou plusieurs producteurs d'énergie renouvelable dont la production est certifiée (garantie d'origine).
Choisir son fournisseur

Aujourd'hui, seul EDF propose des offres aux tarifs fixés par l'Etat. Toutes les autres offres sont des offres de marché et diffèrent en fonction des détails du contrat (EDF propose également des offres de marché). 

Les fournisseurs nationaux proposant des "offres vertes" sont : Alterna, Direct Energie, Enercoo, Energem, GDF Suez, Lampiris, Planète Oui, Proxélia, Sélia mais vous pouvez également trouver des fournisseurs dans votre ville comme GEG à Grenoble par exemple.

Le prix de votre offre va dépendre du coût de la production de l'électricité. Il sera par exemple plutôt élevé pour les installations de production telles que les panneaux photovoltaïques ou les éoliennes et plutôt faible voir nul, pour les grandes installations hydrauliques anciennes (barrages déjà construits depuis des années).

Certaines entreprises font le choix de s'approvisionner en grande majorité en électricité d'origine hydraulique (grandes ou petites installations en fonctions de leur positionnement) quand d'autres à l'instar d'ENERCOOP décident de s'inscrire dans une démarche plus militante en n'achetant qu'auprès de petits producteurs indépendants favorisant ainsi le développement des énergies renouvelables.

Souscrire une offre "verte" ne signifie donc pas nécessairement que vous allez contribuer au développement des énergies renouvelables. Tout va dépendre des choix d'approvisionnement de votre fournisseur. 

Il ne vous reste plus qu'à comparer les offres...

Vous vous posez encore des questions? La FAQ :

Vais-je devoir changer mes installations pour recevoir cette nouvelle électricité "verte"?
En choisissant votre fournisseur vous pouvez uniquement avoir une influence sur l'origine de l'électricité produite. Quelque soit votre offre, le réseau de distribution et l'électricité qui arrive chez vous ne seront pas différents. Et oui, vous imaginez bien qu'il est inconcevable de relier directement les consommateurs à leurs fournisseurs. L'électricité produite, peu importe son origine est injectée dans le réseau et se "mélange" à l'électricité déjà produite. Elle est ensuite redistribuée dans les foyers en fonction de leurs besoins. Techniquement changer d'offre ne changera rien pour vous.

Concrètement comment je m'y prends?
Je prends le temps de comparer les offres des fournisseurs de ma ville. Une fois sélectionné je prends contact avec mon nouveau fournisseur afin de souscrire un nouveau contrat. Je me laisse guider. 
Et voilà en fait, rien d’autre…

Et mon ancien contrat j’en fais quoi ?
Et bien croyez le ou non, celui-ci sera résilié automatiquement lors de la souscription de votre nouveau contrat (c’est magique...enfin non c'est surtout prévu par la loi !)

Vous êtes sympas mais ça va me coûter combien cette histoire ?
Mais c'est gratuit! Le changement de fournisseur se fait toujours sans frais pour les consommateurs. Cela ne vous coûtera pas un centime promis! 

Une fois engagé(e) est-ce que je peux faire marche arrière ?
Mais ouiiii pas d’inquiétude à avoir de ce côté-là. Le principe de réversibilité prévu par la loi vous permet soit de revenir au tarif réglementé (EDF) soit de souscrire à une nouvelle offre de marché sans frais ni délais...

Ce qu'il faut retenir 

En bref, vous êtes face à trois choix:
  1. Vous ne voulez pas vous prendre le chou et vous optez pour le fournisseur que vous connaissez sans comparer les offres,
  2. Vous avec envie de faire un geste pour l'environnement mais vous ne voulez pas payer votre facture plus cher pour autant. Vous ne soutiendrez pas forcément le développement des énergies renouvelables mais vous ne soutiendrez pas non plus le développement de la filière nucléaire. Dans ce cas vous pouvez opter pour une offre "verte" d'un fournisseur qui reste bon marché. 
  3. Vous avez envie d’intégrer des considérations environnementales et sociales à votre choix de fournisseur (même si cela vous coûte plus cher) et faites votre choix en fonction de l’origine de l’électricité produite.
Dans tous les cas, si vous êtes soucieux de faire baisser le montant de votre facture d'électricité vous pouvez chercher à modifier quelques petites habitudes pour diminuer votre consommation d'énergie.

Et pour en savoir toujours plus sur l'énergie, rendez-vous sur le site energie-info.fr(site du médiateur de l'énergie) sur lequel vous trouverez une information indépendante, pédagogique et neutre!

lundi 11 juillet 2016

Vers un projet solaire citoyen dans notre CCVL!

Vous retrouverez cet article dans le bulletin municipal de juillet. Nous vous l'offrons en avant-première. Il a été rédigé par Carine Berny, conseillère municipale d'Union Pour l'Avenir, membre du Comité consultatif "environnement" à la CCVL.


Concevoir ensemble des projets d’énergies renouvelables sur notre territoire!


La journée éco-festive du 3 juillet dernier a permis, entre autres, d’organiser une conférence sur l’autonomie énergétique et nous avons eu la chance de pouvoir écouter Hervé Cuilleron, Président de la SAS « Centrales Villageoises de la Région de Condrieu » et Thierry Manceau, Conseiller énergie à l’Espace Info énergie Rhône Métropole (HESPUL).

Au delà de la découverte du concept des Centrales Villageoises par la projection d’un film et le partage d’information, c’est comment relier la production d’énergie renouvelable à la démarche du Syndicat de l’Ouest Lyonnais (SOL) comme Territoire à Énergie POSitive (TEPOS) qui nous a été expliqué et comment nous citoyens pouvons prendre en main notre avenir et être acteurs engagés au côté des collectivités locales.
Ainsi, un projet solaire citoyen, tel que les Centrales Villageoises, est à construire en associant collectivités et citoyens, afin d’identifier des toitures de particuliers et de collectivités pour y poser des panneaux photovoltaïques afin de produire de l’électricité. Cela implique de travailler sur la création de la société, son modèle juridique, son mode de fonctionnement et de gouvernance, de trouver les financements auprès des citoyens, des clubs d’investissement solidaire et des banques, de rechercher des toits bien exposés, de choisir des panneaux solaires de haute qualité, entièrement recyclables et de fabrication européenne voire française.
C’est enfin la création de richesses sur son territoire.
Aujourd’hui, la société « Les Centrales Villageoises de la Région de Condrieu » produit avec 500m2 de toitures l’équivalent de la consommation de 40 foyers. Ce modèle est reproductible et transférable, pouvant être dupliqué grâce à l’accompagnement de ceux qui en ont fait l’expérience. On peut parler d’effet « boule de lumière » en comparaison avec l’effet boule de neige...

Cela amène à réfléchir et raisonner de manière différente sur notre consommation énergétique. Quels sont nos besoins réels ? Comment consommons-nous ? Et comment mieux consommer l’énergie produite sans la gaspiller ? Un Territoire à Énergie POSitive (TEPOS) vise comme objectifs de réduire au maximum ses besoins énergétiques par la sobriété et l’efficacité et de couvrir ses besoins par les énergies renouvelables locales. Il s’agit à l’échéance 2050 de diviser par 2 l’ensemble des consommations énergétiques de son territoire et de couvrir l’intégralité de ses consommations énergétiques restantes par des énergies renouvelables. A l’échelle du territoire, la consommation énergétique passe principalement par les bâtiments, le transport et l’industrie. Aujourd’hui, tous ces postes sont dépendants des énergies fossiles importées...
Les bâtiments sont un gisement en termes d’économie énergétique si on agit sur le chauffage et donc bien souvent sur l’isolation. Ce sont de gros investissements à faire sur le long terme, mais qui peuvent permettre d’économiser jusqu’à 70 % de notre consommation énergétique, le reste pouvant être couvert par la production d’énergie renouvelable.
Les nombreuses toitures présentes sur le territoire servent aujourd’hui à nous protéger des intempéries... mais pourquoi ne pas les utiliser pour produire de l’énergie ?

Aujourd’hui ensemble...
La CCVL a décidé de s’engager dans un projet solaire citoyen, d’autant que le photovoltaïque est relativement facile à développer sur le territoire même si les Centrales Villageoises peuvent porter d’autres types d’énergies renouvelables.

Vous êtes intéressé par ce projet ? Vous vous sentez concerné par la production d’énergie renouvelable dans le cadre d’un projet citoyen ?
Venez nombreux nous rejoindre lors de la soirée d’information,
jeudi 15 septembre à 20h30

Salle du conseil CCVL – 20 chemin du stade Vaugneray