Si vous êtes à Vaugneray ce weekend, vous avez sans doute remarqué combien le village semble en léthargie en ce moment, commerces fermés, rues calmes, stationnement et circulation paisibles...
Comment survivre quand il ne se passe plus rien?
Commençons par nous cultiver ...
Que savons-nous du 15 août qui nous offre un pont de 4 jours cette année?
227 ème jour de l'année, fête de l'Assomption pour les catholiques, de la Dormition pour les orthodoxes, jour férié dans une grande partie de l'Europe...
Mais c'est aussi :
- en 778 le jour de la bataille de Roncevaux (Roland et son cor!)
- en 1768 le jour du rattachement de la Corse à la France (on aurait pu ne pas avoir Napoléon! Il est né un an plus tard le 15 août 1769...)
- en 1944 le début du débarquement en Provence...
Le 15 août est aussi le sujet de nombreux dictons sur l'approche de l'automne:
« À la mi-août, les noisettes ont le ventre roux. »
« À la mi-août, adieu les beaux jours. » ou « à la mi-août, l’hiver est en route » ou « à la mi-août, l’hiver se noue. »
« Quand mi-août est bon, abondance à la maison » ou « au 15 août, gros nuages en l’air, c’est la neige pour l’hiver. »
« Au 15 août, le coucou perd son chant ; c’est la caille qui le reprend. »
« Après le 15 août, lève la pierre, la fraîcheur est dessous. »
D'autres activités que la culture sont possibles:
- Faire la grasse matinée! Le 15 août est un jour férié, même le Président de la République est en vacances ce jour-là !
- Aller à l'église. Que ce soit avant, pendant ou après la messe, l'église est une oasis de fraîcheur!
- Profiter du calme ambiant pour s'essayer à la méditation,
-Apprendre le latin, pour faire enfin la différence entre ascension et assomption. L’ascension, du latin ascendere (monter, s'élever), c'est pour quand Jésus monte au ciel après sa résurrection. L’assomption n’a rien à voir avec ça: Du latin assumere (action de prendre, d’enlever), elle correspond à l’enlèvement miraculeux de Marie vers le ciel.
- Ecrire une vraie lettre à une vraie personne qu'on mettra dans une vraie enveloppe avec un vrai timbre...
Première vague de départs en vacances ce weekend. N'oublions pas nos bonnes résolutions d'éco-citoyens!
Le transport
Préférer le mode de transport le moins polluant possible. La voiture c'est pas automatique!
Eviter surtout de prendre l'avion notamment sur des distances courtes.
En France, le train reste relativement confortable et rapide pour certaines destinations. Malheureusement il est de plus en plus coûteux... L'autocar peut parfois être une option.
Le logement
Il existe aujourd'hui de nombreux écolabels pour sélectionner l'hébergement de nos vacances et ainsi privilégier les structures qui s'investissent pour moins polluer l'environnement.
En effet, suite aux pluies violentes, les eaux de ruissellement qui proviennent des terres ou qui sont canalisées dans les systèmes d'évacuation et rejetées dans la mer peuvent être ponctuellement polluées par nos activités.
Conserver ses détritus pour les poubelles
Malgré la présence de poubelles, chaque vacancier laisse en moyenne 2 litres de déchets par jour sur les plages ! Plus de 120 millions de sacs plastiques sont dispersés sur le littoral français, un simple mégot jeté dans le sable restera 5 mois sur place ! Ceci oblige les communes concernées à tamiser le sable avec des herses tirées par des tracteurs qui nuisent aux écosystèmes de l'estran. Chaque année les déchets en plastique provoquent la mort d'un million d'oiseaux, de 100 000 mammifères et d'un nombre incalculable de poissons.
Or, l'océan est fortement affecté par les pollutions. 75 % des débris trouvés en mer sont en plastique et 80 % proviennent de la terre. Ces déchets s'accumulent pour constituer dans les océans des zones aussi grandes qu'un pays !
Eviter les huiles ou crèmes solaires avec des filtres UV chimiques
Préférez celles qui laissent des traces blanches, celles avec des filtres minéraux!
En effet, la plupart des crèmes solaires qui ne laissent pas de traces contiennent des filtres UV chimiques souvent allergisants. Lorsque vous vous baignez, vous les diffuser dans l'eau. Ils contribuent alors à bloquer les rayons du soleil et bloquent la photosynthèse indispensable au phytoplancton.
De plus, ils provoquent des déséquilibres hormonaux chez les animaux marins mais aussi chez l'homme ! Enfin, ils sont en partie responsable du blanchissement des coraux. A bannir donc les composants suivants:
L’octocrylène
L'oxybenzone
L’avobenzone
Les benzylidènes
Les cinnamomes
Les benzophénones
Les dibenzoylméthanes
Les benzotriazoles
L’octyl triazone
Les benzimidazoles
L’homosalate
L’octinoxate
Le padimate O
Ainsi certains sites touristiques comme le parc aquatique Xel-hà au Mexique ont carrément interdit les crèmes solaires classiques, seules celles avec des minéraux sont autorisées. Les minéraux concernés sont :
L’oxyde de zinc
Le dioxyde de titane
Les silicates (magnesium, aluminium, silicate et dioxyde de silice)
Le mica
Si ces crèmes solaires laissent plus de traces, elles sont bien moins toxiques pour l'environnement et notre santé !
Eviter la voiture dans vos déplacements
Vous n'êtes pas loin de la plage ? Profitez en pour vous y rendre à pied ou à vélo ! Vous participerez à rendre le littoral plus agréable et moins dangereux.
Bannir les activités motorisées
Bien que "fun", les jet-skis, le scooters des mers et autres engins motorisés pour les loisirs polluent le littoral (via les rejets de combustion du carburant dans l'eau), engendrent des nuisances sonores et gênent considérablement les animaux qui vivent sur les littoraux, tout comme les plagistes, outre les risques pour la sécurité.
Adoptez une plongée sous-marine respectueuse
En pénétrant dans le monde sous-marin, vous entrez dans un monde fragile et votre passage devra rester aussi furtif et respectueux que possible. Régalez vos sens mais ne perturbez pas la vie marine en soulevant des pierres, en creusant le fond marin, en tenant à tout prix à caresser un poisson... La nature n'a besoin que de votre respect.
Laisser les éléments naturels déposés sur le littoral
Sur le littoral, des éléments naturels (bois, pierres, algues, déchets d'animaux marins...) s'accumulent sous l'action des marées. Ils constituent petit à petit des abris pour la biodiversité. Le mieux reste donc de les observer sans y toucher.
A la montagne
Suivre et respecter les sentiers balisés
De nombreux sentiers pour les randonneurs, les cyclistes et les cavaliers ont été aménagés. Il faut les utiliser ! Bien souvent ils sont balisés, notamment par les bénévoles de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre. A chaque fois que vous vous écartez d'un de ces chemins, par exemple pour prendre un raccourci, vous contribuez à détruire l'écosystème qui l'entoure.
Eviter de déranger les animaux notamment en hiver. Si vous les délogez de leur abri, si vous les surprenez quand ils essaient de trouver leur nourriture ou si vous les réveillez quand ils hibernent, ils risquent de dépenser leur peu de réserves à fuir et se cacher : un effort qui risque de leur être fatal dans une saison de pénurie alimentaire.
Suivre la météo
La montagne est un milieu qui peut devenir dangereux très rapidement, soyez donc prudent et attentif aux bulletins météorologiques locaux, notamment lorsqu'un risque d'orage est annoncé !
A l'étranger
Ne pas acheter n'importe quels bijoux fabriqués à partir d'animaux ou de végétaux!
Les articles (bijoux, statuettes, peignes, montures de lunettes...) fabriqués en ivoire ou en écailles de tortues marines sont strictement interdits à l'importation en Europe afin de ne pas favoriser le commerce d'espèces en voie de disparition. De la même façon, il ne faut pas acheter des souvenirs fabriqués à partir d'animaux ou d'arbres : corail, coquillages, étoiles de mer, hippocampes, bois de rose du Brésil... qui entretiennent une activité destructrice pour leur habitat et leur survie.
Refuser les "remèdes" traditionnels à base de pharmacopée animale
Les potions, remèdes et cosmétiques traditionnels à base de corne de rhinocéros, de défense d'éléphants, d'os et d'abats de tigre, de musc de cerf... Doivent être bannis : vous risquez une forte amende (ou pire) et vous contribuez à l'éradication d'animaux menacés. Dans le doute, abstenez-vous.
En safari photos
L'observation de la faune réclame de la patience et du respect. Soyez discret et patient, faites le moins de bruit possible, ne poussez pas des cris dès le premier animal vu. Si vous souhaitez voir des animaux sauvages et les approcher, il faut éviter de porter des couleurs vives et de s'asperger de parfum (les animaux ont un très bon odorat).
Et soyez prudents, les animaux en liberté ont un comportement qui n'a aucun rapport avec celui que l'on peut déplorer dans les zoos où ils sont apathiques et déprimés. Gardez vos distances et respectez les pour éviter un drame.
Manger local mais attention aux espèces menacées !
Manger des aliments traditionnels, c'est soutenir les producteurs locaux et s'imprégner de la culture du pays : une belle preuve d'ouverture d'esprit et de respect.
MAIS attention! certains plats peuvent être cuisinés à partir d'espèces menacées: steak de tortue, sushi au thon rouge, concombre de mer, certaines viandes de brousse...
Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige.
Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements.
Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ?
A méditer avant la prochaine saison de ski...
Si certains ont su tirer profit du changement climatique en montagne, ce sont bien eux : les canons à neige.
Les conséquences de nos émissions de gaz à effet de serre se font chaque année un peu plus sentir sur le manteau blanc qui recouvre les massifs. Les chiffres sont toujours plus inquiétants : dans les Alpes, le réchauffement des températures, estimé entre 1,6°C et 2,2°C depuis 1950, s’est accéléré depuis la fin des années 80, entraînant la fonte des glaciers et la diminution de l’enneigement au sol – 25 jours de moins par an, en moyenne.
Dans les stations, personne ne vous dira le contraire : au fil des saisons, l’hiver offre de moins en moins de neige. « Depuis 1990, la raréfaction de la neige est flagrante : nous n’en avons quasiment plus à Noël. Et l’an passé, on a dû aller chercher de la neige ailleurs pour assurer la saison », raconte Gérard Burnet, premier adjoint à la mairie de Vallorcine, petit village à 1200 mètres d’altitude niché du côté de Chamonix. Même son de cloche sur le plateau du Vercors, où l’on constate « l’augmentation de la fréquence des hivers sans neige », selon François Nougier, conseiller municipal de Lans-en-Vercors.
51% des domaines menacés par le réchauffement
À terme, ce sont toutes les stations de sports d’hiver de moyenne montagne, en-dessous de 1500 mètres d’altitude, qui sont fortement menacées. En 2009, la Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture de Savoie estimait même que, dans le cas d’une hausse de la température de 2°C, seuls 49% des domaines existants en Haute-Savoie seraient encore considérés comme « fiables », du strict point de vue de l’enneigement naturel.
En attendant, de premières stations comme Val Drômeou Drouzet-le-Mont ont déjà dû abandonné leur activité d’hiver, mettant la clé sous les pistes.
Dans leur course à l’or blanc, les stations de ski ont trouvé la parade : la « neige de culture » – préférée au terme de neige artificielle – que fabriquent les « enneigeurs » – les canons à neige – au bord des pistes.
Apparues il y a moins de trente ans, ces infrastructures connaissent un développement très rapide : « Les premiers canons à neige sont arrivés après des hivers de très faible enneigement en 88, 89 et 92. Aujourd’hui, près de 7000 hectares sur les 20 000 hectares de pistes dans les Alpes en sont équipés», rapporte Pierre Spandre, ingénieur de recherche à l’Irstea et au Centre d’études de la neige de Grenoble.
Plus d’un tiers du domaine skiable alpin dépend donc de la neige artificielle. La quasi-totalité des stations possède au moins quelques canons à neige : « En 2014, sur 55 stations interrogées dans les Alpes, une seule n’était pas équipée », poursuit le chercheur.
Le canon à neige, alpha et oméga du développement des stations
Le processus est presque inexorable, à en croire Christian Reverbel, ancien directeur du service des pistes de l’Alpe d’Huez : « Aujourd’hui, la neige de culture est considérée comme un outil indispensable pour les stations de sport d’hiver. »
Ce qui ne devait être initialement qu’une solution d’appoint face aux variabilités d’enneigement est ainsi devenu l’alpha et l’oméga des politiques de développement des stations, la solution pour réduire la « vulnérabilité à l’aléa climatique » : « Les études les plus récentes et l’amélioration des techniques confirment régulièrement la pertinence des stratégies déployées par les professionnels sur la neige de culture (…), une aide efficace à l’exploitation et à la garantie des emplois », énoncent Domaines skiables de France et l’Association nationale des maires des stations de montagne, dans un rapport conjoint. « La dynamique en faveur de la neige de culture est très forte. On estime que le taux d’équipement atteindra 45% en 2020 », confirme Pierre Spandre.
Le développement de la neige artificielle a trouvé de nouveaux relais politiques à la tête des deux régions alpines : avec Laurent Wauquiez, président de la Région AURA (Auvergne-Rhône-Alpes), et Christian Estrosi, président de la Région PACA, avant d’en démissionner en mai dernier, les canons à neige ont pu compter sur des alliés de poids.
Laurent Wauquiez a annoncé une aide de 50 millions d’euros pour la neige artificielle sur les six prochaines années, tandis que le second évalue au double son plan « smart mountains », pour redessiner les stations du futur.
28 millions de m3 d’eau consommés chaque année...
« C’est une dépense d’argent public colossale que l’on pourrait utiliser, au contraire, pour diversifier l’offre de notre station : le ski ne fait pas tout en montagne », regrette François Nougier. Dans sa station de Lans-en-Vercors, le projet visant à enneiger 20 hectares sur les 48 que compte la station (contre 6 hectares actuellement) sera opérationnel dès cet hiver.
Coût de l’opération : 2,7 millions d’euros, pris en charge à 25% par la Région et 25% par le département de l’Isère, le reste étant financé par emprunt.
Même à Vallorcines, petite station jusqu’alors vierge de tout canon à neige, l’appel d’air financier fait cogiter : « C’est vrai qu’on étudie la possibilité d’investir », reconnaît Gérard Burnet. Le projet fait pour l’heure face à un enjeu de taille : « Cela nécessite de études sur l’eau, qui n’ont pas encore été réalisées. On ne peut pas faire n’importe quoi : les sources sont à un niveau très bas, nous n’avons pas de nappe phréatique et nous avons connu des années à fort stress hydrique, avec très peu de pluies l’été et une neige qui disparaît peu à peu du glacier. Dans ce contexte, on est encore loin d’avoir de la neige artificielle à Vallorcines. »
... Soit l’équivalent de la consommation en eau de 540 000 habitants
Les canons à neige se caractérisent par un coût financier conséquent – de 5 à 7 euros/m3 d’eau transformé en neige, « en tenant compte des coûts en eau et en électricité ainsi que de l’investissement général pour la construction du réseau d’eau, du système d’air comprimé, voire de la retenue collinaire si besoin, de la salle des machines... et de leur amortissement » précise Pierre Spandre. Ils impliquent également des prélèvements importants sur la ressource en eau.
Le chiffre est aujourd’hui connu et admis par tous les interlocuteurs : un hectare de piste en neige artificielle consomme 4 000 m3 d’eau par an, l’équivalent d’une piscine olympique, produits par trois canons à neige. Soit à peu près 28 millions de m3 d’eau consommée chaque année par les enneigeurs. Soit ce que consomment en eau potable un demi-million de Français.
Cette eau ne se retrouve pas mécaniquement, une fois la neige fondue, dans le cycle naturel : « On estime à 30% le taux de perdition d’eau par sublimation [passage à l’état gazeux] dès lors qu’on la transforme en neige artificielle », détaille Vincent Neirinck, co-directeur de Mountain Wilderness. Surtout, ce volume ne cesse d’augmenter : « La croissance observée est assez régulière, à raison d’1 million de m3 supplémentaires chaque année. Et encore, ce sont des chiffres établis avant le plan Wauquiez… », constate Thomas Guiblain, à la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) en Isère.
À mesure que le réchauffement climatique va diminuer l’enneigement, mais aussi le volume des ressources en eau disponibles, les canons à neige peuvent-ils devenir un facteur aggravant de stress hydrique ?
« L’usage de l’eau en milieu alpin est multiple, rappelle Vincent Neyrinck. Il y a les usages domestiques, l’agriculture, l’hydroélectricité et la biodiversité, également : un étiage trop bas dans les rivières met en péril les milieux naturels. Il est indispensable de réfléchir à la préservation de cette ressource. »
« Des stations ont dû fermer à cause de la rareté de l’eau »
Le volume global de l’eau dans les Alpes, le « château d’eau de l’Europe », semble encore loin d’être menacé. « Les bassins hydroélectriques, qui mobilisent des volumes d’eau bien plus considérables, ont un impact beaucoup plus sensible sur les débits des cours d’eau en bassin versant, confirme Jacques Pulou, responsable du pôle eau à la Frapna régionale.
Le problème, c’est la répartition de l’eau : à certains endroits, les canons à neige peuvent créer de vrais conflits d’usage. »
Une approche qui est confirmée par Carmen de Jong, professeure en hydrologie à l’Université de Strasbourg : « On estime que les prélèvements de l’enneigement artificiel représentent 0,5% du cycle de l’eau total sur le bassin du Rhône. Mais c’est absurde de raisonner comme cela, car les problèmes se jouent essentiellement au niveau local, c’est à dire en altitude. »
Les conflits d’usage, notamment avec la distribution d’eau potable, ne seraient pas rares à en croire la chercheuse, qui a travaillé sur la question pendant près de dix ans à l’université de Savoie : « À l’hiver 2017, il y a eu des mesures de restriction d’eau dans les Alpes, et en Suisse, des stations ont dû fermer leurs pistes à cause de la rareté de l’eau. Il y a eu près de 60 jours sans précipitation, on aurait également dû interdire les canons à neige dans certaines stations françaises. »
Conflits d’usage avec l’eau potable
La question de l’usage de la ressource a même été l’objet d’un véritable pugilat politique dans la station des Gets, épisode que raconte Élodie Magnier, hydrologue, dans un intéressant article publié en 2016 : « En pleine saison 2006-2007, le maire refuse la mise en fonctionnement des canons pour protéger les réserves d’eau potable et éviter tout risque de pénurie. Le directeur de la société d’exploitation des remontées mécaniques, opposé à cette décision pour le bon fonctionnement du domaine skiable, démissionne au cours de l’hiver. (…) Il y a donc bien eu ici une situation de conflit entre deux usages, l’usage pour l’alimentation en eau potable de la station, et l’usage pour la production de neige. »
Plus récemment, c’est L’Alpe d’Huez, et son bon millier de canons à neige, qui a vu un projet immobilier ajourné pour cause de ressource en eau insuffisante : « La station est alimentée par le Lac Blanc ; il n’y a pas d’autre source. Or ce lac connaît des fuites naturelles. L’épuisement de ses ressources est rapide, et créé des situations très tendues autour des mois de février et de mars. Seuls 1000 lits supplémentaires ont été autorisés sur un projet qui en prévoyait 7000 au départ, le préfet estimant qu’il n’y avait pas assez d’eau », raconte Thomas Guiblain.
Avec la plus longue piste d’Europe, la piste Sarenne et ses 16 kilomètres, équipée en 2014 de plusieurs dizaines de canons à neige tout au long du tracé malgré son altitude de départ à 3300 mètres, pas sûr que les conflits autour de la disponibilité en eau ne se règlent facilement, au cours des prochaines années.
Des conséquences sanitaires et énergétiques
Outre la question de la quantité, les canons à neige pourraient bien perturber également la qualité de l’eau sur les massifs. « La valeur du PH est modifiée par la neige artificielle, et il y a un manque de CO2 par rapport à la neige naturelle, souligne Carmen De Jung. Elle favorise surtout la prolifération de différentes bactéries. » Il y a deux ans, la chercheuse avait dénoncé l’utilisation d’un additif, le Snomax, utilisé dans la neige artificielle, aux effets potentiellement dangereux pour la santé.
Pis, avec la moitié des enneigeurs alimentés par des retenues collinaires construites spécialement pour la production de neige, il existe un risque de perturbation globale du fonctionnement hydrologique : « On stocke de l’eau qui aurait coulé autrement, avec tous les impacts que cela peut avoir sur les étiages des cours d’eau dans le bassin versant. Car c’est évidemment au moment où on en a le plus besoin, que la ressource devient la plus limitée », décrypte Jacques Pulou.
Sans compter l’impact énergétique induit par le pompage destiné à recharger la retenue d’eau au cours de l’hiver – car on enneige évidemment plusieurs fois par saison : « Cela devrait représenter une consommation de 160 000 kWh, soit une augmentation de 40% de la consommation électrique de la station à Lans-en-Vercors, où la retenue en cours de construction doit pouvoir accueillir 26 000 m3, calcule François Nougier. Tout ça pour trois mois d’utilisation dans l’année, à un moment où l’on fait de grands discours pour ne pas gaspiller l’énergie. »
« L’enneigement artificiel devrait être l’un des derniers usages »
« Les canons à neige sont révélateurs de tous les dysfonctionnements de l’industrie du ski », estime Vincent Neyrinck. Notamment l’absence de loi de régulation et d’encadrement.
« Il n’y a aucune réglementation, donc aucun contrôle ni suivi sur l’utilisation de l’eau », témoigne Carmen de Jung. « Dans une logique de marché, les coûts de fabrication de la neige artificielle sont pris en compte par les usagers, soit les skieurs, analyse Ricardo Petrella, économiste italien spécialisé sur les problématiques d’eau. Mais un autre coût n’est pas pris en compte, c’est la raréfaction de l’eau. L’enneigement artificiel devrait être l’un des derniers usages, dans un contexte de raréfaction hydrique. »
Le chercheur en appelle à des régies collectives, participatives et les plus locales possible, pour gérer ce bien commun : « Cela doit impliquer tous les acteurs concernés et être coordonné par une structure publique : ce ne sont pas les acteurs privés qui sont les mieux placés pour protéger la ressource. »
Considérée comme un palliatif à court-terme, la neige artificielle interroge en profondeur le modèle de développement des stations de sport d’hiver : « Quand on parle ski, les stations entendent "assurance-vie". Or on sait qu’il va devenir de plus en plus difficile de maintenir des stations en dessous de 1500 mètres. Il faut donc sortir de cette lorgnette à cinq ou dix ans. Une retenue collinaire, c’est tout de même 25 ans d’amortissement ! Est-ce que cela a encore un sens d’un point de vue climatique et économique ? », interroge Aurélie Campoy, secrétaire générale de la Commission locale de l’eau en Isère.
Pour François Nougier, la réponse est toute trouvée : « Les canons à neige sont une rustine. On veut nous faire croire que le système actuel peut perdurer, alors qu’il faudrait repenser sa logique à long-terme. »
Les canons à neige, ou le paradoxe de cette voiture qui va de moins en moins vite tout en consommant de plus en plus...
En témoigne l’histoire récente de Saint-Pierre-de-Chartreuse : « La station était en déficit chronique et pour y faire face, elle a décidé d’investir dans des canons à neige : aujourd’hui, elle est sous tutelle de la préfecture. », raconte Pierre Mériaux, élu à la montagne à la ville de Grenoble.
Mais avec le réchauffement climatique, la possibilité de produire de la neige de culture est elle-même mise en cause : outre la baisse des volumes d’eau disponible, la diminution des vagues de froid pourrait rendre l’utilisation des canons de plus en plus incertaine. Et laisser plusieurs collectivités face à de véritables gouffres financiers.
Une autre allégorie, en somme : celle de l’arroseur arrosé.
Après les chaussures, le sac à dos est l’accessoire indispensable du randonneur. Choisir, ranger, peser : sa préparation minutieuse permet de randonner en toute sécurité sans sacrifier le confort. Voici nos conseils pour vous équiper (vêtements, trousse de secours, chaussures, bâtons, etc.) tout en évitant que votre sac devienne une charge d’angoisse.
Pour que la randonnée reste un plaisir, il est important de surveiller le poids de son sac. Au moment de préparer son sac, il est conseillé de classer son matériel en trois catégories : l’indispensable (sécurité, orientation, vêtements chauds, abri), le confort (vêtements de rechange) et le superflu (ce que l’on emporte pour le plaisir, comme un livre ou du chocolat).
1. LES VÊTEMENTS
Adoptez les trois couches
Lors de la marche, il est conseillé d’adopter une stratégie en trois couches. D’abord, un T-shirt respirant, puis une polaire et un coupe-vent imperméable et respirant (bannir le K-way, qui garde l’humidité). Le coton est à éviter, car il conserve l’humidité de la transpiration. Les vêtements en mérinos ont l’avantage d’être anti-odeurs et d’offrir une meilleure thermorégulation que ceux en synthétiques. En revanche, ils sont plus lents à sécher, plus chers et plus fragiles que les synthétiques. Les fabricants proposent donc aujourd’hui des produits hybrides, 80 % mérinos et 20 % synthétiques. Quelle que soit la durée de la randonnée, quelques heures ou plusieurs jours, un coupe-vent imperméable doit être présent dans le sac.
La météo est imprévisible !
2. LES BÂTONS
Apprenez à vous en servir
Les bâtons de randonnée permettent de soulager le dos d’une partie du poids du sac et sont donc d’autant plus nécessaires que le sac est lourd. Encore faut-il bien les utiliser : en cas de doute, demandez conseil à un vendeur. Ils ne doivent pas être employés comme un déambulateur, mais suivre le balancier du corps. Préférez des bâtons télescopiques, qui pourront être rangés lors des passages difficiles et ne pas vous entraver.
3. LE SAC À DOS
Optez pour une taille adaptée au parcours
Un sac trop gros est une incitation à le remplir inutilement et un sac trop petit ne pourra pas forcément contenir l’indispensable. Le volume du sac doit donc s’adapter à la randonnée : une bonne idée est de faire son choix après avoir réuni l’ensemble de son matériel et d’avoir mesuré son volume à l’aide d’un sac-poubelle. Si le volume nécessaire dépend de plusieurs critères (météo, type d’hébergement, polyvalence souhaitée…), on estime qu’un sac de 10 à 35 litres suffit pour une journée de marche. Pour une randonnée itinérante, de 35 (2 ou 3 jours avec nuits en gîtes) à 65 l (7 jours en autonomie complète) sont recommandés.
Poids du sac : Gare à l’excès !
Le poids du sac d’un marcheur doit être inférieur à 20 % de son propre poids. Un randonneur de 65 kg ne portera donc pas plus de 13 kg, un autre de 80 kg évitera d’avoir plus de 16 kg sur le dos. Ce poids maximal recommandé est trop souvent dépassé par les randonneurs itinérants. Or, au-delà de l’inconfort qu’il suscite, un sac lourd augmente le risque d’accident (chute, entorse…), use les cartilages et peut causer des tendinites ou des tassements de vertèbres. Chez l’enfant, le sac doit avoir un caractère plus symbolique et ne pas dépasser 10 % de son poids. Le centre de gravité ne doit pas être négligé et les équipements lourds seront placés près du dos, en milieu de sac.
4. L’INDISPENSABLE
Faites face à tout incident
Les randonneurs l’appellent le « fond de sac », puisqu’il ne doit pas le quitter. Il s’agit du matériel qui permet de faire face à un incident. La trousse de secours en est le premier élément. Elle contient vos médicaments, de quoi faire de la contention, des pansements, de quoi désinfecter et du petit matériel (ciseaux, tire-tiques, etc.). S’y ajoutent un sifflet (pour se signaler auprès des secours sans s’époumoner), une couverture de survie, une casquette, un briquet, des lunettes de soleil, etc. Le matériel d’orientation est aussi indispensable : cartes ou topoguide et boussole. N’oubliez pas d’apprendre à vous en servir ! Ce n’est qu’une fois cet « indispensable » au fond du sac que vous pourrez réfléchir au superflu : appareil photo, paire de jumelles, etc.
5. LES CHAUSSURES ET LES CHAUSSETTES
Choisissez-les avec beaucoup de soin
Premier accessoire du randonneur, les chaussures sont à choisir avec le plus grand soin : elles doivent être adaptées au pied et au type de randonnée auquel on s’adonne. Côté chaussettes, le synthétique tient mieux au pied et évacue mieux l’humidité que la laine. Attention, des chaussettes non prévues pour la randonnée peuvent favoriser l’apparition de frottements ou d’ampoules. Astuce : avoir des paires variées, car si votre pied est victime d’un frottement avec un modèle particulier, le problème risque de se répéter avec une paire identique.
6. L’EAU ET LA NOURRITURE
N’en manquez jamais
Gourde, poche à eau ou simple bouteille en plastique : en randonnée, il est primordial de s’hydrater régulièrement, avec 1,5 à 3 litres d’eau par jour. Si vous craignez de manquer de quoi boire, des pastilles de décontamination d’eau vous permettront de vous ravitailler en toute sécurité. Même pour une courte sortie, mieux vaut prévoir un peu de nourriture, en cas de coup de fatigue ou de problème nécessitant une immobilisation.
Il n’y a pas de bons ou de mauvais campings, il n’y a que de bons ou de mauvais campeurs. Les vacances sont imminentes, il est temps de se pencher sur les règles d'un séjour en camping réussi...
Apéro, tour de France et camping sont les trois mamelles d’un mois de juillet réussi, surtout en 2017 après les péripéties électorales que nous avons connues. Pour les ordonnances du Président et la refonte du Code du travail, on verra à la rentrée!
Crise aidant, il est de plus en plus tentant de renouer avec ce mode de vacances sain, économique, éco-responsable et qui vous permettra de vous faire plein de nouveaux amis. Vous ne serez peut-être pas allé bien loin, mais vous aurez à votre retour maintes anecdotes à raconter.
En montagne, au bord de la mer ou bien dans une campagne reculée, municipal ou cinq étoiles, la vie dans un camping obéit à des codes similaires qu’il vous convient de maîtriser si vous souhaitez profiter pleinement des congés que votre employeur vous a (encore pour cette année) gracieusement offerts.
Bien choisir son emplacement
Pendant trois semaines, ce petit bout de terre sera le vôtre. Qu’il se trouve en bord de nationale, à côté du bloc lessive ou bien sous une ligne à haute tension n’a que peu d’importance. Il se doit cependant d’être légèrement surélevé afin d’appuyer votre statut social et d’éviter toute coulée de boue mortelle.
Vous devrez planter votre tente ou poser votre caravane à un endroit qui idéalement n’est pas trop distant de l’entrée du camping, ce qui vous permettra de surveiller sans difficulté les allées et venues.
La position par rapport au bloc sanitaires est plus ardue à calculer. Vous ne voudrez en effet pas être situé trop près, mais vous ne voudrez pas en être trop éloigné non plus.
Enfin, vous devrez occuper un endroit bordé sur au moins trois côtés par d’autres occupants, qui seront autant d’amis potentiels.
Garder sa dignité dans les sanitaires
Le vrai cœur du camping, c’est le bloc sanitaires, et il existe des règles élémentaires que vous devrez observer:
marchez calmement. Vous ne devez jamais courir pour vous rendre au bloc sanitaires. Vous aurez une démarche sereine qui montrera que vous êtes sûr de vous. Vous devrez avoir le temps de vous arrêter et de saluer Robert ou Martin, et pourquoi pas de prendre rendez-vous pour l’apéritif. Anticipez, partez à l’avance...
n’oubliez jamais le pq.
ne portez que le strict minimum. Un short, des tongs, un peigne et une petite serviette sont suffisants. Par ailleurs certaines douches sont très sales. Laissez-y tomber le moindre effet personnel et c’est la septicémie assurée.
Mener une vie sociale riche
Le camping est un microcosme pas très différent de votre travail ou de votre quartier : on y boit un coup, on y discute football et Tour de France et on y zieute les silhouettes. Si vous ne souhaitez pas pratiquer ces activités tout seul, ce qui est un peu pathétique, vous devrez vous faire des amis.
Commencez donc par inviter vos voisins pour l’apéritif de l’amitié. Un quart de litre d’anisette par personne et une petite expérience de l’accent hollandais vous permettent de rassembler assez de renseignements sur vos nouveaux amis pour pouvoir les vanner avec bonhomie lorsque vous vous trouverez dans des stalles mitoyennes au bloc sanitaire.
Outre vos voisins immédiats, un séjour au camping est rempli d’activités sportives, culturelles et sociales qui vous permettront de briller pour peu que vous vous en donniez les moyens. En fonction de ses préférences et aptitudes, on picorera entre le tournoi de triplette, la soirée années 80 ou le pot du maire.
Deux événements sont toutefois incontournables et vous vous devrez d’y assister si vous prétendez à un certain statut :
- le bal du 14Juillet. Situé en général au début des vacances, il permet de frayer avec les premiers venus qui sont, comme vous, encore tout heureux d’avoir quitté la ville, couverts de coups de soleil, et qui n’ont pas encore développé de résistance sérieuse à l’anisette. Profitez-en, faites de nouvelles connaissances !
- l’élection de Miss ou Mister Camping. Cet événement a en général lieu à la fin des vacances, vers le 15 août. Si vous avez bien su choisir l’emplacement de votre tente ou de votre caravane, vous en profiterez au maximum!
Armé de tous ces conseils, vous pourrez profiter au mieux de vos vacances au camping et revenir au travail en pleine forme, dès la fin août, avec une masse d’histoires cocasses à raconter et de photos à montrer.
Vous vous serez de plus fait des amis que vous retrouverez très certainement l’année suivante, et l’année suivante, et l’année suivante, et qui peu à peu deviendront comme une seconde famille.
Avez-vous d’autres conseils pour devenir le roi/ la reine du camping cet été ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous !
On estime aujourd’hui à près de 18 millions, le nombre de passionnés pratiquant la randonnée pédestre en France et tout particulièrement lors de la saison estivale. Les amateurs de balades et randonnées qu’ils soient débutants ou non,doivent respecter les précautions essentielles à prendre avant de s’élancer sur des itinéraires de randonnée pédestre, particulièrement en milieu montagnard, l’été.
Voici les recommandations d'animateurs brevetés afin de pouvoir pratiquer la passion de la randonnée dans les meilleures conditions de sécurité !
S’informer :
S’informer de l’offre de randonnée auprès de structures spécialisées ou ffrandonnee.fr
Emporter les éléments liés à l’itinéraire et savoir les utiliser : cartes, topoguides…
Evaluer le temps de la randonnée et prévoir une marge horaire de sécurité.
Prévenir son entourage de sa destination et de son horaire de retour.
Prendre son téléphone portable. Le numéro européen des secours est le 112. Avoir un sifflet sur soi peut être également utile pour signaler sa présence.
Adapter chaussures et vêtements selon la nature du terrain.
Prendre des vêtements en fonction des conditions météo : vêtements contre la pluie ; le vent, le froid, chapeau, crème et lunettes pour se protéger du soleil…
Etre capable d’effectuer les gestes de premiers secours et de donner l’alerte.
Avoir un comportement respectueux envers les milieux traversés : suivre les conseils de la Charte du randonneur de la FFRandonnée.
S’adapter :
Gérer l’effort et le temps. Faire souvent le point : Une pause est-elle nécessaire ?...
Adapter son horaire aux conditions climatiques.
Savoir renoncer en cas de difficultés ou de risque présent (obstacles, météo…).
Partager le territoire avec les autres usagers !
Un mémento prévention pour que la montagne reste un plaisir Le ministère chargé des sports et ses partenaires réalisent chaque année un mémento rappelant les consignes essentielles de sécurité à respecter avant et pendant votre sortie en montagne hiver comme été. Des rubriques sont notamment dédiées à la randonnée pédestre, au VTT, aux sports d’eau vive, à la via ferrata et à l’escalade. Ce mémento est en téléchargement en français, en anglais et en espagnol.
Quelles lectures de vacances, quels films à ne pas rater?
Les conseils de la médiathèque de Vaugneray pour la valise de l'été!
- Catherine vous conseille :
"Amours" de Léonor de Récondo, un style poétique qui conduit le lecteur au plus près de ses émotions… Un coup de cœur !
« Balzac et la petite tailleuse chinoise », un film réalisé par Daï Sijie, avec une histoire d’amour très musicale et littéraire.
- Bernadette a beaucoup aimé "En attendant Bojangles" d’Olivier Bourdeaut, un roman musical proche de l’atmosphère des livres de Boris Vian, un amour fou et non conventionnel d’un père et d’une mère sous le regard émerveillé de leur fils.
- Pour Marianne, c'est un roman et un film qui ont retenu son attention :
"Mal de pierres» de Miléna Agus, un très beau récit qui se déroule en Sardaigne, où le personnage principal dit la difficulté d’aimer et d’être aimée.
« Notre petite sœur » de Kore-Eda Hirokazu : un film tendre et délicat, adapté du manga de Akimi Yoshidaa
- Elisabeth vous présente un roman jeunesse de Clémentine Beauvais,
"Les petites reines". Un livre tonique, drôle, moderne et brillant où l’injustice est transformée en positif. Un conte optimiste et instructif à mettre entre toutes les mains.
- Agnès vous recommande deux romans :
« Vous plaisantez, monsieur Tanner » de Jean-Paul Dubois, une lecture détente, drôle et divertissante avec son personnage principal naïf et crédule
«Je te vois reine des quatre parties du monde » d’Alexandra Lapierre, un roman historique passionnant, très bien documenté, qui retrace l’épopée d’une exploratrice qui devint, au temps des conquistadors, la première et la seule femme amirale de la flotte espagnole.
- Virginie vous entraîne en Asie avec :
Le manga de Taiyou Matsumoto, « Sunny », où l’épave d'une Nissan Sunny abandonnée dans le jardin d’un centre pour enfants va devenir le lieu de tous les possibles pour ces gamins éloignés de leurs parents.
Le roman de Delphine Roux « Kokoro », facile à lire, d’une grande délicatesse, apaisant et envoûtant racontant l’histoire d’un amour, d’un frère et d’une sœur.
- Fantine vous recommande :
« Le restaurant de l’amour retrouvé » d’Ito Ogawa, un roman traduit du japonais plein de poésie, qui éveille les papilles et qui est à savourer comme un bon repas bien préparé !
« Pride », une comédie réalisée par Matthew Warchusirée et tirée d’une histoire vraie sur la grande grève des mineurs de 1984 en Angleterre. Une chronique débordante d’énergie, des scènes drôles et émouvantes ! Un « feel-good movie » !
- Karine vous conseille la bande-dessinée de Gabriel Bá et Fabio Moon
"Deux frères", un album en noir et blanc retraçant l’adversité de jumeaux d’une famille libanaise. La narration est impeccable, le récit foisonnant, le noir et blanc profond et le trait anguleux décrivent à merveille cette histoire de famille.