Les revenus annuels du show-biz et du sport représentent pour certains près de 1 140 années de Smic en France, 15 000 années aux Etats-Unis.
Les sommes perçues par quelques personnalités du sport ou du show-business sont astronomiques, hors de portée du commun des mortels. Elles s’expriment en centaines, voire en milliers d’années de Smic.
Tony Parker, sportif français le mieux rémunéré en 2015, a perçu 19,9 millions d’euros annuels, l’équivalent de 1 138 années de Smic.
Au cinéma, l’acteur et producteur Dany Boon est le mieux payé en 2013 avec des revenus annuels de 3,6 millions d’euros, plus de deux siècles de salaire minimum.
Au niveau mondial, le boxeur américain Floyd Mayweather Jr. a touché en 2015, 300 millions de dollars (264 millions d’euros), soit 15 071 années du salaire minimum français.
La chanteuse Katy Perry a perçu un revenu annuel en 2015, de 135 millions de dollars (119 millions d’euros), 6 781 années de Smic.
Comment ces hauts niveaux peuvent-ils être justifiés ?
Même s’ils disposent très souvent d’une équipe de conseillers autour d’eux, les stars du sport ou du show-business doivent leurs revenus à un mélange de marketing, de travail et de talent personnel.
Mais aussi à l’utilisation de « petites mains » qui sont embauchées à très bas coût, des salles de concerts au monde du cinéma en passant par les clubs sportifs.
L’énorme audience médiatique de ces stars en fait des marques commerciales qui assurent (ou presque) à leurs employeurs une garantie de ressources. Ces derniers sont donc prêts à leur offrir des revenus considérables.
A l'heure où les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne essaient de trouver un terrain d'entente sur la répartition des migrants, plusieurs initiatives sont ouvertes aux citoyens de l'Union pour venir directement en aide aux personnes qui tentent de fuir leur pays en traversant la Méditerranée.
• Faire un don en nature
Il existe une multitude de dons possibles. Le mieux est de se renseigner à l'avance sur les besoins précis des associations qui viennent en aide aux migrants pour cibler au mieux vos envois.
Par exemple : http://pasdecalais.secours-catholique.org/How-to-support-the-actions-ofv
• Faire un don d'argent
Si vous ne savez pas quoi envoyer, il existe une solution très simple qui trouvera toujours une utilité sur place: l'argent. Plus facile à gérer et entreposer que de la nourriture ou des vêtements, il permet aux personnes sur le terrain, et donc aux côtés des migrants, de financer les besoins les plus urgents.
Vous pouvez vous tourner vers les grandes organisations qui ont le plus souvent un réseau local auquel elles font parvenir les fonds. Parmi celles-ci, on trouve notamment :
En dehors des dons matériels, vous pouvez aussi partager votre temps et vos compétences. Des associations comme La Cimade et France Terre d'Asile ont récemment lancé des appels aux bénévoles dans le Nord de la France "pour accompagner des demandeurs d'asile et réfugiés dans leur démarches".
• Se manifester
De nombreuses pétitions ont vu le jour depuis plusieurs semaines pour interpeller les dirigeants européens. La plateforme Avaaz héberge notamment un texte – qui recueille près de 500.000 signatures – invitant la Commission européenne et tous les chefs d'État et de gouvernement de l'UE à faire "cesser la honte de l'Europe".
Une pétition dénonçant "l’accueil limité de réfugiés par la Grande-Bretagne par rapport aux autres pays européens" postée sur le site petition.parliament.uk a de son côté été soutenue par près de 400.000 personnes, forçant ainsi le Parlement britannique à y répondre et même à envisager un débat sur la question.
Le 4 août 2015, l'association de lutte contre la corruption Anticor a symboliquement lancé une campagne nationale et une pétition sur Internet pour une nouvelle abolition de dix privilèges qui « portent atteinte à l’esprit de la République et aux principes qui la fondent ».
Anticor estime que ces privilèges, anormaux et exorbitants, accordés notamment aux élus et aux membres du gouvernement, rongent la démocratie et la mettent en danger.
"Nous agissons depuis des années, et nous constatons qu'il y a toujours un écart entre les grandes paroles politique et la réalité. En matière de morale politique, c'est très moyen actuellement, nous explique Stéphane Sacquépée, référent Rhône de l'association Anticor. Globalement, les choses proposées dans la lettre sont des suggestions qui font consensus entre les associations de lutte contre la corruption, et ce sont des choses très concrètes."
Les 10 privilèges que l'association Anticor demande d'abolir :
1. L’inviolabilité dont bénéficie le président de la République, qui lui permet de ne pas être poursuivi pour des actes étrangers à l’exercice de ses fonctions, soit supprimée ;
-> Le chef de l'État bénéficie d'une inviolabilité, qui empêche toute procédure administrative, civile ou pénale à son encontre, pour des faits commis en dehors de ses fonctions présidentielles. Cette inviolabilité, qui existe depuis 1791, prend fin un mois après la fin de son mandat. Mais pendant son mandat, il est inattaquable !
2. Les anciens présidents de la République ne soient plus membres de droit du Conseil constitutionnel ;
-> Seule de toutes les démocraties occidentales, la République française fait de ses ex-présidents des membres perpétuels d'une juridiction constitutionnelle. Ainsi, un ex-président pourrait être amené à statuer sur une loi qu'il a soutenu.
3. Les moyens humains (à l’exception des agents chargés de leur protection), la gratuité des voyages, la voiture et le logement de fonction accordés aux anciens présidents de la République soient supprimés ;
-> Plus de 6 millions d’euros par an, c’est le coût global à la charge de l’Etat, des anciens présidents de la République. Et ce sur la base d'une lettre envoyée en 1985 par L. Fabius à V. Giscard d'Estaing !
4. La Cour de justice de la République soit supprimée et que les membres du Gouvernement soient jugés devant les mêmes juridictions que les autres justiciables ;
-> La Cour de justice de la République désigne la juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leur fonction. Elle a été créée par la révision constitutionnelle du 27 juillet 1993. Autrement dit, les membres du gouvernement ne sont pas jugés comme les autres citoyens mais bénéficie d'une juridiction particulière.
5. L’inviolabilité dont bénéficient les parlementaires, qui leur permet de ne pas être poursuivis pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions, soit supprimée ;
-> Comme pour le chef de l'Etat en 1.
6. La réserve parlementaire, outil du clientélisme, soit supprimée ;
-> Depuis 2014, l'utilisation de la réserve parlementaire est rendue publique. C'est ainsi que nous avons appris que notre député, M. Christophe Guilloteau, est un amateur de tête de veau (détail ici)
7. L’usage de l’indemnité représentative de frais de mandat, destinée à couvrir les frais inhérents à l’exercice des fonctions parlementaires, soit contrôlé ;
-> Cette indemnité mensuelle s'élève à 6 037,23 € nets au 1er février 2015. Elle n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu. Les parlementaires ont par ailleurs un budget pour rémunérer leurs collaborateurs, des moyens informatiques et télécommunication, le train gratuit et la prise en charge des frais de taxis et d'hébergements.
8. La loi interdise à tout membre du Gouvernement de s’immiscer dans une procédure judiciaire et que les nominations des procureurs soient soumises à l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ;
-> A l'heure actuelle, les avis du CSM sur les propositions de nomination des procureurs ne sont pas contraignants. Le ministre de la Justice a donc la possibilité de passer outre. Les nominations de procureurs provoquent régulièrement la polémique, car est régulièrement accusé de procéder à des nominations "politiques" dans les parquets.
9. Les fraudeurs à l’impôt répondent de leurs délits devant la justice, sans que le ministre du Budget puisse faire obstacle aux poursuites ;
-> On comprend bien ce que cela signifie, pas d'arrangements ...
10. La Cour de discipline budgétaire et financière soit compétente pour sanctionner l’ensemble des ordonnateurs, y compris les ministres et les élus locaux.
-> La Cour de discipline budgétaire et financière est chargée de réprimer les infractions commises en matière de finances publiques. Les justiciables de la CDBF sont notamment les fonctionnaires, les gestionnaires des organismes et collectivités ainsi que les membres de cabinets ministériels et les comptables publics. Autrement dit, elle punit ceux qui exécutent mais pas ceux qui décident….
(d'après http://www.herodote.net) Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux et de divers privilèges. Ce moment de grande ferveur nationale s'inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.
La Grande Peur
L'abolition des privilèges est la conséquence inopinée de la prise de la Bastille. Dans les semaines qui suivent celle-ci, les paysans s'émeuvent. Ils craignent une réaction nobiliaire comme il s'en est déjà produit dans les décennies antérieures, avec la réactivation de vieux droits féodaux tombés en désuétude.
Une Grande Peur se répand dans les campagnes. En de nombreux endroits, les paysans s'arment sur la foi de rumeurs qui font état d'attaques de brigands ou de gens d'armes à la solde des «aristocrates». Le tocsin sonne aux églises des villages, propageant la panique.
Les députés qui siègent à Versailles s'en inquiètent. «Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête, s'exclame à l'Assemblée le duc d'Aiguillon,l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime».
Le 3 août, une centaine de députés, ardents partisans de la Révolution, se concerte sur la stratégie à adopter. Plusieurs sont originaires de Bretagne. C'est le «Club breton» (futur club des Jacobins). Ils prennent la résolution de détruire tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations.
Euphorie patriotique
Le lendemain soir, à huit heures, l'Assemblée, passablement troublée, se réunit et disserte sur les moyens de rétablir l'ordre. C'est alors que le duc d'Aiguillon (29 ans) propose d'offrir aux paysans de racheter les droits seigneuriaux à des conditions modérées. Ce libéral est aussi la deuxième fortune de France après le roi.
Le vicomte de Noailles, un cadet de famille sans fortune, surenchérit et propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, «restes odieux de la féodalité» selon ses termes. Il suggère rien moins que d'«abolir sans rachat» les corvées seigneuriales et autres servitudes personnelles.
L'évêque de Chartres monte à la tribune et propose l'abolition des droits de chasse, ce qui ne lui coûte rien mais pèse sur les nobles. Le duc du Châtelet dit à ses voisins :«L'évêque nous ôte la chasse ; je vais lui ôter ses dîmes». Et, montant à la tribune, il suggère que les dîmes en nature (impôts payés à l'Église par les paysans) soient converties en redevances pécuniaires rachetables à volonté.
Là-dessus, voilà que sont attaqués les privilèges des provinces. Le mot privilège vient du latin et désigne une «loi particulière» : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales.
Tout cela prend fin en cette nuit mémorable. Les représentants du Dauphiné, suivis par ceux de Bretagne et des autres pays d'État, provinces jouissant de privilèges, font don de ceux-ci à la Nation. Les représentants des villes font de même. Pour finir, un membre du Parlement de Paris proclame le renoncement à l'hérédité des offices (charges de magistrature).
Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes.
Une application mesurée
Passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte.
L'avocat Adrien Duport, ardent député, rédige le texte final. Il est voté et publié le 11 août au soir. Avec lui disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.
Certains autres droits féodaux, ceux pesant sur les terres comme les cens et les champarts, devront toutefois être rachetés. À cette seule condition, les paysans pourront devenir propriétaires de plein droit de leurs terres.
Sitôt connue, cette restriction suscite quelques désillusions dans les campagnes mais elle est abrogée quelques mois plus tard. L'ensemble des droits féodaux sera irrévocablement aboli sans contrepartie ni exception par le décret du 25 août 1792, quelques jours après la chute de la monarchie.
Rencontre avec Stanisas Jourdan, du Mouvement Français pour un Revenu de Base:
Stanislas Jourdan est co-fondateur du Mouvement Français pour un Revenu de Base. Diplômé d’école de commerce en 2011, son activité de blogueur l’emmène sur la voie du journalisme, puis de l’engagement militant pour le revenu de base inconditionnel, l’économie collaborative et la Démocratie Directe.
En 2013, il organise l’initiative citoyenne européenne pour le revenu de base et parcourt l’Europe pendant près de deux ans pour organiser cette campagne, qui s’est cloturée début 2014 avec près de 300.000 signatures au compteur.
Il est aujourd’hui coordinateur national du Mouvement Français pour un Revenu de Base, et fondateur du journal L’Inconditionnel qui développe l’idée du revenu de base.
Est-ce que le revenu de base est considéré comme la même chose que l’allocation universelle? Sinon, quelles sont les différences entre les deux?
Il existe de nombreuses appellations à l’idée de revenu de base, mais la plupart désignent bien la même chose : l’idée de distribuer un revenu à tous les membres d’une communauté, sans conditions de ressources ni exigence de contreparties de travail, de la naissance à la mort et de façon strictement individuelle. Historiquement, Le terme « allocation universelle » a été notamment promue par le philosophe belge Philippe van Parijs, l’un des fondateurs du Basic Income Earth Network ainsi que les cercles libéraux en France ; tandis que l’appellation « revenu de base » est davantage commune à tous ses promoteurs, d’autant qu’elle est la traduction littérale de « basic income » en anglais.
En pratique, est-ce qu’on pourrait mettre en place le revenu de base au niveau de l’Union européenne? Et si oui, sous quelle forme?
Sur le plan national il existe une multitude de propositions différentes sur la façon de financer ce revenu de base, sur son montant et les modalités de sa distribution. La plupart des défenseurs de l’idée s’accordent néanmoins pour dire que le revenu de base serait financé en partie par une simplification sociale et fiscale : on regrouperait les allocations qui font doublon à hauteur du montant du revenu de base.
Il existe moins de propositions de revenu de base au niveau européen, mais le concept d’euro-dividende proposé par Philippe van Parijs semble se dégager comme la proposition la plus pragmatique et faisable politiquement. Elle consiste à mettre en place un revenu de base d’environ 200 euros en moyenne par citoyen européen, financé par une harmonisation partielle des systèmes de fiscalité, par exemple la TVA (qui est l’impôt le plus harmonisé dans l’UE) ou un impôt sur les sociétés européennes. L’idée est que, mise à part l’euro-dividende, chaque état membre reste libre de conserver les spécificités de son modèle social et fiscal. Il serait de toute façon illusoire d’imaginer une centralisation et harmonisation totale de la protection sociale au niveau européen. On a donc un système à deux étages, le revenu de base européen n’étant qu’un socle assez faible, que chaque pays peut éventuellement compléter par un revenu de base national.
Pourquoi ce serait intéressant selon vous?
D’une manière générale, l’idée phare du revenu de base est de découpler en partie le revenu de l’emploi, de manière à libérer les gens de la peur du manque d’argent. En faisant cela, on libérerait ceux qui s’essoufflent à travailler trop dans le cadre de conditions déplorables. Assurés d’avoir un revenu de base quoiqu’il arrive, les travailleurs auront davantage le choix de refuser ces emplois pénibles, ou pourront mieux négocier de meilleurs conditions de travail.
D’autre part, comme tout le monde touche le revenu de base, y compris les riches et les travailleurs, ce n’est donc pas une « aide pour les pauvres ». De ce fait, le revenu de base supprimerait l’effet stigmatisant de l’aide sociale actuelle, qui propage cette idée que les chômeurs et les pauvres sont des fainéants qui vivent sur le dos des autres. Le revenu de base, c’est un peu comme le droit de vote, il concerne tout le monde car chacun a le droit de participer à la démocratie. Comment participer au jeu économique si l’on n’a pas de revenu stable ? Comment se rendre utile à la société quand celle-ci brise la dignité des personnes ? Le revenu de base inverse le schéma et permet de penser l’utilité sociale en dehors du cadre étroit de l’emploi salarié. Il redonne de la dignité et offre les moyens à chacun de trouver sa place.
Au niveau européen, l’argument pour le revenu de base est plus pragmatique encore dans le contexte de la crise de la zone euro. Le constat selon lequel la monnaie commune ne peut survivre sans une union politique et économique commence à être partagé : il faut donc des mécanismes de stabilisation macroéconomiques pour que l’union monétaire soit durable et ne profite pas seulement à l’Europe du Nord très compétitifs, au détriment des pays du Sud. Concrètement, cela signifie qu’il faut des transferts fiscaux à l’intérieur de la zone euro.
Mais comment procéder ? Personne ne veut d’un système social européen si cela implique davantage de bureaucratie au niveau européen, alors même que les systèmes de protection sociale nationaux sont déjà bien complexes ! D’où la proposition du revenu de base, qui permettrait à l’Europe de se doter d’un modèle social simple, transparent, efficace économiquement, sans besoin de bureaucratie supplémentaire.
Quels seraient les obstacles à franchir avant une réalisation? (Surtout les obstacles économiques, budgétaires, éventuellement organisationnels)
Le principal obstacle au revenu de base n’est pas sa faisabilité financière. Les chiffres montrent que c’est possible. Le problème est essentiellement le manque de volonté et d’audace politique.
Il faut dire que les choses ne sont pas simples au niveau de l’UE, car les traités européens ne donnent pas de compétences à la commission européenne pour agir directement dans le domaine des affaires sociales. Sans compter que les dirigeants des gouvernements nationaux ont très peur de perdre leur autonomie financière par une intégration fiscale poussée au niveau européen.
Mais derrière ces obstacles de façade se cache aussi une révolution culturelle. En effet, l’objection principale au revenu de base, c’est l’idée de donner un revenu sans conditions de travail, c’est l’idée que « celui qui ne travaille pas ne mange pas ». Pour arriver à penser le revenu de base, c’est donc toute la culture du travail et l’objectif politique du plein emploi qu’il faut dépasser. Il y a du travail !
Si le projet pouvait être mis en place, quand est-ce qu’on pourrait estimer sa naissance au niveau européen?
Difficile de prédire une date exacte, mais l’Europe est en avance sur ce sujet par rapport au reste du monde. Je suis convaincu que le sujet va devenir incontournable d’ici quelques années, notamment grâce au référendum en Suisse en 2016.
La crise économique et l’urgence sociale jouent également en notre faveur, si bien qu’en cas de nouvelle panique financière en zone euro, le revenu de base pourrait bien être l’une des solutions les plus rapides à mettre en place pour relancer l’économie européenne et lutter efficacement contre la pauvreté. Tout cela me fait dire que le revenu de base pourrait voir le jour plus rapidement qu’on ose l’espérer, peut être en 2020 ? C’est en tout cas notre objectif au réseau européen pour le revenu de base.
Que signifierait cette nouveauté pour les différents pays de l’UE?
Si l’on appliquait un euro-dividende ne serait-ce que dans la zone euro, cela signifierait un partage de certaines recettes fiscales avec les autres pays membres, et donc une redistribution des richesses entre les pays de l’UE. Concrètement, les pays riches financeront une partie de la protection sociale des pays plus pauvres. On aboutirait enfin à une vraie solidarité européenne, qui permettra une convergence sociale.
Mais le véritable impact sera surtout au niveau des citoyens, qui auront un peu plus de liberté vis-à-vis du marché de l’emploi. J’ose espérer que beaucoup de gens se consacreront à des activités dans lesquelles ils se sentent vraiment utiles et performants, plutôt que de simplement chercher un job qui permet de joindre les deux bouts.
D'après Charlie Glickman http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/laisse-pas-traner-tes-fils/12074 Lisez cet article consacré à un sujet merveilleux : comment apprendre aux (jeunes) hommes à ne pas devenir des violeurs. Pour ceux et celles d’entre vous qui ont des enfants, des ados, avez-vous eu cette discussion avec eux ? On dit toujours aux filles de faire attention, mais rarement aux garçons. Pourtant, c’est une des conversations essentielles et incontournables. “Tu mets une capote et tu ne violes personne.” Voici les cinq points principaux en résumé!
- Informer les garçons de ce qu’est, légalement, le consentement. Par exemple, c’est bien de demander le consentement, de s’en assurer, et de ne pas juste imaginer que “ne pas dire non” suffit. Pour une fille de quatorze ans, dire non est extraordinairement difficile quand le mec essaie de pousser son avantage. Il faut redire et répéter qu’un viol ce n’est pas forcément des coups et des hurlements. C’est aussi la menace, la surprise, le sommeil, plein de moments sans consentement.
- Sensibiliser les jeunes hommes au fait que les femmes ne sont pas des objets sexuels disposés dans le coin pour leur seul plaisir. Par exemple, elles ont des envies, et des absences d’envie, et des changements d’avis - et c’est OK.
- Expliquer aux garçons qu’être un homme n’est pas juste une question de pouvoir et de contrôle : qu’il y a d’autres moyens d’exister. Et ne commencez pas à râler sur la virilité classique, les hommes ont tout à gagner à explorer une virilité moderne et rayonnante. Il y a des options. Meilleures que celles d’avant.
- Apprendre à soutenir les femmes qui ont été violées, à les croire, à ne pas leur demander ce qu’elles portaient ce jour-là ou si elles étaient bourrées ou droguées, parce qu’on s’en fout.
- Encourager les garçons à intervenir si un viol ou une situation d’agression se produit en leur présence, ou en leur connaissance, même si c’est un copain qui est l’agresseur. Témoignage d'une jeune fille de quinze ans qui a assisté à cette indifférence passive : “Où sont les autres ? - Oh, ils baisent machine à trois dans une tente. Je ne plaisante pas, ceci m’est arrivé en colonie de vacances à quinze ans, trois mecs ont violé une des filles de mon groupe. Et pas mal de gens savaient exactement ce qui se passait."
Si le viol finit par disparaître, ce sera par l’éducation. Il n’y a pas de fatalité. S’il y avait une fatalité, le taux de viol serait stable partout et tout le temps, or ce n’est pas le cas. Parlez à vos enfants. C’est plus important que mettre ses coudes ou pas sur la table.
Quelques chiffres clés sur le viol en France
- Selon Amnesty international (2007), 90 % des violeurs ne présentent aucune pathologie mentale et 90 % des condamnés sont issus de classes populaires (et non 90% des violeurs...)
Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations (http://www.planetoscope.com/Criminalite/1497-nombre-de-viols-en-france.html) :
- 96 % des auteurs de viol sont des hommes et 91% des victimes sont des femmes.
On ne connait pas le nombre exact d'hommes victimes de viol, on estime à 7-10 % le nombre d’hommes qui ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie en France. La plupart de ces agressions sont commises par d’autres hommes. Les cas les plus fréquents se retrouvent dans la pédophilie ou le viol en prison.
1 femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie.
-Dans 80% des cas, l'agresseur est connu de la victime, et un tiers des viols a lieu au sein du couple
74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime
25 % des viols sont commis par un membre de la famille
57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons)
51% des viols sont des viols aggravés
67 % des viols ont lieu au domicile (de la victime ou de l'agresseur)
45 % des viols sont commis la journée et non la nuit.
d'après Aurélien Hélias - Le Courrier des Maires - 13 avril 2015
A la suite des élections départementales de mars 2015, la part des femmes présidentes de départements est passée de 6 à 10%. On est encore loin de la parité intégrale des assemblées départementales que l'on nous annonçait...
Signe de l’échec de la parité imposée par la loi?
Constat: Elles étaient 6, sur 101 présidents de conseils généraux, elles sont désormais 10 à la tête d’un exécutif départemental. Cinq élues y ont en effet accédé et rejoint 5 autres femmes déjà en poste.
De 6 % à 10 % : une faible progression, surtout à l’aune de la nouvelle parité intégrale pour les conseillers départementaux imposée par le nouveau mode de scrutin par binômes homme-femme.
De quoi tirer « un bilan contradictoire en matière de parité », commente le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), pointant une situation « symptôme d’une véritable schizophrénie démocratique : des assemblées pour la première fois strictement paritaires et ainsi plus représentatives, mais dirigées dans 9 cas sur 10 par un homme ».
(Quasi)-parité des exécutifs…
Préférant voir le verre à moitié plein, le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, préfère se réjouir que « l’ensemble des assemblées départementales sont paritaires. C’est un changement historique qui permet ainsi de représenter plus justement la population française et sa composition ».
Autre avancée pour la parité dans les fonctions électives, soulignée par l’ancien président des Côtes-d’Armor : la parité ou quasi-parité dans les exécutifs départementaux. Les vice-présidents sont effectivement élus au scrutin de liste, dans laquelle « la différence entre le nombre de candidats de sexes différents dans chaque liste ne peut être supérieur à 1″. Toutefois, la tête de liste ne doit pas être obligatoirement de sexe opposé au président…, en l’occurrence un homme, dans 90 % des cas.
… mais répartition sexiste des postes ?
Cette répartition paritaire des postes de vice-présidents pourrait toutefois cacher quelques avantages conservés par les hommes. Ainsi, le HCEfh annonçait dès le 2 avril qu’il serait vigilant à trois autres critères :
la part des femmes parmi les postes de 1ers vice-présidents ;
le caractère « stéréotypé ou non » de la répartition des portefeuilles entre vice-présidents et vice-présidentes : « aux hommes les finances et aux femmes la petite enfance ?… » (une crainte du Haut Comité) ;
et l’impact des binômes paritaires « sur les pratiques politiques, pendant la campagne ou le mandat ».
2021, le vrai bilan ?
Enfin, plusieurs observateurs politiques, chercheurs comme élus, prédisent que la prochaine élection en 2021 constituera une deuxième vague à même de porter à la tête de l’exécutif davantage de femmes qui auront alors eu le mandat 2015-2020 pour emmagasiner l’expérience et l’assise politique afin d’être élues à la tête de l’exécutif. Si toutefois la parité « quantitative » des assemblées a bien fait évoluer les mentalités, ce que même le législateur ne peut imposer…
Elles accèdent pour la première fois à la tête du département
Elles n’ont pas eu besoin d’élection pour conserver leur département
Paris : Anne Hidalgo (PS)
De par sa fonction, la maire PS de Paris Anne Hidalgo, élue aux municipales de mars 2014, est aussi la présidente du conseil départemental de Paris. La Martinique : Josette Manin (Divers gauche)
Ne votant pas car bientôt collectivité unique au 1er janvier 2016, la Martinique (972) reste dirigée par Josette Manin (Divers gauche).
Chiffres Clés
16 % des maires sont des femmes
8 % des présidentes d'intercommunalités sont des femmes
1 seule femme est à la tête d'un conseil régional, soit 4 % des présidents de région
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Volontairement provocateur, le thème de la journée débat organisée par la Région donne le ton d’une "Quinzaine de l'égalité " qui se tient en ce moment et jusqu’au 17 octobre.
Le féminisme est toujours d'actualité.C'est ce qu'annonce une étude menée par le cabinet Mazars qui a interrogé 3 générations de femmes dans le monde : pour 72% des femmes interrogées, le féminisme a toujours une raison d'être. Et pour cause, il reste encore un long chemin pour aboutir à l'égalité homme/femme dans le monde. Et aussi en France, comme le montrent les chiffres clés de l'égalité homme/femme pour l'année 2014 publiés en mars (cliquer sur l'image pour l'afficher en grand) :
Saluons donc l'initiative de la région Rhône-Alpes, qui multiplie les actions pour sensibiliser différents public à l’égalité femmes/hommes et pour se débarrasser des clichés qui empoisonnent la vie aujourd'hui.
Le programme complet de la quinzaine est disponible en ligne ici.