Affichage des articles dont le libellé est Santé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Santé. Afficher tous les articles

lundi 30 mars 2020

A l'heure où nous rédigeons cet article...

Photo Paris Normandie DR
A l’heure où nous rédigeons cet article, la France connait une pandémie jamais égalée et nous ne savons pas quelle en sera l’étendue, tant au niveau national que sur notre commune. Nous pensons à toutes celles et tous ceux qui en souffrent ou qui ont perdu un être cher.

Contre toute attente, le premier tour des élections municipales a été maintenu le 15 mars dernier. Un grand merci à tous ceux qui ont tenu les bureaux de vote au risque d'être contaminés et de propager ensuite le virus à leur entourage.

A Vaugneray vous avez été 46% du corps électoral à vous rendre au bureau de vote le 15 mars, et avez donné 65 % de vos suffrages à la majorité sortante. Bien évidemment nous en prenons acte.

Toute notre équipe a fourni un travail important pour vous proposer un programme innovant axé sur une gestion participative de la commune par la population et un développement respectueux de l’environnement mais nous n’avons pas réussi à vous y faire adhérer. Malgré notre forte déception nous nous engageons auprès de ceux qui nous ont fait confiance et de l’ensemble des Valnégriens à tenir notre rôle d’opposition constructive, tout en restant fidèles à nos idées.

La crise sanitaire faisant que le nouveau conseil n’a pu se réunir, les nouveaux élus n’ont pu prendre leur fonction et c’est donc toujours le conseil élu en 2014 qui reste à la gestion de la cité. Soit, mais alors pourquoi les conseillers n’ont-ils pas été avertis officiellement par Monsieur le maire ?
Probablement parce qu’à son habitude il gère la commune en petit comité !

Nous maintiendrons le rythme de nos réunions de préparation des conseils municipaux au sein de notre association qui vous est bien sûr ouverte.
Suivez notre actualité sur les réseaux sociaux et sur notre blog.
N’hésitez pas à nous contacter ou à nous rejoindre !

Prenez soin de vous et des autres, adoptez une attitude responsable en respectant les gestes barrières.
A très bientôt !


lundi 23 mars 2020

Les professionnels de santé ont besoin de notre aide!

Bonjour à tous, 

Hier 22 mars 2020 s'est tenue une  réunion en visuoconférence de la Communautés Professionnelles Territoriales de Santé de notre secteur (Marcy-l’Etoile, Sainte Consorce, Pollionnay, Saint Genis les Ollières, Craponne, Grézieu la Varenne, Vaugneray, Brindas, Messimy, Yseron, Thurins, Craponne) réunissant 1 médecin, 1 pharmacien, 1 ortho, 1 kiné, 1 IDE, 1 dentiste dans le but de gérer au mieux les problèmes liés à la situation actuelle. 

Comme vous le savez, les professionnels de santé de "ville" manquent de matériel
IL y a eu quelques  arrivages dans les pharmacies qui sont distribués et surtout partagés en fonction des professions. Mais les arrivages sont insuffisants Les professionnels ne peuvent pas se protéger et protéger la population qu'ils accueillent.

Ils recherchent des masques, des surchaussures, des charlottes, des lunettes,des surblouses (même de jardinage!) , du gel hydroalcooliqueCertaines entreprises en utilisent : bâtiment, plaquistes, métalliers ...Si vous avez des connaissances dans ce secteur d'activités, pourriez vous les solliciter?

Des habitantes de Marcy ont commencé à coudre des masques mais elles manquent d'élastiques de couture qu'elles récupèrent dans les jeans Peut être avez vous quelques rouleaux dans vos placards?

Si vous connaissez quelqu'un, qui connait quelqu'un... susceptible d' aider les professionnels de santé, n'hésitez pas à nous en informer par un commentaire sur le blog ou par message privé sur notre page Facebook.



Merci pour votre aide 

samedi 12 octobre 2019

SOS, l'hôpital craque !

D'après le blog de Jean-Yves Nau, journaliste et médecin, https://jeanyvesnau.com/
Grève des urgences hôpital Lyon Sud

SOS Monsieur le Président. Comédiens, humoristes, réalisateurs, chanteurs, écrivains… Ils sont 108 célébrités à apostropher Emmanuel Macron. L'hôpital public craque
2 octobre 2019. L’heure est grave. Une lettre ouverte  a été adressée par « cent-huit personnalités » au Président de la République. Véronique Sanson, Florence Foresti, Charlotte Gainsbourg, Vincent Lindon, Thomas Piketty, Clara Luciani et tant d'autres mêlent leur nom à ceux d'une quarantaine de représentants de patients en France en soutien aux blouses blanches au bord de la crise de nerfs.
Vous pouvez vous joindre à eux ici !
La voici :« Monsieur le Président,
Le Grand débat que vous avez organisé a réclamé « plus de service public ». Il a mis au premier rang la Santé et l’Hôpital public. Pourtant la situation sur le terrain est devenue réellement intenable : les difficultés d’accès aux soins s’accroissent, la qualité et la sécurité des soins se dégradent et nous observons l’épuisement et l’inquiétude des personnels hospitaliers.
Ces difficultés, les usagers de l’hôpital public les constatent tous les jours et en parlent dans les courriers qu’ils adressent aux directions hospitalières. Des drames se produisent, touchant toutes les catégories professionnelles de l’hôpital mais également les patients. Ces pertes de chance liées au manque de moyens sont inacceptables. On ne peut plus, vous ne pouvez plus attendre de nouveaux drames pour mettre en œuvre un plan d’urgence pour sauver l’hôpital public.
Nous, usagers de la santé et citoyens, soutenons la demande des personnels hospitaliers d’un financement supplémentaire, nécessaire pour :
– Assurer l’ouverture de lits afin que les malades puissent être hospitalisés quand c’est nécessaire et qu’ils ne passent plus des heures voire des jours à attendre couchés sur des brancards ; 
– Embaucher le personnel nécessaire dans tous les services pour assurer l’accueil, la sécurité, la qualité et la continuité des soins ; 
– Revaloriser les salaires des personnels hospitaliers sachant que nous sommes en 26e position sur les 35 pays de l’OCDE pour le salaire des infirmières.
Grève des urgences hôpital de la Croix-Rousse
L’hôpital public a besoin de réformes mais aussi et surtout de moyens pour assurer ses missions dans des conditions acceptables pour les patients et pour les soignants.
Croyez, Monsieur le Président de la République, à notre meilleure considération. »
Ou l’on comprend que la marge de manœuvre d’Agnès Buzyn est désormais réduite à peau de chagrin. Après avoir, face à la grève des urgences annoncé à grand peine un « plan de redistribution de 750 millions d’euros sur trois ans » voici que son projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2020 ne donne pas plus de moyens à l’hôpital. On imagine la colère. Le SNPARE (Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes-Réanimateurs Elargi aux autres spécialités) y voit déjà pour sa part le « permis de tuer l’hôpital public ».
« ‘’On alerte depuis des années sans écho majeur, témoigne au Parisien (Aline Gérard et Elsa Mari) la neurologue Sophie Crozier (Pitié-Salpêtrière, Paris). C’est peut-être l’une des dernières tentatives alors que l’on nous annonce encore des restrictions budgétaires’’, soupire la médecin, qui avoue rentrer le soir, parfois ‘’malheureuse’’ de pas accorder le temps voulu à ses patients. ‘’Je n’ai jamais été syndiquée, ni militante. Mais là, je le deviens’’ ».
 « Cet appel, c’est celui de monsieur et madame tout le monde qui constate qu’il est de moins en moins bien soigné correctement à l’hôpital public, parce que les personnels, noyés sous les réorganisations, les pénuries d’effectif et de matériel, n’en ont tout simplement plus les moyens » explique encore au Parisien Marie Citrini, l’une de ses signataires qui défend les droits des patients à l’AP-HP.
Médecins inaccessibles, personnels surmenés et agressifs, hygiène des chambres parfois délétère, examens médicaux inutiles facteurs de stress et d’angoisse, manque de matériels les plus rudimentaires comme des couvertures, « les patients sont perdus, déboussolés. Ils n’en peuvent plus d’être trimbalés, réduits à un organe malade ! C’est le foie de la chambre 32, le cœur de la 18, la hernie de la 212 qu’on soigne, nous disent-ils, l’écoute, l’humain n’y est plus » se désole Marie Citrini, qui qualifie de « vertigineuse » la déshumanisation en cours.
Grève des urgences hôpital Edouard Herriot

2 octobre 2019. On attend désormais la réponse du Président de la République 

mardi 10 avril 2018

Les "bactéries cauchemardesques"

ALKOV
 Publicité 
Les "bactéries cauchemardesques" entraînent une surconsommation d’antibiotiques dangereuse et un problème de santé mondial.

D'après le Dr Eric Du Perret le 07.04.2018

La consommation d’antibiotique a augmenté de 65% en 15 ans. Une situation intolérable pour les spécialistes des maladies infectieuses qui, depuis quelques années, se posent une étrange question : doit-on craindre une épidémie planétaire contre laquelle, les antibiotiques ne pourront rien ? La réponse est oui, si l’on continue à distribuer ces médicaments n’importe comment, tant chez les humains que chez les animaux  d'élevage. Cela provoque l'apparition de "bactéries cauchemardesques" comme les ont surnommées les médecins américains

Le célèbre centre d'épidémiologie d'Atlanta, le CDC (Center for Disease Control and Prevention) a recensé l'apparition de bactéries dont la caractéristique est d'être résistantes à la plupart des traitements connus et bien évidemment en premier lieu les antibiotiques. Ce ne sont pas de nouveaux microbes mais plutôt des très anciens qui ont réussi, au fil des années et des traitements inutiles, à apprendre à se défendre contre les médicaments que l'homme avait inventés. Les malades atteints par ces "tueurs" restent confinés à l'hôpital et ne reçoivent plus que des soins "palliatifs" comme le disent leurs médecins.

La France est le 4ème pays Européen en terme de consommation d’antibiotiques,  ce qui est une mauvaise performance compte tenu des efforts déployés pour apprendre à moins les consommer, mais ce qui signifie aussi qu’il y a des pays pires que nous et que le problème est réellement international

"Si la résistance aux antibiotiques continue à progresser à ce niveau d’intensité, sans autre option de soin, il y aura bientôt des infections banales que l’on ne pourra plus soigner » alertait le professeur Eric Sonneville au nom d’un ensemble de spécialistes en novembre dernier.


Infections nosocomiales: 12 000 morts par an et 150 000 infections…

On arrive aujourd’hui à une situation impensable lors de la découverte de ces médicaments qui semblaient d’une puissance incroyable : l’homme risque un jour de décéder d’infections jugées banales il y a encore quelques années, uniquement parce qu’un microbe sera devenu résistant à tous les produits disponibles. Ce scénario qui paraissait incroyable, n’a rien de la science fiction, et l’augmentation continue des cas et des morts par infection nosocomiale, ces infections que l’on attrape à l’hôpital alors que l’on est hospitalisé pour toute autre raison, est là pour en témoigner. 12 000 morts par an et 150 000 infections…Le monde hospitalier est un gigantesque bouillon de culture, une base arrière de microbes qui y trouvent les forces pour devenir des agents dévastateurs.

Microbes ultra-résistants

Le combat contre les microbes, que l’on pouvait espérer terminé, est très loin d’être gagné. C’est même un combat très inégal. Un million de milliards de millions de microbes un peu partout sur notre planète contre 6 milliards et demi d’individus qui croyaient, il y a soixante dix ans, avoir gagné le combat avec la découverte des antibiotiques. 

Des centaines de milliers de tonnes d'antibiotiques ont été déversées dans la nature ou consommées par les humains, sans réserve ni précautions. Conséquence, les bactéries ont mutées et sont devenues résistantes. Un microbe n’est pas un organisme frustre, mais une machine infernale rompue à la guerre totale. Dotée d’une vraie intelligence qui nous dépasse un peu, compte tenu de sa taille et de sa simplicité. Chaque nouvel antibiotique est salué, quelques années plus tard, par la transformation du microbe qui apprendà lui résister. Nos militaires sont moins rapides contre les nouvelles méthodes de guerre…


Résister à la pression des malades

"Les antibiotiques c’est pas automatique!"  Personne n'a échappé à ces spots publicitaires qui prônent la lutte contre la prescription abusive d’antibiotiques. Ils ont d’abord eu le mérite d’aider le médecin, pour qui le refus de prescrire reste un moment délicat. Aujourd’hui c’est même un peu l’inverse et celui qui donne des antibiotiques, passerait presque pour un ringard. 
Mais avec le mauvais temps, et les bobos qui vont avec, la demande des patients reste pressante, en particulier en cas d’angines. Pourtant, le paracétamol, associé à l’aspirine ( seulement chez l’adulte) règle le problème dans 80 % des cas, puisqu’il s’agit d’une angine due à des virus sur lesquels les antibiotiques n’ont aucun effet.

Faire pression sur la recherche des firmes pharmaceutiques

Même s’ils coûtent cher à la collectivité, les antibiotiques sont encore indispensables. Et surtout, la recherche doit se poursuivre. 
Les laboratoires ont cessé de chercher en raison du prix de vente très faible des antibiotiques. Il y a là certainement matière à réflexion. Pour que le génie de l’homme continue à posséder une avance sur le génie du microbe qui, de façon incessante, apprend à résister au point d’avoir rendu certains des plus anciens médicaments totalement inefficaces. 

Consommer autrement

Depuis vingt ans, la consommation globale des antibiotiques a diminué de 17% et l’on réfléchit aussi à une nouvelle durée de prescription: les médecins insistaient autrefois sur un minimum de 7 jours mais prescrire mieux et moins, n’est-ce pas donner des produits plus efficaces et moins longtemps ?

Et les animaux...


En même temps qu'il faut mettre un peu d'ordre dans l’utilisation médicale des antibiotiques, il faut aussi s’attaquer aux millions de tonnes déversées dans la nature, principalement pour l'élevage des animaux consommés par l’homme. Mais c’est un débat qui échappe au monde de la santé car c'est un débat sociétal...


Pour aller plus loin:
etc...

samedi 18 novembre 2017

Maladie de Lyme : les renards à la rescousse!


D'après Michel Deprost www.enviscope.com et  Jonathan Herchkovitch pourquoidocteur.fr

La maladie de Lyme a enfin rencontré son ennemi! 


La présence dans nos forêts de renards, martres, fouines, blaireaux... réduit le nombre de tiques infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi, qui donne la maladie de Lyme! C'est maintenant scientifiquement prouvé!
En effet, après la disparition du loup et du lynx, ces animaux sont les seuls prédateurs des petits rongeurs tels que campagnols, mulots, souris, rats..., vecteurs de la maladie de Lyme.
Protéger les prédateurs de ces petits rongeurs réduit donc l’incidence de la Maladie de Lyme!

Explication:
Les petits rongeurs sont les hôtes privilégiés des tiques qui transmettent la maladie de Lyme. Pour la première fois, une étude parue en juillet 2017 dans la revue Proceedings of the Royal Society confirme, par des analyses de terrain, que la diminution des prédateurs tels que le renard roux, la martre, la fouine ou le blaireau ont des effets directs sur la transmission de la maladie.
En effet, pour arriver à un stade reproductif, les tiques doivent procéder à trois repas de sang, qui lui permettent en particulier d’évoluer du stade de larve à celui de nymphe, puis à sa forme adulte. En forêt, les larves, en principe dépourvues de toute infection, s’accrochent au premier animal venu qui, dans ces écosystèmes, sont souvent de petits mammifères : campagnols, souris, ou autres rongeurs. 
Or, ces petits mammifères sont eux, souvent porteurs de nombreux agents pathogènes, dont la Borrelia. Après la piqûre, les tiques sont infectées, et peuvent à leur tour transmettre la bactérie à d’autres animaux, et en particulier à l’homme. 
Mais lorsque les renards rôdent, les rongeurs se font plus discrets, et les tiques se trouvent quelque peu dépourvues. Elles ne dégotent pas de victime, ou se rabattent sur d’autres espèces, parfois sur des oiseaux. Des espèces moins – ou pas du tout –porteuses de la bactérie. Ainsi, mécaniquement, le taux de tiques infectées baisse.
La Fondation de la Recherche pour la Biodiversité rappelle que ces dernières décennies, la maladie de Lyme a augmenté dans le nord-ouest de l’Europe et le nord-est des Etats-Unis. En France plus de 33 000 nouveaux cas ont été recensés en 2015.

En 2012, une équipe de recherche mettait en évidence le lien entre la perte de biodiversité et le déploiement de cette maladie. L’équipe démontrait que l'émergence de la maladie de Lyme en Amérique du Nord était due à la diminution du renard roux prédateur spécialiste des rongeurs, hôtes privilégiés pour la majorité des tiques.

En 2017, l'équipe menée par Tim R. Hofmeester de l‘Université de Wageningen  aux Pays-Bas a démontré, en condition réelle, que l‘activité des prédateurs, en régulant les populations de rongeurs porteurs des tiques pouvait abaisser le nombre de tiques dans un écosystème. Moins il y a de tiques, moins elles sont elles-mêmes infestées par des pathogènes comme la bactérie responsable de la maladie de Lyme. La diminution n’est pas négligeable : dans les zones les plus peuplées en renards, les tiques infectées récoltées sur des rongeurs sont 20 fois moins nombreuses...



Cette étude est la première à établir sans contestation, par des analyses de terrain, la corrélation entre l'activité des prédateurs, la densité totale des tiques et la densité des tiques infectées pour au moins trois agents pathogènes transmissibles par les tiques. Elle confirme que la diminution des prédateurs a des effets en cascade sur la transmission des pathogènes. 

La protection des espèces prédatrices telles que le renard roux, la martre, la fouine, le putois ou le blaireau est une solution fondée sur la nature pour réduire la prévalence des maladies transmises par les tiques.

Or plusieurs centaines de milliers de renards pour ne parler que de lui sont encore chassés par tir, piégeage et déterrage de septembre à janvier chaque année. Le renard est toujours classé comme nuisible : arrêté ministériel du 30 juin 2015, que l'on trouve sur le site de la fédération des chasseurs du Rhône . Il en est de même de la belette, la fouine, la martre ou le putois alors qu'ils sont de meilleurs alliés pour l'agriculture que les traitements chimiques contre les campagnols! Seuls trois départements français ont pris un autre chemin,  mais le Rhône n'en fait pas partie! 

Pour faire reculer la maladie de Lyme, vous pouvez signer cette pétition:
et en parler autour de vous!

samedi 15 juillet 2017

Perturbateurs endocriniens, vaccins, quelques réflexions...


(D'après Alternative Santé n°53)

Ce nouveau gouvernement préférerait-il la voix des lobbys économiques au principe de précaution ou à la santé de ses citoyens? Après l’annonce scandaleuse de son intention de piétiner le droit à la liberté vaccinale d’ici 2018, on apprenait ensuite que la France avait accepté de voter un projet controversé sur les perturbateurs endocriniens au sein de la Commission européenne. 



En modifiant la position prudente qu’elle avait eue jusque là, alignée sur d’autres pays comme le Danemark ou la Suède, et en retournant subitement sa veste, la France a capitulé face aux exigences allemandes et permis à la Commission de faire passer un texte qui ne protège ni la santé humaine ni l’environnement. 

Les alertes d’experts et d’ONG sur la dangerosité de ces substances existent, par milliers. Mais la France a préféré autoriser des dérogations pour de nombreuses substances perturbatrices, et laisser les agriculteurs épandre des pesticides toxiques imposés par l’Allemagne. Peu importe les risques de cancer ou de troubles de la fertilité après tout, du moment que l’industrie chimique peut écouler ses stocks !

Sur les vaccins comme sur les perturbateurs endocriniens, le nouveau gouvernement fait peu de cas de la démocratie sanitaire et de l’opinion publique, vent debout contre des décisions aussi dangereuses qu’autoritaires : moins d’une personne sur deux soutient l’idée d’étendre l’obligation vaccinale de trois à onze vaccins (Harris interactive) et 90 % des Français souhaitent que le gouvernement amplifie sa lutte contre les perturbateurs endocriniens (Ipsos/Générations futures). 

Face à cette surdité, il faut faire plus de bruit. La diffusion de pétition est manifestement le meilleur moyen de défendre notre droit à la santé et à la liberté thérapeutique. 

Il faut terminer en évoquant la mémoire de Simone Veil, décédée le 30 juin dernier. De ses différents combats, on retient surtout le droit à l’avortement, un héritage précieux et obtenu de haute lutte. On sait moins que c’est également Simone Veil qui, en 1980, avait supprimé l’obligation de la vaccination antivariolique chez les enfants.

À la suite d’accidents provoqués par des encéphalites varioliques, elle avait en effet estimé que le risque causé par la vaccination était plus grand que celui de contracter la maladie. André Conord, un des cinq fondateurs du magazine L’Im-patient, qui deviendra plus tard Alternative Santé, l’a remerciée de cette initiative le jour de son départ du ministère, comme il nous le confiait récemment. Et à ses remerciements,Simone Veil avait répondu : 

« J’étais très pour les vaccins, jusqu’à ce que les néphrologues me disent : “Oui, madame, les vaccins, c’est très bien, mais tout de même…” » 

Pourquoi ce « mais tout de même » de bons sens, et exprimé aujourd’hui encore par des centaines de milliers de citoyens, de victimes d’accidents vaccinaux et de personnels soignants, est-il devenu si inaudible par nos dirigeants ? 
Au moment où tout le monde célèbre à l’unisson les combats historiques de Simone Veil, nos responsables politiques pourraient s’inspirer ne serait-ce qu’un peu de sa liberté, de sa lucidité et de sa hauteur de vue.


jeudi 29 juin 2017

Et si on aimait nos bourrelets toute l'année?

d'après https://lesglorieuses.fr/aimer-son-corps/

C’est bien connu, toutes les femmes vont à la plage pendant huit semaines entre juillet et août. Et bien évidemment, toutes doivent mincir d’au moins 3 kilos avant d’arriver sur le sable.
Comment en sommes-nous arrivées à consacrer tant de temps et d'argent à expérimenter de nouveaux jus verts, à tenter des exercices douteux avec notre chaise de salon, ou encore à dire non à la touche sucrée qui pimente notre dîner ?
Le culte de la minceur est omniprésent et il commence tôt. Nous avons entendu de très jeunes filles, tout juste sorties de l’école primaire, annoncer qu’elles ne mangeront plus jamais de frites, ou encore culpabiliser lorsqu’elles “craquent” pour une glace.
Cela a des conséquences médicales graves chez ces jeunes filles : retard de croissance, arrêt des règles, troubles du comportement alimentaire, etc. Les jeunes filles apprennent dès le plus jeune âge à ne pas aimer leur corps si celui-ci n’est pas identique à ceux des mannequins des magazines..
Le bodyshaming – la stigmatisation des corps – est l’ensemble des discriminations basées sur la taille ou le poids des personnes. Les femmes sont toujours trop « grosses » ou trop « maigres », trop « petites » ou trop grandes ».
Mais la minceur n’a pas toujours été la norme et il s’agit d’un concept très occidentalo-centré. Des voix s’élèvent et des initiatives se multiplient pour contrer le bodyshaming. 

La minceur n'a pas toujours ÉTÉ la norme

Il y a 20 ans, les mannequins – emblèmes des corps parfaits – pesaient en moyenne 8% de moins que les femmes en général. Aujourd’hui, ce pourcentage est tombé à 23% et la majorité des mannequins ont des indices de masse corporelle (un calcul du ratio entre la taille et le poids) considérés comme proche de l’anorexie. La France a légiféré sur la question en interdisant le travail aux mannequins à l’IMC trop faible et en obligeant les magazines à mentionner l’utilisation de logiciels de retouche sur les photos.
Pour connaître en détail le chemin parlementaire de cette loi.

L’IDÉAL DE BEAUTÉ N’EST PAS TOUJOURS CELUI QU’ON CROIT

A votre gauche, la déesse grecque Aphrodite (Vénus pour les Romains), réputée pour sa beauté. A votre droite, Amy Schumer, actrice américaine, photographiée par Annie Leibovitz et vivement décriée pour son corps si… imparfait. Et si on changeait de prisme plutôt ? Source.


vendredi 7 avril 2017

Le droit au doute, tout de suite!

(d'après Nicolas Bérard, l'Age de Faire, décembre 2016)

Les sels nitrités, injectés dans les jambons pour leur donner la couleur rose, ne présentent aucun danger pour la santé ; les rejets de boues rouges en Méditerranée n’ont aucun impact sur l’environnement ; le réchauffement climatique n’a aucun lien avec l’activité humaine... Ne vous énervez pas, mais c'est un fait! Vous trouverez facilement des « études scientifiques » qui vous démontreront que toutes ces allégations décrivent bel et bien la vérité.


Ce travail de DESINFORMATION se fait à plusieurs niveaux. 

Le premier niveau, c’est celui du langage.

Ainsi, plutôt que de parler de « boues », les experts en communication au service de l’industriel ont préféré imposer le terme de « résidus ». Et plutôt que de dire qu’elles n’étaient « pas toxiques » (ce qui laisse toujours supposer l’inverse), ils ont opté pour un terme parfaitement neutre : « inerte ». Avouons-le : rejeter des « résidus inertes » au fond de l’eau, c’est beaucoup moins inquiétant que de balancer des « boues toxiques » dans la Méditerranée.

Deuxième niveau : celui de la lutte scientifique. 

Il y a heureusement des experts pour alerter sur les dangers de telle ou telle pratique, de tel ou tel produit. Le magazine Cash investigation, diffusé sur France 2, était par exemple allé à la rencontre de Susan Preston-Martin, une chercheuse en épidémiologie qui avait montré un lien entre une consommation excessive de hot-dog et le développement de certains cancers. 
À peine ses conclusions étaient-elles publiées qu’une armée de « confrères », rémunérés par l’industrie agroalimentaire, se mettait en branle pour pointer de supposées approximations et de prétendues erreurs de la scientifique. 
« C’est un grand classique », explique, dans Cash, le professeur Stanton Glantz, qui a étudié les méthodes développées par l’industrie du tabac. 
Les professeurs Seralini (qui fait un lien entre la consommation d’OGM et l’apparition de certains cancers) et Belpomme (qui a dénoncé l’utilisation du très nocif pesticide chlordécone aux Antilles et travaille sur les ondes électromagnétiques) peuvent vous en parler. Et nous manquons ici de place pour citer tous les chercheurs ayant fait l’objet de telles cabales.

Après avoir décrédibilisé l’adversaire, l’industriel s’emploie généralement à produire sa propre documentation pour donner un (semblant de) crédit scientifique aux thèses qui lui conviennent.
Comme les questions abordées sont assez techniques, à moins d’être très pointu, tout ce que vous entendez, c’est : « tel scientifique a dit ça, tel autre a dit le contraire ».

Professeur Stanton Glantz:« Tant qu’il y a controverse, il y a doute, et le doute bénéficie toujours à l’accusé », poursuit dans Zone Rouge Frédéric Ogé, chercheur au CNRS. 

Troisième niveau: celui des décisions politiques

En faisant valoir qu’il n’y a pas de consensus scientifique, l’industriel repousse les décisions politiques. 
Une méthode qui est d’autant plus efficace que les responsables politiques ne demandent souvent qu’à se faire bercer d’illusions par les grandes firmes. 
Il n’y a pas si longtemps, fumer était bon pour la santé, l’amiante ne présentait aucun danger et le Médiator était un médicament homologué par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssap). 
Les OGM dans nos assiettes, les ondes électromagnétiques, l’aluminium de nos vaccins, les sels nitrités de nos jambons, ou les boues toxiques dans la Méditerranée sont-ils inoffensifs ?

Chacun a le droit d’en douter. Au minimum !


mardi 14 mars 2017

Pesticides et perturbateurs endocriniens de plus en plus présents


Selon de nombreux chercheurs et médecins, les pesticides et perturbateurs endocriniens menaceraient gravement notre santé et seraient causes de maladies environnementales de plus en plus fréquentes (Lymphomes, Parkinson, cancers, leucémies baisse de fertilité,…).

L'emploi du conditionnel est volontaire ici et la prudence de mise, tant les méthodes et protocoles d'évaluation de l'impact des molécules chimiques sur l'homme et son environnement sont controversés et / ou orientés par les professionnels de l'industrie chimique. 

Une consommation en hausse

Malgré toutes les précautions de langages, il est vain d'ignorer les conséquences d'un emploi massif et croissant de produits phytosanitaires en France, alors même que le Grenelle de l'environnement s'était fixé d'en diminuer la consommation de moitié d'ici à 2018 par l'adoption d'un plan EcoPhyto. 
Plan réévalué depuis face à un constat d'échec . La version corrigée garde les mêmes objectifs de réduction mais cette fois-ci les repousse en 2050… Ce nouveau dispositif se veut moins stressant pour les agriculteurs selon le Ministère de l'Agriculture (Les Echos, Mars 2016)
Le Monde « planète » précise dans un article publié en mars 2016 (voir ici ) que le secteur agricole consomme de plus en plus de pesticides, avec une hausse annuelle moyenne de 5,8 % entre 2011 et 2014, qui s’est même accélérée ces dernières années (+ 9,4 % entre 2013 et 2014). Les rendements quant à eux ne progressent plus, voire diminuent pour certaines productions.
La consommation de pesticides phytosanitaires en France en kg par année (www.planetoscope.com)
  • 2014 : 58.989.000
  • 2013 : 50.866.000
  • 2012 : 49.410.000
  • 2011 : 48.934.000

Le coût

Cette tendance revient cher à l'ensemble de la collectivité
La pollution de l'eau, de l'air, des sols, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre et les atteintes multiples à la biodiversité pèsent sur l'ensemble de nos concitoyens. Au bas mot plusieurs milliards d'euros d'après le rapport du Commissariat Général au Développement Durable (voir ici ) , évoqué dans un papier du Monde décembre 2016. (lire aussi « et si les pesticides coûtaient plus qu'ils ne rapportent ? » )

Des risques sanitaires qui inquiètent



Selon l'institut de veille sanitaire, 100 % de la population française porte des traces de substances chimiques, même à des doses très faibles. Or ces doses infimes ne présagent en rien de leur innocuité (Le Monde Mars 2016, Cash Investigation Février 2016 France 2) surtout lorsqu'elles se rencontrent. On appelle cela l’effet cocktail (lorsque deux substances inactives isolément se révèlent toxiques ensemble). 
Précisons que l'effet cocktail n'est pas pris en compte dans l’évaluation de la toxicité d'une substance. De plus il est maintenant démontré que certains perturbateurs endocriniens sont capables d'interférer avec le système hormonal à des niveaux d'exposition très faibles.
De manière générale, nombre de pesticides sont classés CMR — cancérogènes, mutagènes (toxique pour l’ADN) ou reprotoxiques (nocifs pour la fertilité). Certaines de ces substances chimiques sont suspectées dans plusieurs maladies émergentes en lien avec le dérèglement du système hormonal : diabète de type 2, obésité, cancers hormonodépendants (sein, prostate, thyroïde) et troubles neuro-comportementaux (troubles de l’attention, hyperactivité, etc.). Sans compter l’autisme ou les atteintes au développement du cerveau, avec des conséquences sur les capacités cognitives. La maladie de Parkinson, enfin, a été reconnue en 2012 maladie professionnelle en lien avec les pesticides. (Angela Bolis, Le Monde Mars 2016)

Des encouragements

Le dispositif gouvernemental "Dephy" amorcé en 2009 et tant vanté par le ministère de l'agriculture, prône la mise en œuvre de modes de production économes en pesticides, mais ne regroupe aujourd'hui que… 3000 fermes avec un objectif à moyen terme de 30 000 (la France comptait plus de 432 000 exploitations en 2013).
L'effort est louable mais bien loin de pouvoir répondre aux conséquences d'une catastrophe annoncée. Il compte surtout sur l'engagement des exploitations agricoles individuelles... mais elles qui disparaîssent au profit de groupes agro-alimentaires plus nombreux et à l'appétit insatiable (cf. wikiagri.fr , lire l'article  du Monde "et si les pesticides coûtaient plus qu'ils ne rapportent").
Cette forme d'agri-business met à mal notre capacité à nourrir l'humanité. Or on peut faire autrement pour produire mieux et se nourrir mieux en revenant à une agriculture écologique et paysanne, avec les mesures suivantes:
  • Engager la réforme agraire pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs et limiter la concentration des terres entre des mêmes mains
  • stopper les projets de fermes usines
  • développer l'agriculture biologique, proscrire les pesticides chimiques, instaurer une agriculture diversifiée et écologique (Voir le dossier du Monde «et si on banissait les pesticides»)
  • garantir des prix rémunérateurs aux producteurs en favorisant les circuits courts et en interdisant la vente à perte en plafonnant les marges de la grande distribution
(D'après https://insoumislyon.org/ 4 mars 2017)

N'oubliez pas de consulter les programmes des candidats à l'élection présidentielle
 pour vérifier ce qu'ils proposent dans ce domaine crucial!