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jeudi 7 septembre 2017

Bien préparer son cartable

Après "Bien préparer son sac à dos" (article du 12 août), voici comment "bien préparer son cartable" à l'attention de nos collégiens ;-)

POUR BIEN PRÉPARER MON CARTABLE:


Je prépare mon cartable LE SOIR après mes devoirs car je risque d’être pressé le matin et d’oublier des affaires. Comment procéder ?

1 - Je vide tout le contenu de mon cartable sur mon bureau. J’en profite pour classer ou coller les feuilles volantes. Je vide aussi mon sac de sport et mets mes affaires au lavage.

2 - Je prends mon emploi du temps du lendemain

3 - Je mets dans mon sac les affaires de chaque matière du lendemain
 (Je peux m’aider de la liste que j’ai complétée ci-dessous)
o MATHS
o FRANCAIS
 o HISTOIRE-GEOGRAPHIE
o ANGLAIS/ ALLEMAND/ ESPAGNOL/ LATIN...
o ANGLAIS/ ALLEMAND/ ESPAGNOL/ LATIN...
o SVT 
o TECHNOLOGIE
o EDUCATION MUSICALE
o ARTS PLASTIQUES
o EPS

4 - Je n’oublie pas
 - Ma trousse COMPLETE (avec colle, ciseaux, stylos, crayon, gomme, effaceur...)
 - Ma règle (+ équerre, rapporteur si j’ai cours de mathématiques et si le professeur l’a demandé)
 - Mon agenda et cahier de brouillon
- Le carnet de correspondance
 - Une pochette pour les feuilles volantes et autres documents
- La carte de car
- La carte de cantine

5 - Je vérifie une dernière fois dans mon agenda si je ne dois pas ramener quelque chose de particulier (document à faire signer, etc...)

6 - Si j’ai des heures de permanence je rajoute le matériel nécessaire pour m’avancer dans mes devoirs ou je prévois de la lecture.

7 - Je pose mon sac de sport à côté de mon sac de classe ou sur mon sac de classe si j’ai EPS le lendemain. J'ai vérifié que mes affaires de sport sont dedans et qu'elles sont propres...

jeudi 4 août 2016

Les Conseils d'enfants et de jeunes enfin dans la loi !

d'après Marion Esquerré- Le Courrier des Maires et des élus locaux - 8 juillet 2016



Enfin! 
Le projet de loi Egalité et citoyenneté, adopté à l’Assemblée nationale en première lecture le 6 juillet, reconnaît l'importance des conseils de jeunes dans les collectivités. 

Rappelons que des Conseils municipaux d'enfants ou de jeunes existent dans la plupart des communes autour de Vaugneray, mais que notre maire n'en voit pas la nécessité. "Ce n'est pas parce que ça se fait ailleurs qu'on doit faire pareil!"
La Journée annuelle du Jeune Citoyen reste l'alibi du maire, mais le fonctionnement et la finalité de la JJC n'ont rien à voir avec un Conseil d'enfants: organisée et pilotée intégralement par des adultes, la JJC n'offre aucune autonomie aux enfants.
Rappelons également que la création d'un Conseil de jeunes est dans le programme d'Union Pour l'Avenir : ce que nous en disions en janvier 2014!

Le Conseil des jeunes de Grézieu-la-Varenne
Une reconnaissance légale des conseils de jeunes

Le projet de loi, que d’aucuns définissent comme un nouveau fourre-tout législatif, inclut désormais, après de nombreux amendements, des dispositions encourageant les collectivités locales à se doter de conseils de jeunes.
Ainsi, l’article 16 bis du projet de loi insère, dans le Code général des collectivités, cet alinéa : « Une collectivité territoriale ou un établissement public de coopération intercommunale peut créer un conseil de jeunes pour émettre un avis sur les décisions relevant notamment de la politique de jeunesse. Cette instance peut formuler des propositions d’actions. »
Le texte précise que ces conseils, que le texte ne rend pas obligatoires, sont composés de jeunes de moins de 30 ans, domiciliés sur le territoire de la collectivité ou y suivant un enseignement. Charge à la collectivité concernée d’en définir la composition exacte et les modalités de fonctionnement.

Si les Conseils de jeunes sont reconnus par la  loi, le maire de Vaugneray sera-t-il enclin à prendre la chose au sérieux et à y regarder de plus près?
Le Conseil des jeunes de Sainte-Consorce

Des conseils facultatifs ou obligatoires : il y a débat

Sur ce cadre souple, des débats ont eu lieu notamment entre organisations de jeunesse.Certaines prônaient l’obligation légale — et ne l’ont pas obtenue —, d’autres un système incitatif. Un dispositif de participation mis en place sous la contrainte n’aboutit pas forcément à de bons résultats.
Quant à l'organisation: La loi ne prendra pas le risque d’une uniformisation du fonctionnement de ces instances, car pour développer le dialogue, il faut que les collectivités puissent au contraire l’adapter à leur contexte local et faire évoluer librement les formes de la concertation.

Si les Conseils de jeunes ont la liberté de s'organiser selon le contexte local, le maire de Vaugneray sera-t-il moins réticent? 

Vers un fonds de concours de l’Etat ?
Le projet de loi Égalité citoyenneté offre une première réponse au besoin de participation des jeunes à la vie publique. Mais il y aurait d’autres mesures à prendre pour inciter plus fortement les collectivités.
Par exemple la création d’options « engagement » dans les diplômes du secondaire, l’engagement dans l’enseignement supérieur faisant déjà l’objet de mesures de cet ordre.
De même,  l’Etat pourrait encourager les collectivités volontaires en versant des aides financières par le biais d’un fonds de concours par exemple. Des propositions qui vont continuer à être défendues d’ici l’examen du projet au Sénat.

Si les collèges et lycées du secteur ouvrent des options "engagement", et surtout si une aide financière de l'Etat se met en place, le maire de Vaugneray reverra-t-il son refus d'ouvrir la démocratie aux plus jeunes? 

vendredi 15 juillet 2016

La MJC privée de subvention départementale!

Le Progrès dans un article du 14 juillet (ci-dessous), expose par la voix du directeur de la MJC de Vaugneray, Olivier Delorme, le danger qui menace notre MJC et toutes celles du département du Nouveau Rhône pour 2016-2017.

Le Nouveau Rhône, amputé de la Métropole, a peu de ressources. Il a choisi logiquement de privilégier le RSA et l'aide aux personnes âgées. Et il a établi un nouveau règlement pour l'attribution de ses subventions: il n'aide plus que sur projets. Or, les subventions attribuées aux MJC étaient des subventions de fonctionnement...

Pour pallier dans la mesure du possible le caractère arbitraire de cette décision, le département a triplé l'enveloppe de crédits attribuée à chaque conseiller départemental. Elle permet aux conseillers départementaux d'arroser leur circonscription selon leurs choix personnels.
Rappelons que le maire de Vaugneray est également conseiller départemental. On espère donc de ce côté-là...




lundi 16 mai 2016

Les jeunes, le monde politique et la société : une fracture ouverte

d'après Le Courrier des Maires 4 mai 2016 Marion Esquerré

Une récente enquête Ifop sur le comportement électoral des 18-25 ans montre que la défiance des jeunes à l'égard du personnel politique n'a pas faibli. Ils s'estiment toujours aussi peu pris en considération dans les discours et dans les actes.

A un an de l’élection présidentielle, l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej) publie sa quatrième enquête consacrée au comportement électoral des jeunes de 18 à 25 ans.
L’Ifop, en charge de cette étude, les a questionnés sur :
  • leurs intentions de vote,
  • la perception qu’ils sont de leur situation et de leur avenir
  • et le bilan qu’ils font de la politique Jeunesse du gouvernement.

Tentation de l’abstention

Bien que largement meilleure que celle mesurée à l’abord des élections régionales de décembre dernier, l’intention de participation à la prochaine élection reste faible. Elle s’élève à 48% pour un scrutin qui traditionnellement mobilise plus que les autres.
Pour expliquer leur possible abstention, 20% des interrogés évoquent comme première raison leur mécontentement à l’égard des partis politiques. Au total, 34% à avancer ce motif.
Pour 18% des interrogés, c’est d’abord l’absence de candidat défendant ou représentatif de leurs idées qui les éloignent des urnes. Mais au total, ils sont 33% à évoquer ce motif.
Enfin, 11% des interrogés expliquent qu’ils ne comptent pas voter car l’élection ne changera rien à leur situation. Ils sont tout aussi nombreux à expliquer leur non-participation par leur désintérêt de la chose politique.

Des partis et des candidats rejetés

Certaines candidatures pourraient-elles favoriser la mobilisation des jeunes vers les urnes ?
Si les candidatures d’Emmanuel Macron (36%) et de Marine Le Pen (34%) les inciteraient à aller voter plus que celles de Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé (32%) ou encore de Jean-Luc Mélenchon (28%), Nicolas Hulot et François Fillon (26%), François Bayrou (24%) ou François Hollande (23%), le facteur « candidat » a en réalité peu d’influence.
En revanche, lorsque les jeunes expliquent pourquoi les candidatures des deux premiers les inciteraient à aller voter, ils évoquent majoritairement « leurs idées et programmes » et surtout le fait qu’ils « renouvellent la vie politique ».

Le choix de l’alternance à droite

Interrogés sur leurs intentions de vote au premier tour, en fonction de plusieurs hypothèses chez les écologistes (Duflot ou Hulot), les socialistes (Hollande ou Valls) et les républicains (Sarkozy, Juppé ou Le Maire), les jeunes donneraient à la droite (LR, Modem, Debout la France) entre 29 et 35%.
Alain Juppé a une côte plus importante auprès des jeunes que ses challengers. Face à la droite républicaine, le FN de Marine Le Pen arriverait au second tour chez les jeunes avec entre 27 et 35% des intentions de vote. En troisième position, la gauche du PS (LO, NPA et FdG), avec Jean-Luc Mélenchon comme principal catalyseur de voix, oscillerait entre 19,5 et 23% des votes.
Le PS semble la variable la plus stable, en quatrième position, avec entre 13 et 15% d’intention de votes. Enfin, les écologistes verraient leur score varier entre 2,5 et 3%, avec une pointe à 8% en cas de candidature de Nicolas Hulot.
Quant au second tour, qu’elle soit en face d’un candidat Les Républicains (avec une longueur d’avance pour Juppé) ou de Hollande (mais avec seulement 4 points en moins),Le Pen perdrait chez les 18-25 ans.

Mauvais bilan pour Hollande

La quatrième et dernière partie de l’enquête évalue le satisfecit des jeunes à l’égard de la politique Jeunesse menée par le gouvernement.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est très mauvais. Ils ne sont que 19% à se dire satisfaits. Ils estiment qu’ils n’ont pas été associés aux réformes qui les concernaient (78%) et qu’ils n’ont pas été entendus dans leurs revendications (81%).
Cependant, seuls 41% d’entre eux ont entendu parler de la politique « Priorité jeunesse », même si, en réalité, interrogés mesure par mesure, une majorité d’entre eux connaît l’existence de la création des contrats d’avenir et de génération, du plan de développement de l’apprentissage ou de la création d’un droit universel au Service civique.
Les mesures qui touchent au porte-monnaie – garantie jeunes et création de nouveaux échelons de bourses étudiantes – sont étonnamment moins bien connues (respectivement par 42 et 35% des interrogés). Dans l’ensemble, toutefois, les 18-25 ans interrogés estiment que toutes les mesures évoquées par l’enquête dans le cadre du plan « Priorité jeunesse » vont dans le bon sens.
Ce qui n’empêche pas 85% d’entre eux de considérer que François Hollande n’a pas tenu sa promesse : faire en sorte que les jeunes vivent mieux à l’issue de son mandat qu’en 2012.

Révoltés, oubliés et mal vus

L’enquête fournit, dans sa troisième partie, les éléments les plus intéressants pour comprendre leur état d’esprit.
A un an des élections et à l’heure du bilan du mandat de Hollande, les jeunes se disent « révoltés » (48%) face à la société française et plus d’un quart (27%) se déclarent « résignés ».
Ils ne sont que 8% à se dire « confiants » et 5% à se montrer « enthousiastes ». Il faut dire que 68% d’entre eux déclarent s’en sortir difficilement avec les revenus de leur foyer.
Ils ne sont que 48% à s’imaginer mieux vivre que leurs parents dans une dizaine d’années. 30% estiment que leur situation sera moins bonne et 22% qu’elle sera équivalente à celle de leurs aînés.
Enfin, 57% des 18-25 ans interrogés sont insatisfaits de leur place dans la société.Pour 76% d’entre eux, la société ne leur accorde pas de place pour qu’ils réussissent leur vie professionnelle.
Globalement, les jeunes pensent avoir une mauvaise image auprès de la société en général (62%) et plus particulièrement auprès du personnel politique (72%), des responsables de recrutement et de RH (62%) ou encore des médias (60%).
Finalement, selon eux, ils ne trouveraient grâce – enfin, à 49% – qu’aux yeux … des personnes âgées.

mardi 6 octobre 2015

Permanences du Planning familial à Vaugneray le 1er mercredi de chaque mois

POINT RESSOURCES SANTÉ-SEXUALITÉ à VAUGNERAY!


Relation amoureuse - Sexualité - Sida, Flirts - Contraception, Image de Soi - La 1ère fois - Avortement - Envie de discuter - Drogues - Tabac ...
Questions, inquiétudes, besoin d'information...

Des entretiens individuels ou en petits groupes animés par le Planning Familial sont organisés tous les 1er mercredis du mois de 16h30 à 18h30.

Il peut s’agir d’un problème de relation familiale, d’un problème de communication, d’une difficulté à se sentir aimé dans un corps qui change, le regard des autres, la normalité, d’une peur engendrée par une attirance, une émotion, de tabac, de drogue, de troubles alimentaires ou des risques liés à la sexualité comme la grossesse ou les MST/SIDA ou risques liés à des tatouages ou piercing… C’est aussi une discussion sur une souffrance liée à une rupture, un questionnement concernant l’orientation sexuelle, des abus sexuels ou d’autres formes de violences…

Anonymat, confidentialité, régularité, avec la possibilité de venir sans rendez-vous, individuellement ou en groupe

Prochaine permanence mercredi 7 octobre
de 16H30 à 18H30 au Lavoir du bas

Cette permanence est trop peu connue. N'hésitez pas à la diffuser sur vos réseaux!


mercredi 6 mai 2015

Pour les jeunes sportifs de juillet

Les stages omnisports de l'USOL pour les 8-16 ans!


Deux stages d'une semaine, du 6 au 10 juillet et du 13 au 17 juillet 2015
Stages ouverts à tous les jeunes nés entre 1999 et 2007.

Encadrement professionnel: 
  • Du 6 au 10 juillet Julien Perrier Brevet d’état judo 
Benjamin Plasse brevet d’état gymnastique et 
Thomas Peycelon BAFA stagiaire BPJEPS basket
  • Du 13 au 17 juillet Benjamin Plasse et Thomas Peycelon. 

Activités proposés et lieu : 
Initiation sport de combat / jeux plein air / sports collectifs / badminton / ping pong / natation /swing golf /initiation escalade/sports acrobatiques/ accrosport gym / ultimate/king-ball. 

Stade de Vaugneray et de Brindas, Gymnase de Brindas et de Vaugneray, Piscine de Vaugneray. 

Sorties exceptionnelle du Vendredi 
Départ et retour Vaugneray : 
  • Au programme semaine n° 1 le vendredi 10 juillet sur le site de Thoissey (01) Tcoukball et kayak 
  • Au programme semaine n° 2 le vendredi 17 juillet descente rafting et descente du Pilat en trottinette sherpa. 
Horaires et tarifs : 
Accueil de 8h30 à 17h30 les enfants seront déposés et récupérés directement sur les sites où les activités seront proposées, pique nique apporté par les enfants. 

  • Semaine n° 1 : La semaine de cinq jours du lundi 6 au vendredi 10 juillet stage omnisport. Prix adhérents USOL : 200,00 € Non adhérents : 210,00€ (Assurance)  
  • Semaine n°2: La semaine de quatre jours du lundi 13 au vendredi 17 juillet stage omnisport (pas d’activités le 14 juillet) Prix adhérents USOL : 170,00€ Non adhérents : 180.00€ (Assurance) 
Possibilité de régler en trois fois, retrait en mai, juin et juillet. Chèques vacances acceptés. Possibilité de délivrer des attestations pour les CE 

Condition d’ouverture des Stages : 
Minimum requis : 20 enfants, maximum 24 enfants. 

Inscriptions:
Réservations Prioritaires aux adhérents de l’USOL du mercredi 6 mai au vendredi 22 mai 2015. A partir du mardi 26 mai inscriptions ouvertes à tous. 
Tous les renseignements sur http//www.usol.fr. 
Les inscriptions se feront soit par tél : 06 62 86 99 33 de 9h à 12h mardi jeudi vendredi.

Soit par mail : thierrypardin@yahoo.fr

mardi 3 février 2015

2015, nouvelle année inaccessible

Pour les personnes handicapées, 2015 aurait dû être l'année de l'accessibilité. Bâtiments et transports publics auraient dû pouvoir accueillir tout le monde, sans discrimination. On est loin du compte. Et les handicapés devront encore patienter jusqu'en 2024 ans selon le type d'équipement. La première loi d'orientation en faveur des personnes handicapées datant de 1975, l'attente aura finalement duré 50 ans si tout va bien.
L'excuse des délais trop courts, si souvent invoquée par les décideurs, aménageurs et élus, a bon dos. Quant à l'obstacle du coût, un lissage judicieux des investissements depuis 1975 aurait pu permettre de les supporter sans trop de dommage. Il est à craindre que le contexte économique actuel ne fournisse encore des arguments pour repousser les réalisations tant attendues par une partie de la population. 

D'autant plus que le détricotage de la loi de 2005 avec les multiples ordonnances et arrêtés simplifiant les normes et allongeant les délais de mise en oeuvre, risque de véhiculer le message implicite qu'il est possible d'en faire encore moins qu'auparavant.

Si l'Etat a une responsabilité évidente dans cette faillite, celle des collectivités locales n'est pas moindre. La cohésion sociale dont les maires s'affirment soucieux, doit inclure également les personnes handicapées, quel que soit leur handicap. Cela signifie que les maires doivent intégrer en amont de toute décision d'aménagement, de création d'équipement, de réhabilitation, de projet culturel, social, économique, la question de l'accessibilité *. Depuis les déplacements en fauteuil roulant jusqu'aux boucles magnétiques pour les malentendants, en passant par des espaces sûrs pour les aveugles et rassurants pour les handicapés mentaux ou psychiques. Bref, en considérant que l'accessibilité universelle n'est pas un concept théorique, mais un réflexe et une obligation quotidiens.

Il  ne s'agit pas de charité vis-à-vis de personnes qui seraient différentes. Mais de permettre à chacun de vivre une vie digne, épanouie, de participer à la société à la hauteur de ses capacités. Combien d'adultes handicapés sont chômeurs simplement parce qu'une école inaccessible ne leur a pas permis de suivre une scolarité normale? Nul ne le sait. Cette comptabilité, dérangeante, n'est pas faite.
Il s'agit d'autant moins de charité qu'en chacun de nous sommeille un handicapé potentiel.

* Le maire de Vaugneray a-t-il pris conscience du poids du handicap lorsqu'il a décidé de ne pas adhérer au SYTRAL, alors que le C24 était, lui, accessible aux personnes handicapées? A-t-il décidé en  toute connaissance de cause, en optant pour un système de cars et de navettes désuet, où poussettes et fauteuils roulants ne sont pas les bienvenus? 
Lorsque les décideurs à tout niveau se comportent de la sorte, c'est la cohésion sociale qui est atteinte.

jeudi 4 décembre 2014

Interdiction des fessées et des gifles? Quel est le problème au juste?




Les punitions corporelles entraînent phobies, Toc et désobéissance


 Avatar de Muriel Salmona
Par Muriel Salmona
Psychiatre
"Que ça te serve de leçon !" C'est parfois ce que disent certains parents après avoir donné une gifle à leur enfant. Seulement la violence n'est-elle pas toujours contre-productive ? Réponse de la psychiatre Muriel Salmona


10% des enfants dans les pays développés seraient maltraités ou négligés selon une étude britannique parue en 2009 (SIPA).

Avec les punitions, corporelles et psychologiques, ce qui est recherché en provoquant une douleur, une peur et un stress, c’est avant tout de sidérer l’enfant pour qu’il obéisse immédiatement, et de créer ensuite une aversion par un conditionnement, pour qu’il ne recommence pas à avoir le même comportement.

Sidération et conditionnement sont des mécanismes neuro-biologiques traumatiques. Les enfants, du fait de leur immaturité neurologique, ont un cerveau très sensible à la douleur et au stress, bien plus que les adultes, et sont beaucoup plus exposés à des atteintes neurologiques et à des conséquences psychotraumatiques lors de violences,  même "minimes". Et contrairement à des idées reçues, le fait qu’ils soient trop petits pour s’en souvenir ne signifie pas qu’il n’en seront pas traumatisés, c’est même l’inverse.

La sidération bloque l’enfant

La sidération est provoquée par une paralysie momentanée du cortex cérébral (la matière grise qui permet de comprendre, d’analyser, de prendre des décisions et d’agir) et de l’hippocampe (le système d’exploitation de la mémoire, des apprentissages et des repères temporo-spatiaux), elle est liée au choc créé par la peur, la douleur et la surprise (1).

La sidération bloque l’enfant, ce qui est recherché par les punitions, mais lui fait perdre ses moyens. L’enfant sidéré ne va pas pouvoir parler, bouger, mobiliser sa mémoire, ni ses apprentissages.

Il ne ressent plus rien

De plus la paralysie corticale ne permet plus de moduler le stress provoqué par la réponse émotionnelle. L’amygdale cérébrale (petite structure sous-corticale) est à l’origine de cette réponse émotionnelle déclenchée automatiquement en cas de danger. Une fois allumée, elle fait produire par l’organisme des hormones de stress (adrénaline et cortisol) mais elle ne s’éteint pas toute seule, c’est le cortex et l’hippocampe avec leur pouvoir d’analyse de la situation qui peuvent la moduler et l’éteindre.

En cas de sidération, la modulation ne se fait pas, le stress monte et comme il représente un risque vital cardio-vasculaire et d’atteintes neurologiques, un mécanisme de sauvegarde se met alors en place pour éteindre de force la réponse émotionnelle en faisant disjoncter le circuit à l’aide de drogues puissantes sécrétées par le cerveau (2).

Brutalement l’enfant se retrouve alors en anesthésie émotionnelle, il se calme en effet, non parce qu’il l’a décidé mais parce qu’il ne ressent plus rien, ni émotion, ni douleur : il est déconnecté, comme absent et envahi par un sentiment d’irréalité, il peut se sentir spectateur de la situation, c’est ce qu’on appelle la dissociation traumatique.

La paralysie de l'enfant peut énerver le parent

La méconnaissance de ces mécanismes sont souvent à l’origine de recrudescences de violences de la part du parent.

Le parent, satisfait d’abord que l’enfant s’arrête immédiatement, est parfois encore plus énervé par la sidération de l’enfant qui, paralysé, ne répond pas aux questions, ne s’excuse pas, n’obéit pas aux ordres.

L’état de dissociation donne l’impression que l’enfant est indifférent à tout ce qu’il peut lui dire et lui faire, qu’il résiste à la douleur, et qu’il ne veut rien comprendre. Le parent interprète la sidération et la dissociation comme un défi. Le risque est important qu’il redouble de violence pour que l’enfant obtempère et présente ses excuses, ce dont il est incapable en raison de son état.

De plus, face à l’état de dissociation de l’enfant, le parent n’a plus de repères émotionnels, ni d’empathie, lui permettant d’évaluer la souffrance et la douleur qu’il provoque chez l’enfant (ses neurones miroirs ne peuvent pas lui renvoyer d’informations) et de contrôler sa violence en regard.

La mémoire traumatique poursuit l'enfant

Au-delà de la sidération, les violences éducatives ont également pour but de créer chez l’enfant "un conditionnement aversif" (un dressage) par la mise en place d’un autre mécanisme psycho traumatique qui fait suite à la disjonction : une mémoire traumatique. L’interruption des circuits de la mémoire lors de la disjonction empêche la mémoire émotionnelle d’être traitée par l’hippocampe et transformée en mémoire autobiographique et en apprentissage.

La mémoire émotionnelle reste bloquée et non-intégrée dans l’amygdale cérébrale, elle devient une machine à remonter le temps infernale qui fera revivre à l’enfant l’événement traumatisant à l’identique, comme s’il se reproduisait à nouveau, lorsqu’une situation les lui rappellera. Cette reviviscence entrainera les mêmes effets stressants, la même douleur et les mêmes sentiments de peur et d’humiliation que ceux ressentis lors des violences, l’enfant ré-entendra les mêmes phrases, et il sera à nouveau sidéré et dissocié.

Un monde imaginaire pour échapper au traumatisme

Pour échapper à cette mémoire traumatique l’enfant mettra en place des conduites d’évitement et de contrôle, celles-là mêmes qui sont recherchées par la violence éducative (aversion), mais qui pourront par la suite devenir invasives avec des phobies, des blocages, des troubles obsessionnels compulsifs, les enfants s’échappant dans un monde imaginaire, ce qui aura des répercussions sur leur sociabilité et leurs apprentissages.

Cette mémoire traumatique sera également à l’origine d’angoisses, d’une souffrance et d’une culpabilité durable, d’un manque d’estime de soi et de confiance en soi, d’un sentiment d’insécurité permanent, et d’un état de stress qui aura des répercussions sur la santé, l’appétit et le sommeil de l’enfant, ainsi que sur ses capacités de concentration, de mémorisation et son développement psycho-moteur.

Et ces enfants traumatisés en difficulté scolaire, dormant et mangeant mal seront considérés comme difficiles et encore plus à risque de subir des violences par des parents d’autant plus excédés, avec l’installation d’un cercle infernal.

La voix intérieure de la culpabilité

L’enfant, du fait de sa mémoire traumatique, ré-entendra continuellement les phrases culpabilisantes, humiliantes que son parent lui aura dites au moment des corrections : qu’il est nul, qu'il ne fera rien de sa vie, un méchant qui finira mal, quelqu’un de haïssable, etc.

Il ré-entendra les mêmes menaces : que ses parents ne vont plus l’aimer et que personne ne voudra de lui, menaces d’abandon, parfois même menaces de mort. Et l’enfant restera colonisé par ces "phrases assassines" qu’il finira par penser provenir de lui. Il aura une voix intérieure qui sans cesse l’invectivera, et il développera une piètre image de lui-même.

Et cette mémoire traumatique, si rien n’est fait pour la traiter et la désamorcer, s’installe dans la durée, elle perdure à l’âge adulte et devient rapidement de plus en plus difficile à éviter et à contrôler, une autre stratégie plus efficace pour y échapper se met alors en place pour l’éteindre et anesthésier : ce sont les conduites dissociantes.

L'enfant va devenir incontrôlable

Ces conduites dissociantes auront alors l’effet inverse de ce qui était escompté au départ. Il s’agissait de rendre l’enfant plus calme, soumis et obéissant, il va devenir agité, incontrôlable, se mettre en danger et pourra avoir des comportements violents à son tour vis-à-vis de lui-même ou d’autrui.

L’enfant pour s’anesthésier va rechercher compulsivement, sans comprendre pourquoi il le fait, un état de stress le plus élevé possible, que ce soit un stress psychologique ou physiologique, avec une agitation psycho-motrice, des conduites à risque et des mises en danger (jeux dangereux, sports extrêmes, etc.), des comportements violents contre soi ou contre autrui.

Cette production de stress provoque une disjonction qui éteint la mémoire traumatique et tout son cortège de peur, d’angoisse, de détresse et de souffrance.

La prise d’alcool et de drogue aura le même effet anesthésiant. Ces conduites dissociantes sont préjudiciables pour la sécurité et la santé des enfants et des adultes qu’ils seront, elles sont – avec la mémoire traumatique – à l’origine de troubles du comportement et de la personnalité, et également de troubles cognitifs, avec des retentissements sur les études, la vie sociale et professionnelle. Vouloir traiter des troubles du comportements ou des difficultés d’apprentissage des enfants par de la violence ne fait que les aggraver (3).

Enfant violent, futur parent violent

Ces conduites dissociantes expliquent également la reproduction de violences.

Un enfant qui aura subi des violences peut, dans une situation qui les lui rappelle, être envahi par celles-ci, par des cris, des paroles blessantes, des images de coups qu’il sera tenté de reproduire soit sur lui-même, soit sur autrui pour "se calmer", en se dissociant pour échapper à cette flambée de mémoire traumatique.

Il en est de même pour un adulte lorsqu’il se retrouvera confronté avec ses propres enfants à des situations qui allumeront sa mémoire traumatique comme, un refus de manger, des cris, une mauvaise note, etc.

Il sera alors envahi par ce qui se passait dans son enfance : à la fois par sa détresse, les coups, les phrases humiliantes, la colère, voir par la haine de son parent. Cet ensemble peut provoquer chez lui la sensation d’exploser, et déclencher une compulsion à être violent. S’il ne s’oblige pas à se contrôler, il pourra alors reproduire cette scène de son passé en rejouant le rôle du parent violent ce qui lui permettra de se dissocier et d’éteindre son état de stress.

Il pourra alors considérer que c’est l’enfant qui le persécute et le met hors de lui (même si ce n’est qu’un nourrisson), et qu’il mérite donc d’être corrigé (4). Il sera sans pitié comme on l’a été avec lui. Il considérera à tort que l’enfant est intentionnellement méchant et destructeur. Il interprétera en toute incohérence des réactions normales de son enfant dues à l’âge, la fatigue, des douleurs, ou de la fièvre, comme des attaques et des défis à son égard.

Pour les parents la violence est non seulement un outil  pour soumettre leur-s enfant-s, mais également une drogue anesthésiante qui les «calme». Connaître les mécanismes psychotraumatiques leur est essentiel pour renoncer aux violences éducatives et pour ne pas les reproduire sans fin.


____________________________________________________
1) On peut visualiser la sidération sur des IRM fonctionnelles
2) Ces drogues endogènes sont comme un cocktail morphine-kétamine
3) Joan Durrant PhD, "Physical punishment of children : lessons from 20 years of research", CMAJ, September 4, 2012, 184 (12)
4) Le petit Loan, bébé de 4 mois est mort, giflé par son père pour avoir refusé le biberon




jeudi 27 novembre 2014

Défi Famille à Energie Positive dans l'Ouest Lyonnais



Le Défi Famille à Energie Positive est lancé depuis vendredi dernier !

Le Défi se déroule de Décembre à Mai et chaque famille participante doit réduire de 8% sa consommation énergétique, par une multitude de gestes simples, qui ne gâchent pas la vie, mais permettent d’éviter des dépenses superflues et des gaspillages quotidiens. 

Union pour l'Avenir a déjà engagé 2 familles dans l'équipe CCVL pour relever le défi !

Nos participants se sont rendus à la soirée de lancement qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale dans les salons de l’Hôtel de Ville (Salon des Archives notamment) autour de présentations, de jeux en équipe et d’un buffet organisé par un traiteur n’utilisant que des produits locaux (jusqu’à la farine de la quiche, à la truite des verrines…) et un excellent Beaujolais bio. 

Les équipes de l’Ouest Lyonnais étant peu représentées (2 de Vaugneray, 1 de St Genis l’Argentière et 1 de Lozanne), une équipe du « Grand Ouest » a été constituée pour la soirée.

Une soirée très agréable et motivante. 

L' équipe CCVL peut encore accueillir une ou deux familles motivées, alors n'hésitez plus, inscrivez vous en ligne et économisez votre énergie !